Philippe Bouvard

journaliste, humoriste, présentateur de radio et de télévision, écrivain et dramaturge français

Philippe Bouvard est un journaliste, écrivain, humoriste, producteur, animateur de radio et de télévision, chroniqueur et éditorialiste français, né le à Coulommiers (Seine-et-Marne) et mort le à Cannes (Alpes-Maritimes).

Philippe Bouvard
Image illustrative de l’article Philippe Bouvard
Philippe Bouvard dans les années 2000.

Nom de naissance Philippe Pierre Louis Bouvard
Naissance
Coulommiers (France)
Décès (à 96 ans)
Cannes (France)
Nationalité Française
Profession journaliste, écrivain
animateur et producteur de radio et de télévision
Autres activités dramaturge, dialoguiste, dirigeant de presse
Années d'activité 1952-2025
Historique
Presse écrite Le Figaro, France-Soir, Paris Match
Radio RTL, Europe 1
Télévision Antenne2/France 2, France 3, TF1, Paris Première, La Cinq

Il commence à la radio sur Radio Luxembourg au début des années 1960 et tient en 1965 à l'antenne une Chronique parisienne. Il devient rédacteur en chef et animateur de l'émission RTL non stop, de 1967 à 1974.

Toujours sur RTL, il est le premier animateur de l'émission radiophonique Les Grosses Têtes pendant 37 ans, entre le lancement de l'émission le 18 avril 1977 et son départ en août 2014. Remplacé pendant quelques mois par Christophe Dechavanne en 2000, Bouvard part sur Europe 1 où il est chroniqueur dans la matinale ainsi que dans On va s'gêner de Laurent Ruquier.

Dans le secteur de la presse, il entre au service photographique du quotidien Le Figaro comme coursier et rédige quelques légendes photographiques. En 1953, il devient journaliste et tient la rubrique parisienne et mondaine du journal. Critique à la plume sarcastique redoutée, il pilote de 1962 à 1973 les pages parisiennes du Figaro, puis est nommé rédacteur en chef au quotidien France-Soir, puis directeur et enfin éditorialiste jusqu'en 1998, avant de terminer sa carrière comme directeur général adjoint.

Conseiller technique pour différent journaux comme l'hebdomadaire L'Express en 1977, il est également chroniqueur à Paris Match de 1977 à 1992 ainsi que pour Le Point en 1983. Chroniqueur puis rédacteur en chef du journal France-Soir à partir de 1973, il est nommé en 1987 directeur général adjoint et directeur de la rédaction du quotidien jusqu'en 1989. Il reste à la direction de la rédaction, jusqu'en 2003.

À la télévision, il produit et présente différentes émissions de variétés et de divertissement, des entretiens en plateau et du spectacle, parmi lesquels on peut noter Samedi soir (1971) sur la deuxième chaîne de l'ORTF, Bouvard en liberté (1975), L'Huile sur le feu (1976), Sur la sellette (1977) ou Passez donc me voir (1979-1982) sur Antenne 2.
L'émission de télévision la plus populaire qu'il produit et présente est la quotidienne Le Théâtre de Bouvard diffusé sur la même chaîne de 1982 à 1985 et qui a révélé au public de nombreux artistes et humoristes. En 1987, il quitte le service public pour rejoindre la chaîne commerciale La Cinq et propose plusieurs formules s'inspirant de son succès télévisuel, sans rencontrer leur public. Il revient sur Antenne 2 en 1990 avant de rejoindre la chaîne privée TF1 pour des divertissements et une adaptation télévisée des Grosses Têtes de 1992 à 1997, une autre version ayant lieu sur Paris Première entre 2006 et 2014. On le retrouve sur France 3 et France 2 entre 1997 et 2001 et dans les années 2010 pour des émissions spéciales.

Après son départ des Grosses Têtes en 2014, il continue d'exercer sur RTL pendant encore une dizaine d'années dans Allô Bouvard et À mon humble avis avec également un passage sur Bel RTL (en Belgique). Le , lors de sa dernière chronique radiophonique dans Bouvard se souvient, il annonce prendre sa retraite en , à l'âge de 95 ans, après 60 ans de carrière.

Philippe Bouvard signe plusieurs dizaines d'ouvrages portant sur des sujets tels que les jeux de hasards et la télévision ainsi que quelques autobiographies. Il a également œuvré à l'écriture de scénarios et dialogues de films et d'émissions télévisées.

