Pédopsychiatrie

branche de la psychiatrie consacrée aux enfants, depuis la naissance jusqu'à l'entrée dans l'âge adulte
(Redirigé depuis Pedopsychiatrie)

La pédopsychiatrie est la branche de la psychiatrie consacrée aux enfants, de la naissance jusqu'à l'entrée dans la vie adulte. Elle recouvre l'étude, le diagnostic, le traitement et la prévention des troubles psychiques qui affectent les jeunes et entretient des liens étroits avec la médecine, la psychologie du développement, la biologie, la sociologie, et les sciences de l'éducation.

Pédopsychiatrie
Cet enfant présentant des troubles du sommeil subit un polysomnogramme.
Partie de
Pratiqué par
Pédopsychiatre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Champs
Psychiatrie de l'enfant (d)
psychiatrie de l'adolescentVoir et modifier les données sur Wikidata

Les praticiens de cette discipline sont appelés pédopsychiatres.

Nature de la discipline

modifier

Comme la psychiatrie, la pédopsychiatrie est une discipline à la croisée de la médecine, de la psychologie et de la pédagogie. Elle porte cependant sur des enfants en développement, ce qui rend délicate l'appréciation de tableaux cliniques susceptibles de se modifier rapidement. Branche de la médecine, elle ne peut faire l'impasse sur l'existence, scientifiquement problématique, de la psyché. La première règle du médecin est d'abord de ne pas nuire, puis de soigner et d'adoucir les symptômes gênants. Le critère d'amélioration, voire de guérison, est la diminution des symptômes. Comme la psychiatrie, elle est au croisement entre les approches biologique (génétique, neurologique), socio-cognitives (environnement, culture) et approche psychique (processus d'apprentissage, affectivité, psychologie, psycho-traumas, psychanalyse). Le pédopsychiatre est au service de l'enfant, mais s'adresse aussi à ses parents et à son entourage social, dont l'école et parfois la justice[1].

La pédopsychiatrie ou psychiatrie de l'enfant, est marquée par une classification descriptive des symptômes, dénommés « troubles », pouvant s'appuyer sur un classement par type d'organisation des processus mentaux. Les corrélations entre comportements et imagerie cérébrale ne doivent pas induire en erreur, ce qui se manifeste en trouble grave, se manifeste également en anomalies ou particularités du fonctionnement cérébral et peut avoir des conséquences sur la santé physique. Le cerveau, les émotions et les pensées fonctionnent ensembles. Les troubles psychiques ont des causes et des conséquences[2].

Toutes les disciplines somatiques de la médecine ne peuvent exister sans principes physiopathologiques. De même, la pédopsychiatrie ne peut exister sans une modélisation de la pathologie et son évolution dans des systèmes complexes d'interactions. Bien qu'elles soient idéologiques, les théories sont des outils indispensables sur lesquels s'appuyer pour proposer un diagnostic. Plusieurs polémiques questionnent le bien-fondé des théories, des diagnostics et les traitements associés. Chaque modèle ayant ses forces et ses faiblesses, une vue croisée est parfois éclairante[3].

La Classification française des troubles mentaux de l'enfant et de l'adolescent (CFTMEA) est d'inspiration psychanalytique. La Classification internationale des maladies CIM-10 et la classification américaine (DSM-IV) relèvent d'une vision par « trouble » existant en soi, à l'exception notable des troubles envahissants du développement, détachés comme entité clinique alors que les tableaux observés sont très disparates. Le DSM-5 a depuis remplacé cette catégorie par celle des « troubles du neurodéveloppement ».

Classification des troubles

modifier

Il existe de nombreuses classifications des troubles. Les troubles du développement incluent les troubles du spectre autistique et les troubles d'apprentissage, et parmi les troubles de l'attention et du comportement, on retrouve le trouble déficitaire de l'attention avec hyperactivité, le trouble oppositionnel avec provocation et le trouble des conduites . La schizophrénie infantile est un exemple de trouble psychotique. Le trouble dépressif majeur, le trouble bipolaire, le trouble dépressif persistant et le trouble de dysrégulation de l'humeur avec perturbation font partie de la classification des troubles de l'humeur.

Un large éventail de troubles classés comme troubles alimentaires comprend l'anorexie mentale, la boulimie, l'hyperphagie boulimique, le trouble de l'alimentation évitante/restrictive et le pica . Parmi les troubles anxieux, on trouve le trouble panique, les phobies et le trouble d'anxiété généralisée . Enfin, les troubles liés à l'usage de substances peuvent être spécifiques à certaines substances, comme l'alcoolisme ou le trouble lié à la consommation de cannabis .

Les troubles sont souvent associés à des comorbidités. Par exemple, un adolescent peut se voir diagnostiquer à la fois une grave dépression et l'anxiété généralisée . Les statistiques des comorbidités psychiatriques à l’adolescence peuvent varier entre autres selon les origines socio-culturelles et le statut économique[4]. Les symptômes communs à plusieurs troubles peuvent conduire à un diagnostic erroné, notamment lorsque l’histoire traumatique de l’enfant n’est pas ou insuffisamment prise en compte. Par exemple, certains symptômes du stress traumatique (PTSD), comme l’agitation, irritabilité et les difficultés d’attention ou d’organisation, peuvent se confondre avec ceux du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH)[5].

