Paul Henry de La Lindi

aviateur

Paul Henry de la Lindi, né le à Mons et mort le à Liège (Belgique), est un aviateur et résistant belge.

Paul Henry de La Lindi
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Biographie

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Paul Henry de la Lindi, né à Mons le , est le fils du général Josué Henry de la Lindi, personnalité du Congo belge, et de Maria Joséphine Jottay. Il était marié et a eu deux enfants.

Il est le commandant de la 3e escadrille de l’Aéronautique Militaire belge qui deviendra par la suite la 11e escadrille du premier régiment de reconnaissance (les Sioux Rouges), une escadrille équipée d’avions Renard 31.

Capitaine-commandant lors de la Seconde Guerre mondiale, il commande cette unité lorsque l’Allemagne envahit le territoire de la Belgique le . À l'aube du , il parvient à sauver son unité du coup de surprise ennemi en la redéployant sur son terrain de campagne[1]. Durant cette campagne éclair, le capitaine Paul Henry de la Lindi participe à plusieurs missions, enfreignant ainsi le règlement mais lui conférant une grande aura parmi son personnel navigant. Sitôt l’annonce de la capitulation de l'armée belge, le , Paul Henry de la Lindi annonce à ses pilotes ayant toujours leur appareil qu’ils peuvent rejoindre l’Angleterre.

Au début de l'année 1942, il parvient à quitter le pays et à rejoindre l'Angleterre en passant par la France, l'Espagne et Gibraltar[2]. En Angleterre, il n'est pas autorisé à servir comme pilote dans la Royal Air Force (RAF) parce qu'il a dépassé l'âge de 30 ans. Il devient agent de renseignements parachutiste et reçoit un entraînement spécial (transmissions, chiffrement, déchiffrement). En , le major Henry est parachuté dans les environs de Ciney en Belgique. D'une part, il est chargé par le gouvernement belge de Londres d'entrer en contact avec la mission militaire du roi Léopold III pour sonder ce dernier sur ses intentions. D'autre part, l'Intelligence Service compte sur lui pour reformer un réseau de résistance baptisé Thomas More[3]. Ayant su joindre plusieurs anciens de la 11e escadrille, il tisse sur tout le territoire belge un réseau fournissant rapports écrits et messages radio qu'il adresse à Londres.

Au cours d'une émission radio, il est le surpris par le contre-espionnage allemand et arrêté. Il est fusillé le avec une partie de son groupe à la Citadelle de Liège[4].

Hommages et distinctions

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La promotion 1959 des cadets de l'École Royale des Cadets de Laeken et la 120e promotion Toutes Armes de l'École royale militaire portent son nom[1].

Une obélisque a été érigée en sa mémoire sur la place de Bohan. La commune de Grâce-Hollogne a baptisé une rue du nom « Rue Capitaine Henry de la Lindi »[1].

Les distinctions suivantes lui ont été attribuées :

Notes et références

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  1. 1 2 3 « Capitaine aviateur Paul Henry de la Lindi », sur Whitebison.be (consulté le )
  2. ↑ Charles d'Ydewalle, « Les histoires vraies du colonel Remy », Le Soir,‎ , p. 24 (lire en ligne Inscription nécessaire)
  3. ↑ « L'héroïque mission du capitaine-aviateur Henry de la Lindi », La Libre Belgique,‎ , p. 2 (lire en ligne Inscription nécessaire)
  4. ↑ Émile V. Witmeur, Contact!... Enlevez les cales, Soumagne: André Grisard, 1980

Annexes

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Bibliographie

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Hervé Gérard, Une mission très secrète, éditions Jean Marie Collet, collection Vécu en Belgique

Articles connexes

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Liens externes

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