Perdrix de Hey

oiseau

Ammoperdix heyi

Ammoperdix heyi
Description de cette image, également commentée ci-après
Une Perdrix de Hey en Israël.
Classification COI
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Galliformes
Famille Phasianidae
Genre Ammoperdix

Espèce

Ammoperdix heyi
(Temminck, 1825)

Statut de conservation UICN

( LC )( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Perdrix de Hey (Ammoperdix heyi) est une espèce d'oiseaux de la famille des Phasianidae.

Nomenclature

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Son nom est attribué au chirurgien et collectionneur allemand Michael Hey (1798–1822)[1],[2].

Répartition et sous-espèces

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Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (version 15.1, 2025)[3], la Perdrix de Hey est représentée par 4 sous-espèces (ordre phylogénique) :

A. h. nicolli n’a pas de taches blanches sur les lores et le front. A. h. cholmleyi est beaucoup plus foncée que la forme nominale et n’a pas de taches blanches sur les lores et le front. A. h. intermedius est plus foncée que la forme nominale, plus brun-rouge.[réf. nécessaire]

Habitat

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Une femelle.

Cette espèce est inféodée aux collines rocailleuses à végétation éparse situées non loin des oueds, les oasis à acacias. Elle évite les plaines mais elle est parfois attirée par les zones cultivées dans les déserts, à proximité d’un point d’eau[4].

La perdrix de Hey vit dans les rochers. Ses mœurs sont similaires à ceux de la perdrix si-si. Elle se tient en couples ou en compagnies d’une dizaine d’oiseaux, parfois plus. En cas d’alerte, elles hésitent à s’envoler et préfèrent courir pour se dissimuler dans les rochers sur lesquels elles grimpent très bien et à l’ombre desquels elles s’abritent aux heures les plus chaudes de la journée. Elle se nourrit de graines, baies et invertébrés.

D’après Hue et Etchecopar (1970), le chant évoque le bruit de deux pierres que l’on frapperait l’une contre l’autre. Madge et McGowan (2002)[5] l’ont décrit comme l’onomatopée watcha-watcha-watcha. Il existe un autre cri d’alerte, semblable à un glapissement kiou-kiou-kiou-kiou.

Nidification

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Le nid est une simple dépression dans le sol, souvent sous un rocher, une touffe d’herbe ou un arbuste. En Israël, la distance minimale entre deux nids est de 70 m, plus rarement 30 m. La ponte a lieu de février en août en Israël, en avril en Arabie. Le mâle aiderait la femelle pour l’élevage des jeunes. Les années favorables, c’est-à-dire lorsque l’hiver a été pluvieux, la perdrix de Hey peut faire deux nidifications[4].

Statut, conservation

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Cette perdrix est localement commune mais très chassée en certains endroits. La population peut donc être importante si l’espèce est protégée (Israël) ou disséminée dans le cas contraire. Bien que la chasse soit interdite dans le sud ouest de l’Arabie Saoudite, la distribution y est assez fragmentée en raison de la destruction de l’habitat due au surpatûrage ou à des aménagements pour l’écotourisme. La restauration de l’habitat est une priorité[6].

Références

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  1. « The Key to Scientific Names heyi », sur birdsoftheworld.org
  2. (en) James A. Jobling, The Helm Dictionary of Scientific Bird Names: From Aalge to Zusii, Christopher Helm, (ISBN 978-1-4081-2501-4, lire en ligne), p. 192.
  3. Congrès ornithologique international, version 15.1, 2025.
  4. 1 2 (Hue et Etchecopar 1970)
  5. (Madge et McGowan 2002)
  6. (Hennache et Ottani 2011)

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Alain Hennache et Michel Ottaviani, Cailles, Perdrix et Francolins de l’Ancien Monde., Clères, WPA France, , 400 p. (ISBN 978-2-9512467-3-7).
  • F. Hue et R. D. Etchecopar, Les Oiseaux du Proche et du Moyen Orient., Paris, Boubée & Cie, , 948 p. (ASIN B00115N2PS).
  • (en) Steve Madge et Phil McGowan, Pheasants, Partridges & Grouse, Princeton et Oxford, Princeton University Press, , 516 p. (ISBN 978-0-6910-8908-9).

Liens externes

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