Biographie

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Jeunesse et études

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Philippe Pierre Louis Bouvard naît le à Coulommiers en Seine-et-Marne[1]. Il est le fils unique de Marcel Bouvard (Coulommiers, 1907 - Casablanca, 1972), primeuriste au Maroc puis directeur de sociétés en France, et d'Andrée Painbrock Gensburger (1904-1984), opticienne de confession juive originaire d'Alsace[2],[note 1].

Marcel abandonne son épouse le jour où elle accouche de Philippe, après lui avoir volé ses bijoux et ses économies[note 2],[3],[4],[5].

Le à la mairie du 9e arrondissement de Paris, Andrée Gensburger se remarie avec Jules Luzzato[note 3], un tailleur pour homme d'origine italienne par son père[2],[6] et lorraine par sa mère, qui devient ainsi le père adoptif de Philippe Bouvard alors âgé de 9 ans[7],[2].

Au printemps 1942, Jules Luzzato, résistant de la première heure, est arrêté par la Gestapo et interné à la prison de la Santé pour avoir livré des costumes civils aux déserteurs allemands[5]. Sa femme sollicite l'un de ses proches, le recteur de la grande mosquée de Paris, Kaddour Benghabrit. Celui-ci impressionne fortement le jeune Philippe Bouvard par sa culture, son œcuménisme, son élégance exotique, sa courtoisie et sa bonté quand sa mère et lui prennent régulièrement le thé à la menthe à la Grande Mosquée[5]. Le recteur parvient à faire libérer Jules Luzzato quinze jours plus tard[8],[5]. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, Philippe se cache avec sa mère et échappe aux arrestations en déménageant une dizaine de fois entre La Baule, Limoges, le Loiret, le Midi[5], mais la famille Luzzato est déportée[9] et ses grands-parents adoptifs assassinés à Auschwitz[10],[11],[2]. Durant ces quatre années, Philippe souffre d'avoir à se cacher en déménageant sans arrêt, d'être témoin de « scènes terribles », des « coups de botte » et de la déportation fatale de sa famille[2],[12].

Il est successivement élève à Paris aux lycées Rollin (aujourd'hui Jacques-Decour), Chaptal, Condorcet, Carnot, Janson-de-Sailly[13] et Claude-Bernard, étant renvoyé de certains par manque d'assiduité ou indiscipline[14].

Sa vocation d'écrivain naît alors qu'âgé de huit ans il passe des vacances avec sa mère et son beau-père sur la Côte d'Azur[Passage contradictoire]. Sur la Croisette, à Cannes, apercevant un jour Jean Cocteau conduit en limousine par un chauffeur de couleur[non neutre] en livrée, il croit que l'écriture apporte la fortune. Le , il lance son premier journal de lycée, Schola 44, dans lequel il publie des éditoriaux et des nouvelles[15].

Après avoir échoué trois fois au baccalauréat, muni de son seul certificat d'études primaires[12],[16], il entre au centre de formation des journalistes (CFJ) de Paris en 1948[note 4], dont il est renvoyé après quelques mois avec l'appréciation « n'est pas doué pour le journalisme mais réussira dans les professions commerciales », la direction s'étant aperçue qu'il se fait rémunérer par ses camarades pour rédiger des devoirs à leur place[17]. Pendant son service militaire en Allemagne, il est rédacteur en chef d'une revue de régiment, le Kléber Digest[18].

Philippe Bouvard exerce plusieurs professions, comme démarcheur d'encyclopédies ou vendeur de lunettes de soleil chez Lissac[19].

Presse écrite

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Alors qu'il songe à s'engager dans l'armée et à partir pour l'Indochine, il reçoit l'aide d'un ami qui lui permet d'entrer en 1952 au service photographique du Figaro comme coursier[12]. Il en profite pour obtenir un stage au service des informations générales, ce qui lui permet d'écrire quelques lignes pour légender les photos. Il décroche sa carte de presse le , puis obtient quelques mois plus tard la rubrique parisienne et mondaine. Il devient ensuite directeur des services parisiens du Figaro[20].

Auteur à la plume redoutée, il obtient le Prix de la Chronique parisienne le . De 1962 à 1973, il dirige les pages parisiennes du Figaro, puis devient, à France-Soir, rédacteur en chef (jusqu'en 2003), directeur (1987-1989), directeur général en novembre 2002 et enfin éditorialiste (succédant à Carmen Tessier) de 1973 à 1998.