Pratique clinique

modifier

Évaluation

modifier

L’ évaluation psychiatrique d’un enfant ou d’un adolescent commence par le recueil de ses antécédents psychiatriques au moyen d’un entretien avec le jeune et ses parents ou tuteurs. L'évaluation, aussi appelée anamnèse, comprend une exploration détaillée des préoccupations actuelles concernant les problèmes émotionnels ou comportementaux de l'enfant, sa santé physique et son développement, ses antécédents en matière de soins parentaux (y compris les éventuels abus et négligences), les relations familiales et les antécédents de maladie mentale des parents. Il est considéré comme souhaitable d'obtenir des informations provenant de sources multiples (par exemple, les deux parents ou un parent et un grand-parent), car les informateurs peuvent donner des versions différentes des problèmes de l'enfant. D'autres informations peuvent également être obtenues auprès de l'école de l'enfant, notamment en ce qui concerne ses résultats scolaires, ses relations avec ses pairs et son comportement dans l'environnement scolaire[6].

L'évaluation psychiatrique comprend toujours un examen de l'état mental de l'enfant ou de l'adolescent, qui consiste en une observation comportementale attentive et un compte rendu direct des expériences subjectives du jeune. Cette évaluation comprend également une observation des interactions au sein de la famille, en particulier des interactions entre l'enfant et ses parents[6].

Les principales affections que la pédopsychiatrie rencontre sont très variées. Elles vont des problèmes temporaires et/ou d'intensité modérées (troubles de l'alimentation, du sommeil, énurésie, encoprésie, angoisses, tristesse), à des tableaux très sérieux : troubles envahissants de développement, tel l'autisme, troubles psychiques graves, telle l'inhibition, l'agitation, l'opposition, les troubles graves du comportement, en particulier à l'école. On aura garde d'omettre la déficience intellectuelle et ses multiples causes qui, bien souvent domine ou agrémente les tableaux cliniques observés. Dans tous les cas, il s'agit de troubles survenant dans l'évolution de l'enfant et se modifiant avec celle-ci.

L'évaluation peut être complétée par l'utilisation de tests, grilles d'évaluation du comportement ou des symptômes telles que la liste de contrôle du comportement de l'enfant d'Achenbach ou CBCL, le système d'évaluation comportementale pour enfants ou BASC, l'échelle d'évaluation comportementale globale de Conners (utilisée pour le diagnostic du TDAH ), l'inventaire clinique pour adolescents de Millon ou MACI et le questionnaire sur les forces et les difficultés ou SDQ. Bien que ces instruments apportent un certain degré d’objectivité et de cohérence à l’évaluation clinique, certains diagnostics, comme celui de TDAH pourraient nécessiter une confirmation par un clinicien expérimenté dans l’évaluation des jeunes avec et sans TDAH, qui complète les résultats obtenus avec les contributions des parents, des enseignants et des jeunes eux-mêmes[7].

Des tests psychométriques plus spécialisés peuvent être effectués par un psychologue, par exemple en utilisant l' échelle d'intelligence de Wechsler pour enfants, afin de détecter une déficience intellectuelle ou d'autres problèmes cognitifs pouvant contribuer aux difficultés de l'enfant.

Diagnostic et formulation

modifier

Le pédopsychiatre établit un diagnostic en fonction du schéma comportemental et des symptômes émotionnels, en utilisant un ensemble standardisé de critères diagnostiques tels que le Manuel diagnostique et statistique (DSM-V)[8] ou la Classification internationale des maladies (CIM-11)[9]. Bien que le système DSM soit largement utilisé, celui-ci est critiqué pour ses financements[10] et parce qu'il ne prend pas suffisamment en compte les facteurs sociaux, culturels et contextuels, il a donc été suggéré qu'une formulation clinique individualisée pourrait être plus pertinente. L’applicabilité des diagnostics du DSM a également été remise en question en ce qui concerne l’évaluation des très jeunes enfants : il est avancé que les très jeunes enfants se développent trop rapidement pour être correctement décrits par un diagnostic fixe, et qu’en outre, un diagnostic situe inutilement le problème chez l’enfant alors que la relation parent-enfant est un axe d’évaluation plus approprié.

La formulation de cas, pratique habituelle chez les psychiatres de l’enfant et de l’adolescent, désigne le travail d’intégration et de synthèse des divers facteurs pertinents pour comprendre l’émergence de la problématique du patient, notamment en prenant en compte les dimensions biologiques, psychologiques, sociales et culturelles selon le « modèle biopsychosocial ».

Le pédopsychiatre élabore ensuite un plan de traitement qui prend en compte tous les éléments et discute de ces recommandations avec l'enfant ou l'adolescent et sa famille.

