Peugeot P112
La Peugeot P112, ou Peugeot 112, est une moto de 350 cm3 du constructeur français Peugeot Cycles produite de 1934 à 1940. Moto typique de la fin des années 1930, elle est utilisée pendant la Seconde Guerre mondiale.
| Peugeot P112 | |
Une P112 aux couleurs de l'Armée française de 1939-1940. | |
| Constructeur | |
|---|---|
| Années de production | 1934-1940 |
| Type | Moto 350 cm3 |
| Moteur et transmission | |
| Moteur(s) | Moteur monocylindre à soupapes latérales |
| Cylindrée | 346 cm3 |
| Puissance maximale | 8,5 ch |
| Embrayage | Multidisque |
| Boîte de vitesses | 3 vitesses |
| Transmission | par chaîne |
| Vitesse maximale | 85 km/h |
| Cadre, suspensions et freinage | |
| Suspension avant (débattement) | fourche à parallélogramme |
| Suspension arrière (débattement) | rigide |
| Poids et dimensions | |
| Empattement | 1 400 mm |
| Poids à sec | 125 kg |
| Réservoir (réserve) | 10 L |
| modifier |
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Historique
modifierLa Peugeot P112 dérive de la 327 cm3 Peugeot P111, elle-même une version réalésée de la Peugeot P108 de 1932[1]. La P112 remplace la P107 de même cylindrée et qui cesse d'être produite en 1936[2].
La P112 est produite à l'usine Peugeot Cycles de Beaulieu (commune de Mandeure) mais aussi par Automoto sous le nom de A26, par Aiglon (en) sous le nom de A432 et par Griffon sous le nom de G 432 AT[3].
À partir de 1936, l'Armée française commande des P112 comme motos légères multi-usages. À la mobilisation de septembre 1939, elle réquisitionne également de nombreuses P112 civiles. La production s'arrête avec le déclenchement de la guerre mais le sous-emploi des chaînes de production et le réel besoin de motos poussent la section de l'armement et des études techniques de l’État-Major à autoriser la reprise de la fabrication des P112 en . La production, 750 exemplaires entre et , devait passer sur un type tout-terrain TT112 mais l'invasion allemande bloque la production de ce modèle[4].
Dès 1936, Peugeot fait tester par l'Armée une variante tout-terrain de sa P112 mais les essais sont des échecs. Un prototype mieux conçu est présenté en et se révèle optimal par rapport aux concurrentes d'autres constructeurs. Commandée en 7 400 exemplaires, la TT112 n'aura pas le temps d'être produite avant la défaite de [4].
Conception
modifierLe moteur est un monocylindre quatre-temps à soupapes latérales[5]. La course est de 72 mm et l'alésage de 85 mm. Sa puissance fiscale est de 4 CV[6].
La transmission se fait par chaîne[7]. La boîte de vitesses a trois vitesses[4],[5],[8]. Initialement à cônes[3], l'embrayage est ensuite à disques multiples, baignant dans l'huile[8].
La vitesse maximale de la moto est de 85 km/h[4],[6]. Le réservoir d'essence a une contenance de 10 litres[7].
La moto est longue de 2,24 m, large de 0,83 m et son empattement est de 1,4 m[9]. Elle pèse environ 125 kg à vide[6] et 160 kg en ordre de marche (version militaire)[4].
Références
modifier- ↑ François-Marie Dumas, « Peugeot P 108 1928 », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- ↑ François-Marie Dumas, « Peugeot P 107 1928 », sur www.moto-collection.org (consulté le )
- 1 2 « Peugeot 350 et 500 », Moto Légende, no 123, , p. 32-41
- 1 2 3 4 5 François Vauvillier, Jean-Michel Touraine et Gabriel Jeudy, L'automobile sous l'uniforme 1939-40, Massin, (ISBN 2-7072-0197-9), p. 21-25 & 30
- 1 2 Peugeot Cycles 1934, p. 7.
- 1 2 3 Peugeot Cycles 1934, p. 5.
- 1 2 Peugeot Cycles 1934, p. 9.
- 1 2 « En marge du courrier technique : Les Peugeot », Moto-Revue, , p. 213 (lire en ligne)
- ↑ Didier Coste, « La moto solo Peugeot P107 », Police et Gendarmerie, Éditions Hachette, no 52, , p. 153-154
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Peugeot Cycles, La 112 et la 108 (manuel d'entretien), Sochaux, Imprimerie Peugeot, , 32 p. (lire en ligne).