Il a été conseiller technique, notamment pour l'hebdomadaire L'Express en 1977. Il est chroniqueur à Paris Match de 1977 à 1992, et au Point en 1983[1].

Chroniqueur puis rédacteur en chef du journal France-Soir à partir de 1973, il est nommé en 1987 directeur général adjoint et directeur de la rédaction du quotidien. L'actionnaire du journal, la Socpresse, met fin en 1989 à son contrat à la direction générale, Bouvard n'ayant pu empêcher la baisse de diffusion du journal de 20 % en deux ans malgré une énorme campagne de publicité[21]. Il reste à la direction de la rédaction jusqu'en 2003.

Il collabore de 2003 à 2017 à la rédaction de Nice-Matin, où le site internet publie son billet quotidien. Le , il informe dans son 5225e et dernier billet que sa chronique ne sera pas reconduite pour l'année 2018 en raison de difficultés financières rencontrées par le quotidien[22]. « Les responsables [de Nice-Matin] se sont très mal conduits, a-t-il confié. Ils m’ont laissé la liberté d’annoncer mon départ dans une chronique. Je me suis moi-même salué, à défaut de l’être par mes employeurs »[16].

Il tient aussi un bloc-notes hebdomadaire dans Le Figaro Magazine, qui prend fin en 2020[23].

Philippe Bouvard a également écrit de nombreux articles et s'est beaucoup prêté à de très nombreuses interviews dans d'autres journaux, magazines et revues.

Scénariste et dialoguiste

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Il est également scénariste et dialoguiste, écrivant seul ou collectivement les dialogues de plusieurs films tels que Guerre secrète et Moi et les hommes de quarante ans ainsi que pour la télévision (Dorothée : Le Show en 1983).

À la radio, Philippe Bouvard exerce comme intervieweur sur Radio Luxembourg, pour la société le Poste parisien, dans la série Défendez-vous, dans une équipe menée par André Gillois, qui accueille entre autres participants Emmanuel Berl.

En 1965, il donne une Chronique parisienne sur Radio-Luxembourg (qui deviendra RTL en 1966). Il devient rédacteur en chef et animateur aux côtés de Nicole Tillet de l'émission quotidienne RTL non stop (durée 2h 30), présentée comme le « plus grand music-hall de France », de 1967 à 1974.

Voulant évoluer hors du divertissement, il est nommé rédacteur en chef du Journal de 13 heures de RTL, de 1975 à 1976. Son travail dans cette fonction plus sérieuse déroute les auditeurs et le journal connaît un échec[24].

Les Grosses Têtes

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En 1977, Jean Farran, directeur de la station de RTL lui propose de revenir à son rôle d'amuseur et d'animer un divertissement quotidien : ainsi naît le l'émission culturelle et humoristique Les Grosses Têtes. Le premier numéro a lieu le 18 avril suivant et va devenir l'émission de radio la plus écoutée de France.

Le vers 23 h, à la sortie du studio de RTL où il vient d'enregistrer Les Grosses Têtes, un déséquilibré de 39 ans lui tire cinq fois dessus au pistolet à grenaille, le blessant légèrement au ventre et au doigt[25]. L'individu explique son geste par le fait que, selon lui, Philippe Bouvard serait un agent du RPR ayant pour mission de poser des micros espions chez lui[25]. Philippe Bouvard précise qu'il l'a remarqué depuis plusieurs jours dans le public des Grosses Têtes parce qu'il était le seul à ne jamais rire[26].

Philippe Bouvard sur le plateau des Grosses Têtes, sur RTL (diffusé à la télévision sur Paris Première), en 2009.

Le 17 mai 2000, la direction de RTL, avec à sa tête le directeur général des programmes Stéphane Duhamel[27],[28], veut rajeunir la grille de la station[29],[30], secondé par Olivier Mazerolle, le directeur général adjoint, chargé de l'information. Voulant se séparer de plusieurs animateurs, Stéphane Duhamel « lance une opération mal préparée » selon Le Point[31]. Il écarte Philippe Bouvard des Grosses Têtes, le présentateur étant âgé de 70 ans, et le remplace par Christophe Dechavanne à compter de . Cette éviction provoque une vive réaction du principal intéressé qui selon lui a été « viré comme un moins-que-rien » par des « gougnafiers », criant à la « mauvaise éducation » et ayant l'impression d'« assister à son propre enterrement ». Ils leur reproche également de « ne même pas avoir eu un mot de gratitude ». Des remous et des tensions se font sentir dans la presse et dans les médias, notamment lors de l'interview de Philippe Bouvard par Marc-Olivier Fogiel et Ariane Massenet dans l'émission On ne peut pas plaire à tout le monde du 26 janvier 2001 sur France 3.