Traitement

modifier

Le traitement comprendra généralement un ou plusieurs des éléments suivants : thérapie comportementale, thérapie cognitivo-comportementale, thérapies de résolution de problèmes, thérapie psychodynamique[11],[12], programmes de formation parentale, thérapie familiale, et/ou l’utilisation de médicaments. L'intervention peut également inclure une consultation avec des pédiatres, des médecins urgentistes ou des professionnels des écoles, des tribunaux pour mineurs, des agences sociales ou d'autres organisations communautaires.

Pour la réduction des symptômes, l'efficacité établie des psychostimulants dans le TDAH, celle des antidépresseurs pour la dépression unipolaire, celle des thymorégulateurs dans le trouble bipolaire, celle des antipsychotiques dans les troubles psychotiques, notamment la schizophrénie, et celle des anxiolytiques non benzodiazépiniques dans les troubles anxieux (lorsque la benzodiazépine n'est pas indiquée ou ne peut être prolongée), constituent un argument qui peut justifier un traitement médicamenteux en fonction des rapports risques et bénéfices[13],[14],[15].

Dans une revue des méta-analyses existantes et des troubles concernant les quatre troubles psychiatriques les plus fréquents chez l'enfant et l'adolescent (trouble anxieux, dépression, TDAH, trouble des conduites), seul le recours aux médicaments (stimulants) a été considéré comme l'option de traitement la plus efficace disponible pour le TDAH. Pour les trois autres troubles, la psychothérapie est recommandée comme traitement de choix le plus efficace. L'association de traitements psychologiques et pharmacologiques constitue une option importante dans le traitement du TDAH et des troubles dépressifs. Les traitements du TDAH et des troubles anxieux produisent des effets secondaires plus importants que les interventions pour les troubles dépressifs et les troubles du comportement[16],[17].

Une revue systématique de 2025 a démontré l'efficacité des interventions psychosociales pour traiter les comportements perturbateurs chez les jeunes, en particulier celles impliquant la participation des parents. Ces approches donnent de meilleurs résultats que les soins habituels chez les enfants d'âge préscolaire et scolaire. Bien que des médicaments tels que les stimulants et les antipsychotiques offrent des améliorations modestes dans certains cas, ils comportent un risque plus élevé d'effets secondaires, et leur efficacité comparative à long terme reste incertaine[18]. Une revue systématique de 2026 révèle que chez les enfants et les adolescents diagnostiqués avec de l'anxiété ou une dépression, les programmes basés sur la pleine conscience réduisent légèrement les symptômes de la dépression à court terme, mais ne semblent pas améliorer l'anxiété[19].

Il existe aussi une recherche pharmacologique de plus en plus importante dans le domaine élargi de l'autisme, notamment les recherches sur l'administration d'ocytocine (l'« hormone de l'attachement ») dans le cadre des troubles envahissants du développement de la personnalité sont très prometteurs et concordants (tests en double aveugle, en particulier[20]).

Âge des patients

modifier

En France, l'âge limite supérieur de l'accueil dans le dispositif français de pédopsychiatrie publique (psychiatrie infanto-juvénile), comme en pédiatrie, a été défini par l'usage hospitalier à 15 ans et trois mois, soit 16 ans moins 9 mois de vie utérine et qui correspond à la fin de l'obligation scolaire. Toutefois, une partie de l'activité pédopsychiatrique s'exerce au sein du secteur medico social (IME, CMPP, CAMSP) et l'âge d'agrément de ses structures est lui aussi variable. Pour les CMPP, structures ambulatoires il est souvent de 0 à 20 ans mais certaines structures prennent en charge de jeunes patients de 15 à 25 ans[21],[22].

Internement en unité fermée

modifier

Une étude française, menée sur six ans (2005-2010), dans une unité d’hospitalisation à temps plein pour adolescents de 12 à 17 ans, a étudié les caractéristiques des jeunes placés en chambre d’isolement. Sur 175 admissions, 23 isolements ont été réalisés (13 %), concernant majoritairement des garçons (57 %). Les adolescents isolés présentent significativement plus de troubles des conduites (52 %), des hospitalisations en urgence plus fréquentes et une consommation de drogues (alcool, tabac) plus importante. La décision d’isolement est précoce, avec une durée moyenne de 16 jours, motivée principalement par l’agitation et l’hétéro-agressivité. Un traitement injectable a été nécessaire dans plus d’un tiers des cas, et deux situations ont conduit à lever l’isolement en raison d’une dégradation clinique. Les auteurs concluent que, dans cette unité, l’isolement prolongé et peu fréquent n’a pas de visée éducative, contrairement à certaines études anglo-saxonnes, et soulignent la nécessité d’études comparatives en France pour améliorer une pratique dont la fonction devrait être thérapeutique[23].

