Pierre-Marin Rouph de Varicourt
Pierre-Marin Rouph de Varicourt, né le à Versonnex (Généralité de Bourgogne) et mort le à Orléans (Loiret), est un prêtre catholique, représentant du clergé aux États généraux, député à l'Assemblée constituante de 1789 puis évêque d'Orléans en 1817.
| Évêque diocésain Diocèse d'Orléans | |
|---|---|
| - | |
| Député de l'Assemblée constituante Assemblée nationale constituante | |
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès |
(à 67 ans) |
| Nationalité | |
| Activités |
Prêtre catholique (à partir du ), évêque catholique (à partir du ), homme politique |
| Père |
Marin-Étienne Rouph de Varicourt (d) |
| Fratrie |
Reine Philiberte de Varicourt François Rouph de Varicourt (d) Johann Lambert Varicourt (d) |
| Consécrateurs |
|---|
Biographie
modifierRouph de Varicourt, au lieu de choisir le métier des armes comme le veut la tradition familiale, choisit la carrière ecclésiastique. Ses études l'amènent à Paris plus exactement au séminaire de Saint-Sulpice dirigé par son parent non moins célèbre l'abbé Émery. À la fin de ses études, il obtient un canonicat dans le chapitre de Genève dont l'évêque réside à Annecy.
Son vœu le plus cher est de devenir doyen et curé de Gex car il est le tuteur de ses neuf frères et sœurs depuis la mort de leur père.
En 1789, il est nommé député de son ordre. Homme de tradition, il refuse de prêter le serment constitutionnel du clergé ; on lui supprime son bénéfice. Pendant la terreur, il s'enfuit en Angleterre. Sa mauvaise santé l'oblige à revenir sur le continent. Il se réfugie pendant sept mois aux limites de son ancien diocèse. Le 9 thermidor, il croit enfin pouvoir retrouver sa cure de Gex mais il est de nouveau obligé de fuir cette fois vers l'Italie. Le pape Pie VII le remarque et l'emmène avec lui à Rome.
Ce n'est que vers 1800 qu'il rentre enfin au pays, il est nommé à la cure de Gex le . Nommé évêque d'Orléans en 1817, il quitte la mort dans l'âme Gex en 1819 et est consacré le par l'archevêque de Reims Jean-Charles de Coucy avec comme co-consécrateurs l'évêque titulaire d'Orthosia-en-Carie (de) Louis-Siffrein-Joseph de Salamon et l'évêque émérite de Trèves Charles Mannay. Il meurt à Orléans en 1822. Homme de tradition, fidèle au Pays de Gex, il lègue une part de ses biens aux paroisses de Pougny et Versonnex.
Publication
modifierNotes et références
modifierVoir aussi
modifierBibliographie
modifier- Sacri numeri : illustrissimo ac reverendissimo in Christi patri, DD. Petro M. Rouph de Varicourt, Aurelianensi episcopo, sedem suam ingredienti, in vigiliâ Epiphaniae Domini, anno 1820 ; Stephen T Badin ; Orléans : Imprimerie de Jacob ..., 1820. (OCLC 28600017)
- Notice historique et biographique ou Éloge de Mgr Pierre-Marin Rouph de Varicourt, décédé évêque d'Orléans le , et membre honoraire de la Société royale des sciences, belles-lettres et arts de cette ville Lu dans la séance publique du ; Charles Bon François Boscheron des Portes ; Paris, chez Pillet et Colnet, 1823. (OCLC 80601689)
- The diary of Rouph de Varicourt, cure of Gex, deputy in the estates general of 1789. ; M G Hutt ; Bull. Inst. Hist. Res. Bulletin of the Institute of Historical Research. vol. XXIX. (OCLC 50389786)
- « Pierre-Marin Rouph de Varicourt », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition] [texte sur Sycomore]
Archives
modifier- Le fonds d'archives de Pierre-Marin Rouph de Varicourt (Fonds Pierre-Marin Rouph de Varicourt (P235)) est conservé au centre d'archives de Québec de Bibliothèque et Archives nationales du Québec.
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressource relative à la religion :
- Ressource relative à la vie publique :