Philippe Bouvard se retrouve à la rentrée 2000 à la radio Europe 1, avec une chronique matinale quotidienne et une intervention en tant que chroniqueur dans l'émission On va s'gêner de Laurent Ruquier. En décembre 2000, Dechavanne arrête la présentation des Grosses Tetes, ne s'imposant pas dans la même case horaire que ses concurrents sur RTL et face à la baisse importante des audiences de l'émission et de la station (1 million de téléspectateurs en moins sous Dechavanne et deux millions en un an). Philippe Bouvard est alors rappelé pour la reprise des Grosses Têtes le et dirige de nouveau l'émission[23].

En , âgé de 84 ans, il est remplacé à l'animation des Grosses Têtes par Laurent Ruquier[32],[33]. Lui qui aurait voulu travailler « jusqu'au bout » en ressent une « grande détresse » et un « gros chagrin »[12].

Allô Bouvard et diversification progressive

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À compter du , il anime une nouvelle émission sur la radio RTL : Allô Bouvard, programmée le samedi et le dimanche de 11 h 30 à 12 h 30. Dans cette émission, il répond aux questions que les auditeurs lui soumettent sur tous les sujets d’actualité[34],[35]. Depuis la rentrée de , l'émission n'a plus lieu que le dimanche au même horaire. À partir de la rentrée de , l'émission va de 11 h 30 à midi. L'émission s'arrête en [23].

À compter de , il intervient, toujours sur RTL, tous les week-ends à 6 h 40 pour un petit éditorial d'environ 5 min : À mon humble avis.

Le , lors de son émission À mon humble avis, Philippe Bouvard tient un discours parsemé de remarques qualifiées de transphobes par différents médias (comme Têtu) et associations LGBT (comme SOS homophobie ou l'AJL)[36],[37]. À la rentrée de , cette intervention a lieu seulement le dimanche au même horaire.

En Belgique, sur Bel-RTL, il tient de à une rubrique quotidienne matinale (vers 7 h 20, en semaine) appelée Papier-Bouvard[38].

Il ne prend pas sa retraite et réduit progressivement son activité. Il vit alternativement à Paris et à Cannes[12],[39]. Il se dit agnostique et pense à la mort[12] : « Le néant à perpète, ce n’est pas réjouissant »[16].

Le , il annonce dans sa pastille sur RTL, À mon humble avis, avoir resigné pour une cinquante-septième année dans la station. Il présente une émission dominicale intitulée Bouvard se souvient où il raconte ses souvenirs[40].

Il annonce le , lors de sa dernière chronique de la saison des Portraits de Philippe Bouvard, qu'il prend sa retraite à l'âge de 95 ans, après 60 ans de carrière à la radio, en [41].

Télévision

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À la télévision, il produit et anime de à l'année 1975 une émission-débat d'actualité culturelle, Samedi soir, une adaptation pour la télévision de son émission radiophonique RTL Non Stop. L'émission, en prise sur le présent de la semaine ou même du jour, est réalisée en direct chaque samedi soir à l'étage du restaurant parisien Maxim's. Dans une ambiance de piano-bar chic, il reçoit pour de courts entretiens des personnalités en vue du monde du spectacle mais aussi du sport ou de la politique. C'est déjà, avant la lettre, une émission « people » où Bouvard se crée une réputation d'intervieweur à la fois sagace, ironique, vif et impertinent. De là provient une image d'oursin qu'il va cultiver et décliner dans les titres d'une série de livres, recueils d'anecdotes et de portraits de célébrités. Son expérience de chroniqueur et d'intervieweur lui donne la matière de plusieurs volumes où il se plaît à exercer sa verve en maniant un double registre, à la fois amical et caustique.