Critiques

modifier

Diagnostic

modifier

L'une des critiques adressées à la psychiatrie est que les diagnostics psychiatriques manquent d'« objectivité » complète, notamment par rapport aux diagnostics d'autres spécialités médicales. Cependant, pour plusieurs troubles psychiatriques majeurs, la concordance inter-juges, qui montre le degré d'accord des psychiatres sur le diagnostic, est généralement similaire à celle d'autres spécialités médicales[24]. En 2013, Allen Frances a déclaré que « le diagnostic psychiatrique repose encore exclusivement sur des jugements subjectifs faillibles plutôt que sur des tests biologiques objectifs »[25],[26]. Le DSM est accusé de déformer les diagnostics au profit de l’industrie pharmaceutique, au détriment des patients[27]. Plusieurs travaux confirment que la psychiatrie biomédicale, soutenue par la psychopharmacologie, influence la recherche et les publications : 46 % des sites de santé mentale sont financés par l’industrie et présentent des biais en faveur des théories génétiques et des traitements médicamenteux. Les liens financiers touchent aussi les experts : 56 % des rédacteurs du DSM-4 ont reçu des fonds privés, et 60 % de ceux du DSM-5 ont perçu 13 millions d’euros entre 2016 et 2019. Au-delà du conflit d’intérêts, cette dépendance systémique de la psychiatrie aux laboratoires est analysée par Lisa Cosgrove et Emily Wheeler comme une corruption institutionnelle[28],[29],[30].

Les approches traditionnels de déficit mental et de maladie mentale ont été critiqués car ils sont ancrés dans un modèle pathologisant qui conçoit les problèmes d'adaptation aux environnements toxiques, en termes de maladies. Ces critiques affirment que les modèles normatifs caractérisent explicitement les comportements problématiques comme représentant un trouble chez l'enfant ou le jeune, alors que le rôle des influences environnementales, comme la famille, l'école ou la culture, sur le comportement est de plus en plus négligé. Cette focalisation sur la gestion des symptômes qui entraînerait une baisse d'intérêt pour la thérapie familiale. Les critiques de négliger le rôle des influences environnementales, familiales et culturelles ; de minimiser la signification psychologique des comportements et des symptômes ; de promouvoir une vision du « patient » comme dépendant et ayant besoin d’être guéri ou soigné ; de miner les responsabilités personnelles en matière de conduite et de comportement ; de promouvoir une conception normative fondée sur l’adaptation aux normes de la société (le malade doit s’adapter à la société) ; et de s'appuyer sur un système de classification fragile fait l’objet de critiques, tant au sein la profession psychiatrique qu’à l’extérieur (Boorse, 1976 ; Jensen, 2003 ; Sadler et al., 1994 ; Timimi, 2006).

Prescription de médicaments psychotropes

modifier

Depuis la fin des années 1990, le recours aux médicaments est devenu de plus en plus fréquent chez les enfants et les adolescents. En 2004, la Food and Drug Administration (FDA) américaine a émis un avertissement encadré sur les prescriptions d'antidépresseurs afin d'alerter les patients sur un lien entre l'utilisation de ces médicaments et un risque accru de pensées suicidaires, d'hostilité et d'agitation chez les patients pédiatriques. Les diagnostics les plus courants pour lesquels les enfants reçoivent des médicaments psychiatriques sont le TDAH, le TOP et le trouble des conduites .

Certaines recherches suggèrent que les enfants et les adolescents reçoivent parfois des antipsychotiques comme traitement de première intention pour des problèmes de santé mentale ou des problèmes comportementaux autres qu'un trouble psychotique. Aux États-Unis, l’usage de ces médicaments chez les jeunes a considérablement augmenté depuis 2000, en particulier chez les enfants issus de familles à faible revenu[31]. En raison du risque de syndrome métabolique et d'événements cardiovasculaires liés à l'utilisation prolongée d'antipsychotiques, leur utilisation chez les enfants est étroitement surveillée et recommandée en association avec une psychothérapie et des interventions efficaces de formation des parents[31].

Thérapie par électrochocs

modifier

En 1947, la neuropsychiatre pour enfants Lauretta Bender a publié une étude sur 98 enfants âgés de quatre à onze ans qui avaient été traités au cours des cinq années précédentes par des cures intensives d' électroconvulsivothérapie (ECT). Ces enfants ont reçu quotidiennement une ECT pendant un cycle typique d'environ vingt traitements[32]. Cela faisait partie d'une tendance expérimentale parmi un groupe de psychiatres visant à explorer l'impact thérapeutique de régimes intensifs d'ECT, également connue sous le nom d'ECT régressive ou de thérapie d'annihilation[33]. Dans les années 1950, Bender a abandonné l'électroconvulsivothérapie comme pratique thérapeutique pour le traitement des enfants. Au cours de la même décennie, les résultats de ses travaux publiés sur l'utilisation de l'ECT chez les enfants ont été discrédités après une étude montrant que l'état des enfants ainsi traités ne s'était pas amélioré ou s'était détérioré[34]. Commentant son expérience dans le cadre du programme thérapeutique de Bender, Ted Chabasinski a déclaré : « Cela m’a vraiment bouleversé… Je suis passé d’un enfant timide qui lisait beaucoup à un enfant terrifié qui pleurait tout le temps. »[35] Après son traitement, il a passé dix ans comme détenu à l'hôpital d'État de Rockland, un établissement psychiatrique aujourd'hui connu sous le nom de Rockland Psychiatric Center[36].

