Pavillon de la Côte d'Azur (1911)
Le pavillon de la Côte d'Azur est un bâtiment éphémère du début du XXe siècle construit dans le cadre de l'Exposition universelle de 1911 qui s'est tenue à Turin, en Italie. Il réunit une représentation conjointe des villes de Nice, Cannes, Menton, Antibes, Saint-Raphaël et du département des Alpes-Maritimes d'une part, de la principauté de Monaco, d'autre part.
| Type |
Pavillon national (d), pavillon d'exposition |
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| Fondation | |
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| Architecte | |
| Créateur |
Alphonse Visconti (d) (diorama) |
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Histoire
modifierConstitution du comité
modifierSous l'impulsion de Stéphane Dervillé, président de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM) et président du commissariat général français à l'Exposition de Turin, un comité au est créé à Nice par Honoré Sauvan, maire de la ville. Il réunit André de Joly, préfet représentant le département des Alpes-Maritimes ; Louis Gassin, premier adjoint représentant la ville de Nice ; Ferdinand Lanson, représentant la Société des bains de mer de Monaco ; Alexandre Durandy, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Nice-Côte d'Azur ; le docteur Albert Balestre, président de la Fédération de la Côte d'Azur ; Chambarlhac, directeur de cette fédération ; Joseph Durandy, président du Comité d'intérêt local ; Alfred Maguin, membre du commissariat de l'Exposition et vice-président de l'Exposition de Turin ; les maires de Cannes, Menton, Antibes et Saint-Raphaël ; ainsi que Pierre Gautier, secrétaire général du Comité des fêtes de Nice. Le nouveau comité a pour objectif de faire construire, à l'Exposition de Turin, un pavillon spécialement destiné à la promotion de la Côte d'Azur française[1].
Après plusieurs réunions auxquelles participent également Auguste Masure, secrétaire général du commissariat français pour l'Exposition de Turin, et Albert Guilbert, architecte parisien chargé par le commissariat d'autres installations à Turin, le comité se constitue officiellement. Joseph Durandy en devient le président ; Gassin, Balestre, Lanson et Maguin sont désignés comme vice-présidents, tandis que Régis exerce les fonctions de secrétaire. Le comité décide ensuite de louer un emplacement dans le parc du Valentino, à Turin, sur la rive gauche, à proximité du palais des Fêtes. Cet emplacement, d'une superficie d'environ 500 m2, est loué pour 30 000 francs. La dépense totale est alors évaluée à 120 000 francs. Une moitié de cette somme doit être couverte par la Société des bains de mer de Monaco, et l'autre moitié prise en charge par le groupement de Nice, formé par le Département, la Chambre de commerce, les villes de Nice, Cannes, Menton, Antibes et Saint-Raphaël, la Fédération de la Côte d'Azur, le Casino municipal de Nice, la Jetée-Promenade et le Syndicat des hôteliers de Nice. La décoration du pavillon doit être fournie gratuitement par la maison Vilmorin. Grâce à ces concours financiers, le comité entend assurer une représentation jugée importante de la Côte d'Azur française à Turin, dans le cadre d'une exposition annoncée comme appelée à connaître un très grand succès[1].
Inauguration
modifierLa cérémonie d'inauguration a lieu le , à 10 h. Cette participation est assurée, d'une part, par la Société des bains de mer de Monaco et, d'autre part, par la collectivité formée par les cinq collectivités territoriales françaises. La cérémonie se déroule dans des conditions jugées particulièrement réussies. Joseph Durandy représente la collectivité niçoise (a possiblement été accompagné de Gassin), tandis que Ferdinand Lanson représente la Société des bains de mer[2],[3]. Tous deux reçoivent les invités et leur font visiter le pavillon. Parmi les personnalités présentes figurent notamment les membres du comité exécutif, le syndic et ses assesseurs (adjoints), le secrétaire et le chef de cabinet, le préfet, le conseiller délégué de la préfecture, le chef de cabinet, le commandant du corps des gardiens, le questeur et son secrétaire, les chefs des services techniques de l'Exposition, le commandant du corps d'armée, le commandant de la division, le commandant de la sûreté, le directeur de l'Office royal de la marine, ainsi que l'ensemble des commissaires généraux étrangers. Sont également présents Franoux, commissaire général adjoint du gouvernement français, le commissaire du Chili, Borelli, E. G. de Cozar, organisateur des fêtes de la Société des bains de mer de Monaco, le chevalier Ettore Brisaldi, Hollander, Albert Pestalozro, le chevalier Egidio Candiani, le docteur Auguste Sacco, Provera et sa famille, Mlle Medana, Mlle Peruglia, Antonio Mourra, le professeur Tirone et sa famille, Vasile Baldo, le docteur Giuseppe Scevola, le docteur Frederico Dettecchi et Giuseppe Buraggi. Les représentants des principaux journaux assistent également à la cérémonie : parmi eux, Laolo Remi, rédacteur de la Gazette de Torino, Ronolli, rédacteur de Il Momento, ainsi que d'autres journalistes[2].