Bouvard présente sur Antenne 2 des programmes de genres différents tels que les variétés Bouvard en liberté et des débats dans Dix de der et L'Huile sur le feu. Preuve de sa célébrité, il interprète son propre rôle en 1976 dans le film L'Aile ou la Cuisse de Claude Zidi, avec entre autres Louis de Funès et Coluche. Il est ensuite aux commandes des émissions Le Dessus du panier, Sur la sellette et Passez donc me voir.

De septembre 1982 à juin 1985 sur la même chaîne, il anime Le Théâtre de Bouvard, une émission d'humour populaire qui a fait découvrir toute une génération de comiques, de Mimie Mathy à Chevallier et Laspalès en passant par Les Inconnus[23]. Le programme est renommé Le Nouveau Théâtre de Bouvard entre septembre 1986 et août 1987 et est diffusé sur la même chaîne.

En 1987, après l'entrée du groupe Hersant dans son capital, il intègre l'équipe de La Cinq. Il y est animateur et producteur notamment de 5, rue du théâtre rebaptisée Boulevard Bouvard, une émission composée d'une suite de sketchs interprétés par quelques transfuges du Théâtre de Bouvard et par de nouvelles recrues.
Il quitte la chaîne en 1989 et revient sur Antenne 2 où il dirige en 1990 Les Drôles de têtes, une variante des Grosses Têtes.

En 1992, Bouvard arrive sur TF1, il coanime pendant un an, avec Christophe Dechavanne La Première Fois mêlant divertissement et quizz autour d'invités célèbres. En parallèle Les Grosses Têtes arrive en version télévisée en première partie de soirée et connaissent un grand succès. Après leur arrêt par la chaîne en 1997, Bouvard part sur France Télévisions.

Il est aux commandes de Bouvard du rire sur France 3 jusqu'en 1999. Durant l'été 2000, le samedi en deuxième partie de soirée sur France 2, il coprésente avec Ariane Massenet et Julie Raynaud Bouvard des succès, une émission d'interviews d'artistes et de personnalités des médias dans un décor représentant un tribunal.

L'année suivante, il présente en avant-soirée sur TF1 le magazine Abracadabrantesque, produit par Karl Zéro et entouré par les chroniqueurs Albert Algoud, Éric Laugérias et Marine Vignes. L'émission qui propose des séquences loufoques est un échec en termes d'audiences.

Une nouvelle adaptation des Grosses Têtes est diffusée sur la chaîne Paris Première de 2006 et 2014.

En 2013 et 2014, Philippe Bouvard anime en première partie de soirée des soirées spéciales consacrées aux Grosses Têtes avec les sociétaires de l'émission.

Autres activités

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Philippe Bouvard a été attaché de presse pour les Disques Barclay[Quand ?].

Il a écrit une quarantaine de livres, des pièces de théâtre ainsi que des sketches. De 1990 à 2006, il dirige la salle de spectacles Gaîté-Bobino[23].

Vie privée et image publique

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Le , il épouse au Vésinet Colette Sauvage (née le au Vésinet), avec qui il a deux filles, Dominique (1954) et Nathalie (1964)[1]. Il dissimule un temps ses origines juives à sa future femme et se fait baptiser en cachette pour se marier (son parrain est le dessinateur Piem[11],[42]), alors qu'elle est enceinte de leur premier enfant : « Je n'ai su qu'après qu'il était juif », confie-t-elle plus tard[3]. Ils ont habité de 1953 à 1993 au 82 route de Montesson, au Vésinet[43]. En 1979, après avoir abattu Jacques Mesrine, la police trouve dans une des poches de celui-ci une photo de la maison de Philippe Bouvard, une autre de sa voiture et un plan en vue de l'enlever[26].

À partir de la vingtaine, Philippe Bouvard est un grand amateur de jeux de hasard ou d'argent : pile ou face, craps, baccara, blackjack, roulette, poker…, et a publié plusieurs livres sur le sujet, Tout sur le jeu, Joueurs, mes frères…, Impair et Passe : un oursin sur les tapis verts[44],[16],[45]. En , il vend une partie de ses souvenirs (objets, lettres, livres…) aux enchères. Le résultat atteint le triple des estimations[46]. En 2026, il se sépare de sa luxueuse villa Katouchka située sur les collines de Cannes et prévoit de vendre sa collection de voitures de luxe[47].