Historique

modifier
Dortoir dans un hôpital psychiatrique pour enfants au début du XXe siècle.

États-Unis

modifier

Aux États-Unis, le premier service de psychiatrie infantile fut créé par Leo Kanner en 1930 dans un hôpital de Baltimore (à l'Hôpital Johns Hopkins)[37]. La psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent devient une spécialité médicale en 1953 avec la fondation de l’American Academy of Child Psychiatry, mais elle n’est reconnue comme spécialité certifiable qu’en 1959[38],[39].

En France

modifier

La pédopsychiatrie prend son essor, en France, autour de l'école de la Salpêtrière, entre les deux guerres mondiales, sous l'impulsion de Georges Heuyer[40] qui s'émancipent à la fois des modèles psychiatriques centrés sur l'Asile et de la pédagogie.

Elle a connu, dans les années 1960-1980, l'arrivée des psychanalystes comme Michel Soulé, Roger Misès, Serge Lebovici, René Diatkine, etc.

Dans les années 1990-2010, elle connaît l'arrivée de visions centrées sur le trouble et sur l'abord neuro-scientifique et les interactions entre la biologie et l'environnement.

La pédopsychiatrie, en France, est un cas particulier aux yeux des observateurs extérieurs : elle est le seul pays où la psychanalyse prend tant d'importance[41],[42].

Les principaux acteurs de la pédopsychiatrie en France au XXIe siècle sont les Professeurs Marie Rose Moro, Serge Hefez, Richard Delorme ou encore Diane Purper-Ouakil[43].

Depuis 2022, la formation médicale à la pédopsychiatrie repose sur l'accès à une "option précoce" du Diplôme d'Etudes Spécialisées en psychiatrie, dénommée "Psychiatrie de l'Enfant et de l'Adolescent"[44].

Formation des pédopsychiatres

modifier

La pédopsychiatrie, ou psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent, constitue une spécialité médicale qui exige une formation longue et structurée. Elle se distingue de la psychiatrie générale car elle s'adresse à des êtreus en développement, et de doit de se fait maîtriser à la fois les dimensions biologiques, psychologiques, sociales et éducatives. Dans la plupart des pays occidentaux, l’accès à cette spécialité suppose une formation préalable en psychiatrie adulte, suivie d’une sur-spécialisation. La formation des pédopsychiatres s’articule ainsi en trois étapes, un socle médical et psychiatrique, la spécialisation, et une certification finale qui garantit la compétence.

Le parcours de formation

modifier

Aux États-Unis, la formation d’un pédopsychiatre comprend quatre années d’études de médecine, puis au moins quatre années d'interne en médecine, neurologie et psychiatrie adulte, puis deux années spécialisation en psychiatrie de l’enfant. Ce parcours représente donc au minimum dix années après le baccalauréat[45]. Le parcours est similaire dans d’autres pays occidentaux, comme le Royaume-Uni, la Nouvelle-Zélande et l’Australie.

La France suit une logique comparable, bien que les modalités diffèrent, l’interne en psychiatrie choisit une orientation vers la pédopsychiatrie au cours de son cursus.

Aux États-Unis, une fois l'internat en pédopsychiatrie achevée, le praticien est éligible à un examen de certification supplémentaire délivré par l’American Board of Psychiatry and Neurology (ABPN) ou l’American Osteopathic Board of Neurology and Psychiatry (AOBNP)[46]. Ces certifications ne sont pas obligatoires pour exercer, mais elles constituent une assurance que le pédopsychiatre peut diagnostiquer et traiter tous les troubles psychiatriques chez des patients de tout âge. Les exigences de formation sont répertoriées sur le site de l'Académie américaine de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent[47]. La formation continue après les études demeure une obligation déontologique et réglementaire dans la plupart des pays.

L’enseignement scolaire en unité de pédopsychiatrie

modifier

Les unités de pédopsychiatrie accueillent des enfants et des adolescents dont la scolarité doit être assurée. En France, le ministère de l’Éducation nationale indique qu’environ 11 000 élèves par an sont scolarisés dans les établissements hospitaliers et sanitaires, et que la continuité de leur parcours doit être préservée lorsque leurs conditions d’hospitalisation le permettent. Le Cned et les associations peuvent appuyer les enseignants publics. Les enseignants intervenant dans ces milieux, ainsi que dans les établissements médico-sociaux, ont suivi une formation de spécialisation[48],[49].

