Piero Belli

journaliste et écrivain italien

Piero Belli (ou Pietro), né le 17 septembre 1882 à Spolète et mort le 10 mars 1957 à San Giorgio a Cremano, est un écrivain, romancier et journaliste italien.

Piero Belli
Piero Belli en 1924 (deuxième en partant de la gauche) sur le navire Italia.
Biographie
Naissance
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Libero
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Parti politique

Biographie

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À l'avant-garde : syndicalisme révolutionnaire, anarchisme, futurisme

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Collaborateur de La Demolizione d'Ottavio Dinale (sous le pseudonyme Libero), membre du du mouvement syndicaliste révolutionnaire et proche de l'anarchisme, il adhéra par la suite au futurisme.

Il participa en 1910 au référendum lancé par La Demolizione sur la question du « Parti révolutionnaire » auquel participèrent Alfonso et Germano De Pietri Tonelli, Livio Ciardi, Enrico Meledandri, Maria Rygier, Luigi Fabbri, Paolo Orano, Luigi Bertoni, Attilio Deffenu, Luigi Molinari, Michele Bianchi, Armando Borghi, Nicola Vecchi et Giovanni Domanico[1].

L'interventionnisme et l'Entreprise de Fiume

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Durant la Première Guerre mondiale, il écrivit le roman L'ultimo garibaldino et rejoignit la rédaction de Il Popolo d'Italia, le journal fondé par Benito Mussolini, et à ce titre, en 1920, il suivit l'Entreprise Fiume de Gabriele D'Annunzio , qu'il loua plus tard dans le livre La notte di Ronchi. Dans cet opuscule d'une quarantaine de pages, écrit et publié l'année des évènements, il loua de façon romancée et lyrique la prise de Fiume et expliqua son choix de s'y rendre :

« Fiume agonisait. Fiume mourait. Fiume allait à l’abattoir… Et personne ne s’en apercevait. Et j’ai le devoir de me citer moi-même — puisque je me trouve seul — pour dire que le Popolo d’Italia a été le seul journal à jeter un cri d’alarme quand, début septembre, j’annonçais dans ses colonnes que la situation de Fiume pouvait désormais se définir selon le concept dilemmatique de l’agonie ou de la tragédie. J’avais été à Fiume. J’y étais accouru de ma propre initiative pour avoir une sensation précise de l’état d’esprit des habitants. Et j’en étais revenu enthousiaste, mais le cœur serré. Les habitants de Fiume n’avaient plus, désormais, d’autre ressource que celle du désespoir. Ils ne s’en remettaient plus qu’à eux-mêmes. Ils étaient résolus à s’insurger […] S’insurger, il le fallait. Et se battre avec les seules armes dignes de la trahison lancée à grands pas vers l’épilogue : les baïonnettes. Et agir, en un mot, sans pitié et sans miséricorde, ni pour la ville ni pour l’Italie. C’était la seule façon de briser le nœud gordien que les Alliés avaient serré à Fiume avec la complicité protagoniste du gouvernement de Rome. »[2]

Dithyrambique à l'égard de D'Annunzio, il le qualifiait de « napoléonien », expliquant que son apparition « ne semble pas humaine. Car le miracle qui s’accomplit ne peut être que l’œuvre de Dieu »[2] :

« Son nom est au-dessus de chaque cime. Il est plus haut que chaque sommet. Il est napoléonien. Peut-être personne ne s’en est-il encore aperçu. Peut-être beaucoup ne voudront-ils pas encore le croire, habitués qu’ils sont à considérer en lui le poète plutôt que le soldat, le littérateur plutôt que l’homme politique. Mais avec l’épreuve de Ronchi, il a obtenu son doctorat de « grand », dans le sens le plus rond du terme : grand comme agitateur, grand comme chef : égal, dans la logique supérieure de sa pensée, à la formidable efficacité de son action ; polémiste en tout sens et sur tout terrain dans la gloire sublimement azurée de sa poésie descendue d’un trait pour se fondre au bronze impérissable de la réalité historique, jaillie du tumulte passionnel de sa merveilleuse âme multiple aux prises avec le monde entier du haut d’un défi paradoxal. »[2]

Fasciste et journaliste sous le régime

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En 1921, il fut rédacteur en chef du Popolo d'Italia pendant quelques mois, et en 1924, fut le correspondant du journal à bord du navire Italia, lors de la croisière en Amérique latine : ses reportages de la croisière furent publiés dans divers journaux et finalement rassemblés dans le livre Al di là dei mari. Il fut correspondant pendant la guerre d'Éthiopie, une expérience qu'il a relatée dans son livre Un'orda barbarica al servizio della civiltà. L'agonia del brigantaggio abissino.

L'après-guerre : au Mouvement social italien (MSI)

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Après la Seconde Guerre mondiale, il adhéra au Mouvement social italien (MSI).

Œuvres

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  • Il diario di un sergente.
  • L'ultimo garibaldino, Quintieri, Milano 1920.
  • La notte di Ronchi, Quintieri, Milano 1920. (online)
  • Revolverate, Bologna, Tipografia Cuppini, 1921.
  • Pace in fiamme (romanzo), Lattes editore, Torino-Genova, 1922.
  • Fronte al nemico, G. B. Paravia & C. editore, 1923.
  • Al di là dei mari, Vallecchi, Firenze 1925, avec une préface de Benito Mussolini et Giovanni Giuriati.
  • Un'orda barbarica al servizio della civilta. L'agonia del brigantaggio abissino, La Prora, Milano 1935.

Notes et références

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(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Piero Belli » (voir la liste des auteurs).
  1. Maurizio Antonioli, , Azione diretta e organizzazione operaia sindacalismo rivoluzionario e anarchismo tra la fine dell'ottocento e il fascismo, Manduria, Lacaita, , p. 81
  2. 1 2 3 Piero Belli, La notte di Ronchi, Milano, Quintieri, (lire en ligne)

Bibliographie

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Liens externes

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  • Documenti d'archivio:
    • Archivio centrale dello Stato, Ministero dell'interno, Direzione generale pubblica sicurezza, Divisione affari generali e riservati, archivio generale, "Documenti sequestrati al giornalista Pietro Belli", 1927-1929, bb.5 (Guida ai fondi dell'Archivio centrale dello Stato sul sito Archivi.BeniCulturali.it del Ministero per i beni e le attività culturali, direzione generale per gli archivi).