Engagements

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Philippe Bouvard a été membre de l'Académie Alphonse Allais[réf. souhaitée] et l'un des parrains de l'association France Cancer[réf. souhaitée].

Philippe Bouvard meurt chez lui à Cannes le , à l'âge de 96 ans[23]. Ses obsèques sont célébrées le 31 août en l'église Notre-Dame-de-Bon-Voyage de Cannes[48]. Il est ensuite inhumé au cimetière du Grand Jas de la même ville[49].

Principales publications

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Philippe Bouvard a également rédigé la préface du livre autobiographique de Philippe Castelli Ha ! j'ai une histoire…, aux éditions Carrere-Michel Lafon en mars 1986, ainsi que celle du livre Les Étoiles de ma vie de Yanou Collart, aux éditions de l'Archipel en juin 2019.

Théâtre

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Filmographie

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Émissions

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Télévision

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Animateur

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  • 1970 : Samedi et compagnie sur l'ORTF
  • 1971-1975 : Samedi soir (depuis le restaurant Maxim's) sur la deuxième chaîne de l'ORTF
  • 1975 : Bouvard en liberté sur Antenne 2
  • 1975-1976 : Dix de der sur Antenne 2
  • 1976-1977 : L'Huile sur le feu sur Antenne 2
  • 1977-1978 : Le Dessus du panier sur Antenne 2
  • 1978-1979 : Sur la sellette sur Antenne 2
  • 1979-1982 : Passez donc me voir sur Antenne 2
  • 1982-1985 : Le Théâtre de Bouvard sur Antenne 2
  • 1985 : La 2500e des Grosses Têtes sur Antenne 2
  • 1986 : Le Petit Bouvard illustré sur Antenne 2
  • 1986-1987 : Le Nouveau Théâtre de Bouvard sur Antenne 2
  • 1987-1988 : 5, rue du théâtre puis Boulevard Bouvard sur La Cinq (également producteur)
  • 1989 : Bouvard et compagnie sur La Cinq
  • 1989 : Bar des ministères sur La Cinq
  • 1990 : Les Drôles de têtes sur Antenne 2
  • 1992 : La 5000e des Grosses Têtes sur TF1
  • 1992-1993 : La Première Fois sur TF1 : coanimation avec Christophe Dechavanne
  • 1992-1997 : Les Grosses Têtes sur TF1 (version télévisée)
  • 1993-1994 : Le Pied à l'étrier sur TF1
  • 1994-1996 : Les Grosses Têtes en fête sur TF1
  • 1997-1999 : Bouvard du rire sur France 3
  • 2000 : Bouvard des succès sur France 2 : coprésentation avec Ariane Massenet et Julie Raynaud
  • 2001 : Abracadabrantesque sur TF1
  • 2006-2014 : Les Grosses Têtes sur Paris Première (version télévisée)
  • 2013 : Les 30 ans du Petit Théâtre de Bouvard sur France 2
  • 2014 : Les Grosses Têtes : Nos 37 ans de bonheur sur France 2

Participant

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Philippe Bouvard a témoigné dans trois numéros du magazine Un jour, un destin présenté par Laurent Delahousse sur France 2 :

  • Les Années Philippe Bouvard, LMLR, 2014.
  • Bouvard : Le meilleur à la télé, LMLR, 2019.

Distinctions

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Décorations

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Récompenses

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Hommages

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Un buste en glaise de Philippe Bouvard a été réalisé par le sculpteur Daniel Druet[55][source secondaire souhaitée].

Philippe Bouvard a fait son entrée au musée Grévin dans les années 1980 : son double en cire y est ainsi présent[réf. souhaitée].

Philippe Bouvard avait également sa marionnette aux Guignols de l'info, célèbre émission sur la chaîne de télévision Canal + (du au )[réf. souhaitée] et la voix de Philippe Bouvard est Yves Lecoq.

Notes et références

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  1. ↑ Andrée Gensburger et Marcel Bouvard se sont mariés le 22 novembre 1928[Où ?].
  2. ↑ Marcel Bouvard réapparaît vingt-trois ans plus tard pour essayer - en vain - de faire des affaires avec son fils.
  3. ↑ Né le à Paris, Jules Luzzato est petit-fils de rabbin.
  4. ↑ Comme il nous l'apprend dans son émission des Grosses Têtes du , sa carte de presse porte le numéro 13 781.