Pénurie

modifier

La demande de pédopsychiatres dépasse largement l’offre à l’échelle mondiale, particulièrement dans les zones rurales et les quartiers urbains pauvres, où l’accès aux soins est fortement réduit. Un rapport de l'an 2000 du US Bureau of Health Professions projette pour 2020 un besoin de 12 624 pédopsychiatres, pour une offre estimée à seulement 8 312, soit un besoin doublé entre 1995 et 2020. Dans son rapport de 1998, le Center for Mental Health Services estime que 9 à 13 % des jeunes de 9 à 17 ans présentaient des troubles émotionnels graves, et 5 à 9 % des déficiences fonctionnelles extrêmes. En 1999, le Surgeon General américain constate la pénurie de pédopsychiatres, seulement 20 % des enfants et adolescents émotionnellement perturbés recevraient un traitement de santé mentale, et une faible proportion de ces traitements serait assurée par des pédopsychiatres. En 2024, l’AACAP estime à environ 10 000 le nombre de pédopsychiatres en exercice aux États-Unis, pour une demande estimée à plus de 18 000 praticiens[50].

À ces enjeux s’ajoute la dimension interculturelle. Les familles d’immigrants dont l’enfant souffre d’un trouble psychiatrique doivent comprendre ce trouble tout en naviguant dans un système de soins qui ne leur est pas familier ou ne les comprends pas[51],[52].