Joseph Durandy prend le premier la parole. Lanson, au nom de la Société des bains de mer, lui succède : son discours est particulièrement applaudi. Bianchi, président de la commission exécutive de l'Exposition, dans une intervention improvisée, remercie Durandy et Lanson et leur fait part de la satisfaction de la ville de Turin de voir la Côte d'Azur participer à l'Exposition. Pralon, consul général de France à Turin et commissaire général adjoint du gouvernement français, prend ensuite la parole. Il félicite, en des termes fréquemment applaudis, les organisateurs de l'Exposition de la Côte d'Azur. Les invités et les organisateurs se réunissent ensuite autour du buffet, où la coupe est levée[2].
Distinction
modifierPendant toute la durée de l'Exposition, l'administration de la Société des bains de mer est représentée à Turin par Lanson. Le pavillon de la Côte d'Azur française reçoit finalement le Grand Prix, qui constitue la plus haute récompense attribuée aux exposants de cette Exposition[4].
Structure et exposition
modifierDès la constitution du comité pour l'édification de ce pavillon début 1911, celui-ci est voulu comme « très élégant »[1]. Il est érigé sur un tertre verdoyant[5]. Trois panoramas-dioramas sont alors prévus d'être installés : le premier consacré à la ville de Nice ; le deuxième à Monte-Carlo, à Monaco et à La Condamine, par le peintre Alphonse Visconti ; tandis que le troisième à la Côte d'Azur depuis Saint-Raphaël jusqu'à Menton[1],[3],[6]. Dans cette décision, il est prévu que sur les deux panneaux encadrant ces panoramas figurent, d'un côté, une représentation du golfe de La Napoule, des îles de Lérins et du cap d'Antibes et, de l'autre, des vues du littoral de Menton. Le pavillon doit également accueillir l'ensemble des albums-panoramas et des guides réalisés dans l'intérêt de la Côte d'Azur. La décoration intérieure et extérieure du pavillon auraient été composée de plantes et de fleurs[1].
Références
modifier- 1 2 3 4 5 « L'Exposition internationale de Turin : le pavillon de la Côte d'Azur », Le Petit Monégasque, vol. 14, no 113, , p. 1 (lire en ligne
, consulté le ). - 1 2 3 « Exposition de Turin : inauguration officielle de la section de la Côte d'Azur française », Le Petit Monégasque, vol. 14, no 152, , p. 1 (lire en ligne
, consulté le ). - 1 2 « Inauguration du pavillon de la Côte d'Azur à l'Exposition de Turin », Journal de Monaco, vol. 54, no 2778, , p. 6 (lire en ligne
[PDF], consulté le ) - ↑ « La Principauté à l'Exposition de Turin », Le Petit Monégasque, vol. 14, no 185, , p. 1 (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ (it) « Il Giro del mondo in un mese » [« Le Tour du monde en un mois »], Ars et labor, vol. 66, no 8, , p. 646 (lire en ligne
, consulté le ) - ↑ Maurice Canu, « Alphonse Visconti », Rives d'Azur, vol. 7, no 168, , p. 371 (lire en ligne
, consulté le )
Bibliographie
modifier- [Massé et CCEE 1911] Alfred Massé, Comité français des expositions à l'étranger, Exposition internationale des industries et du travail de Turin, 1911 : catalogue spécial officiel de la section française, Paris, Devambez, , 715 p. (lire en ligne)
