Paul Lauters
Paul Lauters, né à Bruxelles le et mort à Ixelles le , est un peintre, aquarelliste, lithographe, graveur à l'eau-forte belge.
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(à 69 ans) Ixelles |
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Professeur de dessin |
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Biographie
modifierPaul Lauters, né rue d'Anderlecht à Bruxelles le , est le fils de Philippe Jacques Lauters (1777), cordonnier, et de Marie Thérèse Van Roye (1773). Il épouse à Ixelles le Élisabeth Bauwens (1809-1885), dentellière. La chanteuse d'opéra Pauline Lauters (1834-1918) est leur fille[1],[2].
À l'âge de 14 ans, Paul Lauters se forme dans l'atelier du sculpteur Charles Malaise (1775-1836) qui devient son mécène. De 1820 à 1825, il suit les cours de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles. Il effectue ensuite un voyage en Écosse qui lui inspire ses premières lithographies, d'après les dessins de François Alexandre Pernot, paraissant en 1829 sous le titre Vues pittoresques d'Écosse aux éditions Dewasme-Plétinckx. En 1831, il réalise pour le même éditeur les illustrations d'un autre album, accompagnées de celles de Jean-Baptiste Madou, Eugène Verboeckhoven et Théodore Fourmois[3].
En 1836, il devient professeur de dessin à l'École royale de gravure de Bruxelles, adjointe en 1848 à l'Académie de Bruxelles. Il conserve ses fonctions de professeur jusqu'à sa mort. Il forme de nombreux élèves, dont Auguste Numans[4], Amédée Lynen, Philibert Stevens et Emile Puttaert[5]. Il enseigne le dessin aux princesses Louise et Stéphanie de Belgique[3].
Le , Paul Lauters, malade depuis un an et âgé de 69 ans, meurt chez lui rue de l'Arbre bénit no 98 à Ixelles. Ses funérailles, avec les honneurs militaires, ont lieu en la paroisse Saint-Boniface en présence de nombreux artistes[6].
Œuvre
modifierCaractéristiques
modifierIl consacre son pinceau aux paysages et aux scènes urbaines, mais ses peintures à l'huile et ses aquarelles atteignent rarement de grands formats, en raison du temps qu'il consacre à l'enseignement. Il se fait connaître en diffusant son œuvre grâce à la lithographie. On lui doit également de nombreuses illustrations de livres : Vues de la Suisse (1830), Album pittoresque (1831), Le Plan des opérations du siège de la citadelle d'Anvers (1832), Œuvre de Rubens (1836), Voyage au bord de la Meuse (1839), Les Aventures de Tiel Ulenspiegel (1840), Aventures de Jean Paul Choppart (1840), Le Juif errant (1844), Nouvelles études de paysages (1854),…[7].
Au Salon de Bruxelles de 1836, il envoie Chasse au sanglier d'après Rubens, une aquarelle et sa lithographie qui recueillent une critique favorable de Louis Alvin, estimant que l'artiste a rendu l'effet du tableau original et toute la variété de ses teintes[8],[9]. Au Salon de Bruxelles de 1851, il envoie deux pastels : Forêt et Vue prise à Longprès, traités d'une main habile[10].
Sélection de peintures
modifierÀ la mort de l'artiste, le catalogue de ses œuvres comprend 97 peintures et études à l'huile, dont[11] :
- Grand paysage avec ferme.
- Paysage montagneux traversé par un ruisseau avec écluse.
- Étang dans un site boisé.
- Chasseur et paysannes près d'un étang.
- Vaches paissant près de la lisière d'un bois.
- Site montagneux des Ardennes avec rivière.
- Site de la Campine.
- L'Étang de La Hulpe.
- Paysanne près d'un bois.
- Bûcheron près d'une forêt.
Collections publiques
modifier- Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique (Bruxelles)[12] :
- Un chemin creux (1876), huile sur toile.
- La Clairière (1877), aquarelle sur papier.
- Paysage, rochers (1895), aquarelle sur papier.
- Musée Gaspar-Collection de l'Institut Archéologique du Luxembourg (Arlon), lithos et gravures sur bois.
Galerie
modifier- Pont rustique dans le parc de Mariemont (vers 1870 ?)
- Ruines du Château de Montfort à Esneux (1841)
- Ruines du château de Poulseur (1841)
- La Tourette Rouge (tour du premier château de Koekelberg ?)
Hommage
modifierUne rue d'Ixelles (faisant partie des 19 Communes de Bruxelles), sa ville natale, porte son nom.
Distinctions
modifierRéférences
modifier- ↑ « État-civil de Bruxelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ « État-civil d'Ixelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- 1 2 Jules De Brauwere 1876, p. 3.
- ↑ Norbert Hostyn, « Auguste Numans », sur kikirpa.be (consulté le ).
- ↑ A.V.G., « Emile Puttaert », Annuaire de la Société d'archéologie de Bruxelles, vol. 13-14, no 1, , p. 115-116 (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « État-civil d'Ixelles », sur agatha.arch.be, (consulté le ).
- ↑ Jules De Brauwere 1876, p. 4.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts : explication des ouvrages de peinture, sculpture, gravure, dessin et lithographie des artistes vivans, exposés au Salon de 1836, Bruxelles, Vandooren frères, , 52 p. (lire en ligne), p. 51.
- ↑ Louis Alvin, Compte-rendu du salon d'exposition de Bruxelles, Bruxelles, JP Meline, , 517 p. (lire en ligne), p. 421-422.
- ↑ Catalogue, Exposition nationale des Beaux-Arts de 1851, catalogue explicatif, Bruxelles, G. Stapleaux, , 145 p. (lire en ligne), p. 86.
- ↑ Jules De Brauwere 1876, p. 8-12.
- ↑ « Paul Lauters », sur fine-arts-museum.be, (consulté le ).
- ↑ Lucien Hochsteyn, L'ordre de Léopold : Liste de tous les dignitaires depuis la fondation de l'ordre jusqu'au 31 décembre 1886, Bruxelles, Lucien Hochsteyn, , 221 p. (lire en ligne), p. 165.
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Bulletin Trimestriel de l'Institut Archéologique du Luxembourg, Arlon, 2013 N° 3-4 p .181.
- Eugène De Seyn, Dictionnaire biographique des sciences, des lettres et des arts en Belgique, Editions l'Avenir, Bruxelles, 1936, tome II, page 645
- Paul Legrain, Dictionnaire des Belges, Bruxelles, 1981, p.307.
- Jules De Brauwere, Catalogue des aquarelles, tableaux et études délaissés par M. Paul Lauters, Bruxelles, , 15 p. (lire en ligne).
Liens externes
modifier- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Fiche de Paul Lauters sur le BALaT