Notes et références

modifier
  1. ↑ Mélanie, « Pathologies psychiatriques de l'enfant et de l'adolescent », sur Les bibliothèques du GHU Paris, (consulté le )
  2. ↑ S. Tordjman, « Évolution des recherches en pédopsychiatrie : vers la subjectivité et une approche intégrée psychodynamique et biologique appliquée à l'étude du développement normal et pathologique de l'enfant », Neuropsychiatrie de l'Enfance et de l'Adolescence, vol. 54, no 1,‎ , p. 3-8 (lire en ligne)
  3. ↑ Traité européen de psychiatrie et de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent (ISBN 978-2-257-20519-3, lire en ligne)
  4. ↑ Weller, Blanford et Butler, « Estimated Prevalence of Psychiatric Comorbidities in U.S. Adolescents With Depression by Race/Ethnicity, 2011-2012 », The Journal of Adolescent Health, vol. 62, no 6,‎ , p. 716–721 (ISSN 1879-1972, PMID 29784115, DOI 10.1016/j.jadohealth.2017.12.020, S2CID 29157841)
  5. ↑ (en) William F. White, Aaron Burgess, Tim Dalgleish, Sarah Halligan, Rachel Hiller, Anna Oxley, Patrick Smith et Richard Meiser-Stedman, « Prevalence of the dissociative subtype of post-traumatic stress disorder: a systematic review and meta-analysis », Psychological Medicine, vol. 52, no 9,‎ , p. 1629–1644 (ISSN 0033-2917, DOI 10.1017/S0033291722001647, lire en ligne)
  6. 1 2 (en) Claudio Cepeda et Lucille Gotanco, Psychiatric Interview of Children and Adolescents, amer psychiatric pub, , 514 p. (ISBN 978-1-61537-048-1, présentation en ligne)
  7. ↑ Peterson, Trampush, Brown et Maglione, « Tools for the Diagnosis of ADHD in Children and Adolescents: A Systematic Review », Pediatrics, vol. 153, no 4,‎ (ISSN 0031-4005, PMID 38523599, DOI 10.1542/peds.2024-065854, lire en ligne Inscription nécessaire)
  8. ↑ (en) American Psychiatric Association, Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, (ISBN 978-0-89042-555-8, DOI 10.1176/appi.books.9780890425596)
  9. ↑ « ICD-11 », icd.who.int, sur who.int.
  10. ↑ (en) Lauren C Davis, Alexa T Diianni, Sydney R Drumheller, Noha N Elansary, « Undisclosed financial conflicts of interest in DSM-5-TR: cross sectional analysis », sur Research Gate,
  11. ↑ Lieberman A.F., Van Horn P. et Ippen C.G., « Towards evidence-based treatment: Child-parent psychotherapy with preschoolers exposed to marital violence », Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, vol. 44, no 12,‎ , p. 1241–1248 (PMID 16292115, DOI 10.1097/01.chi.0000181047.59702.58)
  12. ↑ « When parenting becomes unthinkable: Intervening with traumatized parents and their toddlers », Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, vol. 48, no 3,‎ , p. 249–254 (PMID 19242290, DOI 10.1097/chi.0b013e3181948ff1)
  13. ↑ (en) Anne Arnett, Mark Stein, « Refining treatment choices for ADHD », sur Science direct, (consulté le )
  14. ↑ (en) Samara M. et al, « Efficacy and tolerability of pharmacological interventions for schizophrenia non-responsive to prior treatment: a systematic review and network meta-analysis », sur Europe pmc, (consulté le )
  15. ↑ (en) Cipriani A. et al, « Comparative Efficacy and Acceptability of 21 Antidepressant Drugs for the Acute Treatment of Adults With Major Depressive Disorder: A Systematic Review and Network Meta-Analysis », sur Departement of psychiatry, (consulté le )
  16. ↑ Bachmann, Bachmann, John et Heinzel-Gutenbrunner, « The effectiveness of child and adolescent psychiatric treatments in a naturalistic outpatient setting », World Psychiatry, vol. 9, no 2,‎ , p. 111–117 (PMID 20671900, PMCID 2911091, DOI 10.1002/j.2051-5545.2010.tb00288.x)
  17. ↑ Bachmann, Bachmann, Rief et Mattejat, « Wirksamkeit psychiatrischer und psychotherapeutischer Behandlungen bei psychischen Störungen von Kindern und Jugendlichen: Eine systematische Auswertung der Ergebnisse von Metaanalysen und Reviews. Teil II: ADHS und Störungen des Sozialverhaltens », Zeitschrift für Kinder- und Jugendpsychiatrie und Psychotherapie, vol. 36, no 5,‎ , p. 321–333 (PMID 18791982, DOI 10.1024/1422-4917.36.5.321)
  18. ↑ (en) Shelley S. Selph et Andrea C. Skelly Psychosocial and Pharmacologic Interventions for Disruptive Behavior in Children and Adolescents: A Systematic Review (rapport), Agency for Healthcare Research and Quality, (DOI 10.23970/ahrqepcsrdisruptive, lire en ligne)
  19. ↑ (en) Ilya Ivlev et Miranda Pappas Mindfulness-Based Interventions for Well-Being and Mental Health in Children and Adolescents (rapport), Agency for Healthcare Research and Quality (AHRQ), (DOI 10.23970/AHRQEPC_SR_MINDFULNESS, lire en ligne)
  20. ↑ (en) Andari E, Duhamel JR, Zalla T, Herbrecht E, Leboyer M, Sirigu A, « Promoting social behavior with oxytocin in high-functioning autism spectrum disorders », Proc Natl Acad Sci U S A, vol. 107, no 9,‎ , p. 4389-94. (PMID 20160081, PMCID PMC2840168, DOI 10.1073/pnas.0910249107, lire en ligne [html]) modifier
  21. ↑ gouvernement, « Code de l'action sociale et des familles », sur Légifrance, (consulté le )
  22. ↑ Abram Coen, « Quelle place pour un adolescent ? », sur Cairn,
  23. ↑ L. Nadereau et al., « À propos de la chambre d’isolement en pédopsychiatrie. Étude au sein d’une unité d’hospitalisation pour adolescents », sur Science Direct, (consulté le )
  24. ↑ Ronald Pies, « How "Objective" Are Psychiatric Diagnoses? », Psychiatry (Edgmont), vol. 4, no 10,‎ , p. 18–22 (PMID 20428307, PMCID 2860522)
  25. ↑ Frances, Allen, « The new crisis of confidence in psychiatric diagnosis », Annals of Internal Medicine, vol. 159, no 2,‎ , p. 221–222 (PMID 23685989, DOI 10.7326/0003-4819-159-3-201308060-00655, S2CID 8486296)
  26. ↑ Frances, Allen, « The past, present and future of psychiatric diagnosis », World Psychiatry, vol. 12, no 2,‎ , p. 111–112 (PMID 23737411, PMCID 3683254, DOI 10.1002/wps.20027)
  27. ↑ (en) Edward Shorter, The Rise and Fall of the Age of Psychopharmacology, Oxford University Press, (ISBN 9780197574430)
  28. ↑ Lisa Cosgrove et Emily Wheeler, « Drug Firms, the Codification of Diagnostic Categories, and Bias in Clinical Guidelines », Journal of Law, Medicine & Ethics, vol. 41,‎ , p. 644–653 (DOI 10.1111/jlme.12074, lire en ligne, consulté le )
  29. ↑ John L. Havlik, Lydia Ososanya, Deanna Tang et Syed Wahid, « National Trends in and Concentration of Industry Payments to U.S. Psychiatrists, 2015–2021 », Psychiatric Services, American Psychiatric Publishing, vol. 76,‎ , p. 210–213 (DOI 10.1176/appi.ps.20240218, lire en ligne, consulté le )
  30. ↑ (en) John Read, A. Cain, « A literature review and meta‐analysis of drug company–funded mental health websites », sur Research Gate, (consulté le )
  31. 1 2 American Psychiatric Association, Five Things Physicians and Patients Should Question, American Psychiatric Association, (lire en ligne), which cites
    • CU Correll, « Monitoring and management of antipsychotic-related metabolic and endocrine adverse events in pediatric patients. », International Review of Psychiatry, vol. 20, no 2,‎ , p. 195–201 (PMID 18386212, DOI 10.1080/09540260801889179, S2CID 26570095)
    • J McClellan, Kowatch, R, Findling, RL et Work Group on Quality, Issues, « Practice parameter for the assessment and treatment of children and adolescents with bipolar disorder. », Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, vol. 46, no 1,‎ , p. 107–25 (PMID 17195735, DOI 10.1097/01.chi.0000242240.69678.c4 Accès libre, S2CID 689321)
    • JH Loy, SN Merry, SE Hetrick et K Stasiak, « Atypical antipsychotics for disruptive behaviour disorders in children and youths. », The Cochrane Database of Systematic Reviews, vol. 2017, no 8,‎ (PMID 28791693, PMCID 6483473, DOI 10.1002/14651858.CD008559.pub3)
    • JM Zito, Burcu, M, Ibe, A, Safer, DJ et Magder, LS, « Antipsychotic use by medicaid-insured youths: impact of eligibility and psychiatric diagnosis across a decade. », Psychiatric Services, vol. 64, no 3,‎ , p. 223–9 (PMID 23242390, DOI 10.1176/appi.ps.201200081)
  32. ↑ Rey, « Half a century of ECT use in young people », The American Journal of Psychiatry, vol. 154, no 5,‎ , p. 595–602 (PMID 9137112, DOI 10.1176/ajp.154.5.595)
  33. ↑ Edward, and Healy, David Shorter, Shock therapy: a history of electroconvulsive treatment in mental illness, New Brunswick, N.J., 1. publ., (ISBN 978-0-8135-4169-3, lire en ligne), p. 137
  34. ↑ Sandra G. Boodman, « Shock therapy: it's back », Washington Post,‎
  35. ↑ Valerie Sullivan, « General news: Berkeley, California », United Press International,‎
  36. ↑ Gladwin Hill, « Now therapy by the ballot », The New York Times,‎ (lire en ligne, consulté le )
  37. ↑ (en) « Child Psychiatry Began at Hopkins », Johns Hopkins Medicine (consulté le )
  38. ↑ « About Us » [archive du ], AACAP (consulté le )
  39. ↑ Kutchins, Herb et Kirk, Stuart A., The selling of DSM: the rhetoric of science in psychiatry, New York, A. de Gruyter, (ISBN 978-0-202-30431-1)
  40. ↑ Édouard Séguin, Désiré-Magloire Bourneville, Louis Delasiauve furent aussi des précurseurs
  41. ↑ L’autisme sous l’objectif de Catherine Vincent « Le tout dans un contexte de bataille idéologique entre la pédopsychiatrie française, très imprégnée de psychanalyse, et les tenants de techniques comportementalistes, plus prometteuses et nettement plus développées dans les pays nordiques et anglo-saxons. » consulté le 02.02.2014
  42. ↑ Marine Lamoureux et Pierre Bienvault, « Autisme, la psychanalyse devra faire ses preuves », La Croix,‎ (lire en ligne)
  43. ↑ Hélène Fresnel, « Un psy médiatique peut-il être un bon psy ? », sur Psychologies.com, (consulté le )
  44. ↑ SanteMentale, « 5e année en psychiatrie : nouvelle maquette d'internat actée par arrêté », sur Santé Mentale, (consulté le )
  45. ↑ (en) « What is Child and Adolescent Psychiatry? », sur www.aacap.org (consulté le ).
  46. ↑ (en) « Specialties & Subspecialties » [archive du ], sur osteopathic.org via Internet Archive, American Osteopathic Association (consulté le ).
  47. ↑ AACAP « https://web.archive.org/web/20070929143335/http://www.aacap.org/ »(Archive.org • Wikiwix • Que faire ?),
  48. ↑ « Elèves malades : L’École à l’hôpital ou à domicile », sur education.gouv.fr (consulté le )
  49. ↑ « Référentiel de compétences et caractéristiques d’un professeur des écoles », Annexe à la note de service n°94-271, BO n°45 du 8 décembre 1994 » [PDF], sur circ-ien-vosges-nord.ac-strasbourg.fr (consulté le )
  50. ↑ « Workforce Issues », American Academy of Child and Adolescent Psychiatry (consulté le )
  51. ↑ Wintrob R. Cross-cultural psychiatry. Psychiatric Times. 2010;27:27.
  52. ↑ Measham T, Guzder J, Rousseau C, Nadeau L. Cultural considerations in child and adolescent psychiatry. Psychiatric Times. 2010;27:38-40.

