Paul Yaki
André Rougé dit Paul Yaki (1883-1964) est un écrivain et conférencier français, fondateur du musée de Montmartre.
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André-Emmanuel-Joseph Rougé |
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Biographie
modifierAndré-Emmanuel-Joseph Rougé est né le 4 mars 1883 à Toulouse, en Haute-Garonne, fils de Joseph-Édouard Rougé, Lithographe puis Employé au chemin-de-fer, et de Joséphine-Augustine Donnarel, Giletière. Il devient fonctionnaire des PTT, tout en menant une intense activité littéraire et artistique, d'abord au sein de l'administration qui l'emploie, où il anime une société savante, puis à Montmartre, où il s'installe, vers 1906, dévouant toute sa vie à faire en sorte que l'on préserve la mémoire de ce quartier de Paris. Amedeo Modigliani fit son portrait en , en présence de Max Jacob[1]. Yaki, qui composa lui-même quelques tableaux inspirés de la Butte, rejoint la société Le Vieux Montmartre dont il devient président en 1935 et ce, jusqu'à sa mort, publiant dans l'intervalle et, entre autres, Le Montmartre de nos vingt ans (1933), un recueil de souvenirs qui reçut un bel accueil critique. Il organise de nombreuses conférences sur la vie artistique montmartroise.
Le 1er octobre 1934, il épouse à Paris, Marie-Marguerite Berthelot, née le 21 février 1878 à Landerneau, dans le Finistère, fille de Guy-Alain-Honoré Berthelot, contremaître et de Marie-Anne Prigent ; elle meurt à Paris le , à 78 ans.
En 1960, Paul Yaki et son association voient aboutir un projet de longue haleine, l'inauguration du musée du Vieux Montmartre. Paul Yaki en préface le premier catalogue ; le premier conservateur est l'urbaniste Claude Charpentier (1909-1995)[2].
Il meurt le à Paris, âgé de 80 ans et il est inhumé au cimetière Saint-Vincent de Montmartre[3].
Le musée de Montmartre lui consacre une salle en son honneur.
Écrits
modifier- La Belle Paule, en 4 actes en vers, Toulouse, La Revue méridionale, 1905.
- La Pompadour, Paris, Librairie universelle, 1906.
- La Belle Ferronnière, Paris, Librairie universelle, 1906.
- Annuaire de « La Boîte aux lettres », Paris, Société littéraire des postes, télégraphes et téléphones, 1909.
- Le Montmartre de nos vingt ans, préface de Francis Carco, illustrations de Maurice Drouard, portrait de l'auteur par Modigliani, Paris, Jules Tallandier, 1933 — nombreuses rééditions.
- Montmartre, terre des artistes, dessins originaux de Asselin, Andrey-Prévost, Aujame, Berthomme Saint-André, Collamarini, Camoin... [et al.] et un portrait de l'auteur par Max Jacob, Paris, Georges Girard, 1947.
- Milord l'Arsouille, (Lord Seymour), Paris, La Nouvelle édition, 1948.
- Rosalie la princesse russe, une « biche » du Second Empire, Brest, Nouvelles éditions bretonnes, 1955.
- [préface] René Rochette, Petits portraits..., Paris, Les Écrivains associés, 1958.
Références
modifier- ↑ [catalogue] Isabelle Ducatez (dir.), Artistes à Montmartre, lieux et ateliers mythiques, Paris, Musée de Montmartre - Jardins Renoir, 2018.
- ↑ « Paris a perdu un ami » par Jean-Léo, in: Synthèses : revue internationale, mars-avril 1964, n° 214-215.
- ↑ Visite du cimetière Saint-Vincent, sur montmartre-addict.com.
Bibliographie
modifier- [Notice] Béatrice et Michel Wattel, Qui était qui, dictionnaire biographique des Français disparus ayant marqué le XXe siècle, Levallois-Perret, Who's who in France / J. Lafitte, 2005.
- Jean-Paul Caracalla, Montmartre, gens et légendes, coll. « La petite Vermillon », Paris, La Table ronde, 2007.