Petite Suite (Borodine)
La Petite Suite est une œuvre pour piano en plusieurs numéros du compositeur russe Alexandre Borodine, écrite en 1885.
Contexte et création
modifierAlexandre Borodine écrit sa Petite Suite en 1885 et la dédie à la comtesse Louisa de Mercy-Argenteau[1]. À l'origine, le compositeur avait prévu un programme dont on conserve l'esquisse (Rêverie, Sérénade, Nocturne) et qui avait pour titre : Petit poème d'amour d'une jeune fille[2].
Structure
modifierLa suite comprend sept mouvements, formant une collection disparate[3] :
Analyse
modifierDans le monastère
modifierLe premier mouvement est sous-titré « Sous les voûtes d'une cathédrale »[2]. C'est une pièce dont l'esprit fait penser à Modeste Moussorgski par ses sons de cloches, sa ligne mélodique religieuse et archaïsante, et sa façon de développer de manière chorale[2].
Intermezzo
modifierLe deuxième mouvement est sous-titré « Rêve d'avoir de la compagnie »[2]. Elle est indiquée « tempo di minuetto » mais tient en réalité plutôt de la mazurka[2]. C'est une pièce à l'aspect de danse de salon[2]. La mélodie est travaillée, et les harmonie de la section médiane sont très recherchées[2].
Mazurka I
modifierMazurka II
modifierLa seconde mazurka est sous-titrée « Pense aux danses et au danseur »[2]. Elle contraste fortement avec la précédente[2]. La mélodie pourrait être celle d'un violoncelle, jouée par la main gauche du piano[2]. Elle se rapproche de l'esprit de Frédéric Chopin[2].
Rêverie
modifierConcentré en une unique page, la cinquième pièce est sous-titré « Ne pense qu'au danseur »[2]. C'est le centre névralgique de la suite. Elle évoque parfois la Rêverie des Scènes d'enfants de Robert Schumann[2]. « Debussy doit beaucoup à ces quelques mesures, dont il a su saisir et prolonger le mystère » dans l'andantino de son Quatuor à cordes[4].
Sérénade
modifierL'avant-dernier mouvement porte le sous-titre de « Rêve aux sons d'un chant d'amour »[2]. C'est une pièce qui reprend le goût hispanique du Groupe des Cinq dans des harmonies luxuriantes[2].
Nocturne
modifierLa septième et dernière pièce est sous-titrée « Bercée par le bonheur d'être aimée »[2]. C'est une pièce dont le balancement hypnotise, et qui dégage une mélodie en accord qui se clôt sur une cantilène dans le médium et le grave du piano[2]. On y retrouve des aspects de Frédéric Chopin, mais aussi les prémices de Claude Debussy[2].
Références
modifierBibliographie
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: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- François-René Tranchefort (dir.) et André Lischke, Guide de la musique de piano et de clavecin, Paris, Fayard, (ISBN 9782213016399).

- Guy Sacre, La musique de piano : dictionnaire des compositeurs et des œuvres, vol. I (A-I), Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 2998 p., p. 461-462.
Liens externes
modifier- Ressources relatives à la musique :