Voir aussi

modifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes

modifier

Bibliographie

modifier
  • Michel Soulé préf. de Bernard Golse, Histoire de la psychiatrie infantile, Erès, coll. « La vie de l'enfant », 2006 (ISBN 274920576X)
  • Didier-Jacques Duché, Histoire de la psychiatrie de l'enfant, Presses universitaires de France, 1990 octobre (ISBN 2-13-043271-9)
  • Guy Benoît, Jean-Pierre Klein, Histoire contemporaine de la psychiatrie de l'enfant, coll. « Que sais-je ? », Presses universitaires de France, (ISBN 2-13-050523-6)
  • Bertrand Cramer, Benvenuto Solca, Des psychanalystes en pédopsychiatrie, Presses universitaires de France, coll. « Monographies de la psychiatrie », 2010, (ISBN 2130575714)
  • Pierre Delion, La consultation avec l'enfant : Approche psychopathologique du bébé à l'adolescent, Masson, coll. « Les âges de la vie », 2010, (ISBN 2294706730)
  • François Ansermet, Pierre Magistretti, À chacun son cerveau, Odile Jacob, 2004.
  • Ève Ricard, La Dame des mots, NiL, 111 p., 2012 (ISBN 978-2841116423), réédité en collection de poche par Marabout en 2015, 126 p. (ISBN 978-2501095983)

Liens externes

modifier