Pema Gyalpo Gyari
Pema Gyalpo Gyari aussi appelé Pema Gyalpo (tibétain : པདྨ་རྒྱལ་བོ, Wylie : pad ma rgyal po), ou Pema Gyarupo (ペマ・ギャルポ), né le au Tibet, est un politologue tibétain naturalisé japonais, professeur à la faculté de droit de la Toin University of Yokohama (en), professeur invité de l'Institut des affaires étrangères de l'université de Takushoku, professeur émérite de la Gifu Women's University (en), conseiller de l'Institut de stratége mondial. Il est spécialiste des relations internationales et de la politique internationale.
| Naissance | |
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| Nationalités | |
| Formation |
Asia University (en) Université Sophia |
| Activités | |
| Famille |
Gyari family (d) |
| Père |
Gyari Nyima Gyaltsen (d) |
| Mère | |
| Fratrie |
| A travaillé pour |
Université pour femmes de Gifu (en) Université de Takushoku Université Toin de Yokohama (en) |
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Biographie
modifierPema Gyalpo est fils de Gyari Nyima Gyaltsen, administrateur de la région de Nyarong dans le Kham[1]. Dans les années 1950, son père et son grand-père furent emprisonnés, son grand-père mourut peu de temps après sa détention[2]. À la suite d'une révolte menée par Dorje Yudon, femme de Gyari Nyima, les Chinois décident de libérer son époux, mais annoncent qu'il s'est échappé[3].
Il s'exile en Inde en 1959 avec sa famille et arrive en 1965 au Japon, avec l'aide de Hisao Kimura[4]. Deux de ses frères sont tués par l'armée chinoise[5].
Réfugié en Inde, il est invité à étudier dans une école missionnaire australienne, où il apprend l'anglais[5].
Il fait partie d'un petit groupe de réfugiés tibétains pour qui Hisao Kimura obtient une bourse pour leur permettre d'étudier au Japon[5].
Il est envoyé dans un collège de Moroyama, à Saitama, un lycée public japonais. En deuxième année, il est élu président du conseil étudiant, premier élève étranger à occuper un tel poste, s'attirant l'attention des médias nationaux. Il poursuit ses études à l'université d'Asie du Japon, où il obtient une licence en droit en 1976, avant d'intégrer l'université Sophia. Il abandonne ses études, craignant que son visa ne soit pas renouvelé à la fin de ses études. Durant son séjour à Sophia, en 1976, qu'il commence à travailler pour le dalaï-lama au Japon, et deviendra responsable de l'ensemble de la région Asie-Pacifique[5].
Pema Gyalpo a été représentant du 14e dalaï-lama à Tokyo[6] au Japon, de 1975 à 1990[7].
En 1980, il est membre de la délégation de la deuxième mission d'enquête au Tibet.
Il a fondé le Centre international de la culture du Tibet. Il est connu au Japon pour ses livres sur le Tibet, ses chroniques dans des journaux, et ses apparitions à la télévision en tant que commentateur des nouvelles internationales. Il détient un poste de professeur à l'université de Gifu femmes, à l'université Takushoko et à l'université nationale de Mongolie[7].
En 2003, il fut l'un des 10 Tibétains pressentis par Gyalo Dhondup pour se rendre en Chine dans le cadre du dialogue entre le gouvernement tibétain en exil et la république populaire de Chine. La Chine s'opposa au projet, et le porte-parole du gouvernement tibétain en exil Thubten Samphel déclara qu'il s'agissait d'une visite non officielle sans liaison avec le dialogue[8], rompu en 2010.
Actuellement professeur de droit à l'université Toin de Yokohama, Pema Gyalpo est considéré comme un commentateur politique[9].
Le , il est naturalisé japonais.
Lodi Gyari Rinpoché est son frère aîné, et Dolma Gyari sa sœur cadette.
Parallèle entre une « agression du Tibet par la Chine » et « celle du Japon par la Chine »
modifierEn , Pema Gyalpo a donné une conférence faisant un parallèle entre ce qu'il appelle d'une part « l'agression du Tibet par la Chine » (l'intervention militaire chinoise au Tibet en 1950-1951) et d'autre part « l'agression du Japon par la Chine » (le conflit territorial des îles Senkaku), et ce à l'occasion d'un forum sur la constitution organisé par la branche de Fuji (Shizuoka) du lobby d'extrême droite ouvertement révisionniste Nippon Kaigi, lequel prône la révision de la constitution, la restauration de la monarchie et du militarisme, et une ligne dure vis-à-vis de la Chine[10].
Références
modifier- ↑ (en) « Lhasa Apso and Tibetan Culture ».
- ↑ Ama Adhe, Ama Adhe voix de la mémoire, du Tibet libre à l'exil, propos recueillis par Joy Blakeslee, préface du Dalaï Lama, 1999, Éditeur Dangles, (ISBN 978-2-7033-0490-6).
- ↑ (en) Carole McGranahan, Narrative Dispossession: Tibet and the Gendered Logics of Historical Possibility , Comparative Studies in Society and History, 2010;52(4):768–797.
- ↑ (en) Hisao Kimura, Scott Berry Japanese Agent in Tibet: My 10 Years of Travel in Disguise.
- 1 2 3 4 Gavin Blair, « Pema Gyalpo | FCCJ », sur Club des correspondants étrangers du Japon (consulté le )
- ↑ (en) Search for Next Panchen Lama Pits Tibet Against China's Communists : Religion: The party claims the right to approve the reincarnated successor of Tibet's second-highest spiritual leader, who died last year., Reuters, 18 mars 1990.
- 1 2 (en) Interview with Pema Gyalpo, Tibetan affairs expert and author, Inter Press Service, 19 mars 2008.
- ↑ (en) TIBETS EXILE GOVERNMENT DENIES REQUESTING CHINA VISIT, RFA, 28 août 2003.
- ↑ (en) Japan's Abe Reshuffles Cabinet and Ruling Party Leadership, VOA, 27 octobre 2009.
- ↑ 富士市富士支部『第2回憲法講演会』" - 3 mai 2014 - site du LDP Shizuoka.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la recherche :
- (ja) ペマ・ギャルポのつぶやき