Livio Ciardi

syndicaliste et politicien (1881–1943)

 Livio Ciardi, né le à Rapolano Terme et mort le à Rome, est un syndicaliste et homme politique fasciste italien.

Il est le frère de Luigi Ciardi.

Biographie

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Organisateur syndicaliste révolutionnaire

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Provenant d'une famille très pauvre[1], Livio Ciardi commence dès l'adolescence à travailler comme ouvrier, puis comme cheminot, devenant un cadre important du Syndicat des cheminots italiens (Sindicato ferroviario italiano - SFI)[2]. Partisan de l'action directe et très critique envers la direction réformiste du syndicat, il commence à travailler pour le SFI en décembre 1907, après avoir été licencié de son travail aux Ferrovie di Stato pour avoir participé à une grève générale[1].

En juin 1908, il collabore avec Alceste De Ambris à la grève générale des syndicats agricoles à Parme et, en juillet de la même année[1], il est nommé secrétaire de la Chambre du Travail syndicaliste de Plaisance, un poste qu'il quitta en septembre après que le SFI lui eut confié des tâches de propagande et de réorganisation au sein du syndicat[1].

Favorable à la formation d'un grand syndicat unitaire et apartisan, Ciardi fut l'un des promoteurs de La Conquista, journal qui défendait cette position et qui fut publié entre novembre 1910 et mars 1911[1]. Dans le même journal, Ciardi polémiqua avec Tullio Masotti sur la question de l'autonomie des syndicats et attaqua le camp du syndicalisme théorique, le qualifiant de « blocard » (partisan des blocs politiques), d'éclectique, de doctrinaire et de philosophique[3]. Dans un de ses articles, Ciardi fixa des conditions aux intellectuels :

« Au camarade intellectuel, nous disons : si tu es journaliste, écris des articles sur les questions ouvrières et nous te témoignerons notre reconnaissance ; si tu es écrivain, écris des livres sur les questions les plus importantes de la société contemporaine, que nous nous ferons un devoir de lire ; si tu es, surtout, chimiste, fournis à l'ouvrier les notions techniques pour pratiquer le sabotage, cette arme terrible de défense et d'offensive qui peut rabattre l'arrogance des capitalistes et des gouvernants. Mais pour ce faire, ni les fédérations de groupes ni les constitutions de nouveaux partis ne sont nécessaires. Cette démarcation entre intellectuels et prolétariat est absolument indispensable à la sincérité de notre mouvement et si le Congrès de Bologne veut dire une parole courageuse, il aura pleinement accompli sa tâche »[3].

Entre 1910 et 1914, Ciardi est l'un des dirigeants les plus populaires du SFI, dirige à la même période le journal La Tribuna dei Ferrovieri, collabore à Il Divenire sociale d'Enrico Leone et est élu représentant du syndicat italien au VIIIe Congrès de la Fédération internationale des ouvriers du transport (Londres, septembre 1913). En 1912, il est élu membre du Comité central de l'Unione Sindacale Italiana (USI) récemment créée[3]. Au début de l'année 1914, il mène la grande agitation des cheminots italiens[1].

De l'interventionnisme au syndicalisme national

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Opposé à la guerre de Libye, Ciardi devient interventionniste à l'été 1914 et tente sans succès de s'engager comme volontaire dans la Légion garibaldienne sur le front français[1]. En mai 1915, il s'engage comme volontaire dans l'armée italienne et, après deux ans dans les tranchées, il réussit en juillet 1917 à retourner aux Ferrovie di Stato et à pouvoir travailler à Milan[1]. Il rentre décoré de la médaille d'argent pour sa bravoure militaire[2].

Par la suite, Ciardi entre en contact avec l'Unione Sindacale milanese (USM), dirigée par Edmondo Rossoni, puis participe avec ce dernier et Alceste De Ambris à la fondation de l'Unione Italiana del Lavoro (UIL) en juin 1918[1]. Dans les années 1920, Ciardi rejoint les syndicats fascistes et obtient sa carte de membre du Parti national fasciste (PNF) en janvier 1922[2].

Livio Ciardi (à la tribune) en 1924.

Homme politique fasciste

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Il est élu député du PNF pendant trois législatures, de 1924 à 1939, et conseiller national de la Chambre des faisceaux et des corporations de 1939 à 1943.

Durant sa carrière, Ciardi occupe de nombreuses fonctions au sein des syndicats fascistes, notamment celle de secrétaire de la Corporation des travailleurs des communications intérieures (1923-1927), de secrétaire de la Confédération nationale des transports terrestres et de la navigation intérieure (1927-1929), puis de président de cette même Confédération (1929-1933)[2]. Il fut ensuite commissaire de la Fédération nationale des syndicats de travailleurs portuaires fascistes. Il fut également directeur de la Rivista delle comunicazioni : organo ufficiale della Confederazione nazionale sindacati fascisti dei trasporti terrestri e della navigazione interna de 1930 à 1933.

En , il fut nommé sénateur du Royaume avant de décéder en août de la même année à l'âge de 62 ans.

Notes et références

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(it) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en italien intitulé « Livio Ciardi » (voir la liste des auteurs).
  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Steven Forti, El peso de la nación : Nicola Bombacci, Paul Marion y Óscar Pérez Solís en la Europa de entreguerras, Universidade de Santiago de Compostela, (lire en ligne), p. 32-33
  2. 1 2 3 4 « CIARDI, Livio », sur Dizionario biografico Treccani
  3. 1 2 3 Federico Goddi, « Tullio Masotti : L'itinerario di un sindacalista rivoluzionario », Giornale di Storia Contemporanea, no 1, (lire en ligne)

Bibliographie

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  • Steven Forti, El peso de la nación : Nicola Bombacci, Paul Marion y Óscar Pérez Solís en la Europa de entreguerras, Universidade de Santiago de Compostela, 2014, pp.32-33.
  • Roberto Bernardi, Il Sindacato ferrovieri italiani dalle origini al fascismo, 1907-1925, Edizioni Unicopli, 1994.
  • Roberto Pagetta, Maurizio Toccaceli, Ancona al tempo della Grande Guerra, Quaderni del consiglio regionale delle Marche.
  • Federico Goddi, Tullio Masotti : L'itinerario di un sindacalista rivoluzionario, Giornale di Storia Contemporanea, n° 1. 2011.

Liens externes

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