Paul Lopinot

religieux catholique (1876-1966)

Père Callixte

Paul Pierre Lopinot
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Fonction
Préfet apostolique
Diocèse d'Ambanja
-
Biographie
Naissance
Décès
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RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Prêtre catholique (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Nom en religion
Père CallixteVoir et modifier les données sur Wikidata
Ordre religieux

Paul Lopinot, en religion père Callixte, est un missionnaire catholique né le à Geispolsheim et mort le à Rome. Membre de l’ordre des Capucins, il occupe notamment la fonction de préfet apostolique d’Ambanja au cours des années 1930 et fait partie des signataires des « dix points de Seelisberg » qui sont le fondement du dialogue judéo-chrétien contemporain.

Biographie

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Paul Pierre Lopinot naît le à Geispolsheim. Sa mère s’appelle Virginie Burger et son père, François Xavier Lopinot est instituteur dans la commune. Après être entré chez les Frères mineurs capucins, Paul Lopinot part en mission à partir de 1904 dans les îles Carolines, les Philippines et la Nouvelle-Calédonie. À partir de 1921, il supervise depuis Rome les missions des Capucins[1].

En 1932, Paul Lopinot, qui a pris le nom de père Callixte, est nommé préfet apostolique et prend en charge une mission des capucins d’Alsace couvrant le nord-ouest de Madagascar, l’île de Nosy Be et l’archipel des Comores. En plus de la préfecture, qu’il établit à Ambanja, Paul Lopinot fonde trois autres établissements à Madagascar. Il a néanmoins des relations houleuses avec la Compagnie des parfums, pour laquelle la mission exploite une plantation. Il finit par démissionner en 1937 et rentre à Rome, où il est nommé consulteur auprès de la Congrégation pour la propagation de la foi[1].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est à partir de 1941 aumônier du camp d'internement de Ferramonti (en), où il est surnommé le « père des Juifs ». Lorsque le camp est fermé en , il se rend dans la région du mont Cassin, où il organise jusqu’en des soupes populaires pour aider les habitants de cette région ravagée par les combats de la bataille de Monte Cassino[1].

Après la guerre, il devient une figure de la lutte contre l’antisémitisme au sein de l’Église catholique. Il fait ainsi partie des neuf catholiques participant en 1947 à la conférence de Seelisberg, dont est issue la charte de l’Amitié judéo-chrétienne. Il est par la suite également membre de Commission préparatoire pour les missions du deuxième concile œcuménique du Vatican[1].

Il meurt à Rome le [1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 Linck 1995, p. 2440.

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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