Références

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  1. 1 2 3 Jacques Lafitte et Stephen Taylor, Who's Who in France, J. Lafitte, , 2200 p. (ISBN 978-2-857-84042-8, présentation en ligne), p. 341.
  2. 1 2 3 4 5 Carol Binder, Actualité juive, « Phillipe Bouvard : «Je ne suis pas du tout honteux d’être juif» », sur JForum (le portail juif francophone), (consulté le ).
  3. 1 2 Muriel Frat, « Bouvard, l'homme blessé » Le Figaro, encart Culture, samedi 6 / dimanche 7 décembre 2014, p. 37.
  4. ↑ Joseph Valynseele et Denis Grando, À la découverte de leurs racines : généalogie de 80 célébrités, Éditions de l'Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux, tome 2 (1994) (ISBN 2-908-003-03-1).
  5. 1 2 3 4 5 Bernard Meeus, « Philippe Bouvard : “Merci d'avoir fait libérer mon père” », Le Soir,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  6. ↑ « Fanny Luzzato, née Weil », sur Convoi 77 (consulté le ).
  7. ↑ Joseph Valynseele et Denis Grando, À la découverte de leurs racines : généalogie de 80 célébrités, Éditions de l'Intermédiaire des Chercheurs et des Curieux, tome 2 (1994), page 44.
  8. ↑ Annette Lévy-Willard, « «Justes» oubliés », Libération,‎ (lire en ligne Accès payant).
  9. ↑ « Sigismond LUZZATO », sur Convoi 77 (consulté le ).
  10. ↑ Mohammed Aïssaoui, L'étoile jaune et le croissant, Éditions Gallimard, , p. 57.
  11. 1 2 Maryvonne Ollivry et Patrick Talhouarn, « Confidences Philippe Bouvard : «J'ai souffert de l'Occupation, j'ai vu mes grands-parents déportés à Auschwitz» », VSD (version du sur archive.org).
  12. 1 2 3 4 5 6 « Philippe Bouvard : "Je me regarde vieillir avec curiosité" », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. ↑ Philippe Bouvard, « J'ai découvert la lutte des classes dans la cour de récréation », rubrique « Le bloc-notes », in Le Figaro Magazine, semaine du 17 mai 2013, p. 138.
  14. ↑ Philippe Bouvard, « Au palmarès de mes lycées », rubrique « Le bloc-notes », in Le Figaro Magazine, semaine du 5 avril 2019, p. 138.
  15. ↑ Philippe Bouvard, Journal de Bouvard II, Le Cherche midi, , p. 121.
  16. 1 2 3 4 Clara Margaux, « Philippe Bouvard : Ses incroyables révélations ! », France Dimanche,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. ↑ Philippe Bouvard, Je crois me souvenir… 60 ans de journalisme, Flammarion, , p. 57.
  18. ↑ Je crois me souvenir… 60 ans de journalisme, op. cit., p. 58.
  19. ↑ Philippe Labro, « Philippe Bouvard - À 84 ans, "l'humoraliste" a gardé son sourire d'enfant », Paris Match,‎ , p. 88-89 (lire en ligne).
  20. ↑ « Le journaliste et animateur radio Philippe Bouvard est mort à l’âge de 96 ans », La Tribune Dimanche,‎
  21. ↑ Les patrons de presse, Carrière, , p. 64.
  22. ↑ « Après 14 ans et 5225 chroniques, Philippe Bouvard est évincé de Nice-Matin », L'Express,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  23. 1 2 3 4 5 6 Véronique Cauhapé, « Philippe Bouvard, journaliste, homme de radio et de télévision, est mort à l’âge de 96 ans », Le Monde,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  24. ↑ Laurent Delahousse, « Philippe Bouvard, ambitions inachevées », émission Un jour, un destin sur France 2, 7 décembre 2014, 48 min 10 s.
  25. 1 2 « M. Philippe Bouvard légèrement blessé par un déséquilibré », Le Monde diplomatique, no 12645,‎ , p. 12 (lire en ligne, consulté le ).
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  55. ↑ « Bustes sculptés par Daniel Druet », sur danieldruet.com via Wikiwix (consulté le ) [réf. obsolète], sur danieldruet.com.

Voir aussi

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Documentaires

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  • « Les années Bouvard : Le rire et l’impertinence » (Mireille Dumas), diffusé le sur France 3.

Articles connexes

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Liens externes

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