Pierre Causse est un prêtre catholique, traducteur et écrivain français de langue d'oc.

Pierre Causse
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Fonctions
Directeur
Aumônerie nationale des gens du voyage (d)
-
René Bernard (d)
inconnu
Majoral du Félibrige
-
Michel Desplanches (d)
Président
Commission pour la langue d'oc à l'Église
-
Simone Nougier (d)
Chapelain
Archidiocèse d'Aix-en-Provence et Arles
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 88 ans)
ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Pierre Marius CausseVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Pèire de LunoVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Père
Louis Causse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Rosalie Causse (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Joséphine Chevalier (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Ordre religieux
Membre de
Commission pour la langue d'oc à l'Église
Escòla occitana (d)
Nation gardiane
École du Vidourle (d)
Lou Roudelet felibren dóu Pichoun Bousquet (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Distinction

Biographie

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Né le à Lunel, dans la maison paternelle de la rue du Tapis-Vert, de Louis et Rosalie Causse, Pierre Marius Fructueux Causse a une sœur, Joséphine[1].

Entré au petit séminaire à Notre-Dame de Prime-Combe, il apprend durant ses vacances la langue d'oc auprès de Louis Abric[1]. Novice en 1940, il gagne Dax en 1944 pour étudier la théologie[1]. Entré au sein de la congrégation de la Mission[2], il est ordonné prêtre en 1948[1]. Il est envoyé successivement à Toulouse, en Ardèche, puis à Marseille où il s'établit longtemps au sanctuaire de Tour-Sainte dont il devient le supérieur[1]. Aumônier des gens du voyage pour le diocèse d'Aix et de Marseille, il devient leur aumônier national de 1977 à 1983[2]. Il accompagne également les Filles de la charité, toujours à Marseille, et les Équipes Notre-Dame[1].

Entre-temps il s'approche de la Nacioun gardiano, où Alphonse Arnaud suscite son intérêt pour la bouvine, et dont il cofonde son pèlerinage annuel à Lourdes en 1985[1]. Parrainé par Joseph Salvat au sein de l'Escòla occitana, il s'affilie aussi à l'Escolo dóu Vidourle[1], dont il devient le président d'honneur[2], et dont il restaure la félibrée en 1952[3]. Il est un membre actif du Roudelet felibren dóu Pichoun Bousquet[4].

Entré au Félibrige en 1952[1], il est élu majoral en 1973[2]. Vers 1955, il compose avec Pierre Gibert une première avec des chants en langue d'oc, dite « des Saintes-Maries »[5]. Il devient président de la Commission pour la langue d'oc à l'Église avec Paul Nougier en 1969, qui traduit notamment la messe romaine[6] en 1972.

Auteur de nombreuses prédications en langue d'oc, il a aussi publié des textes sous le nom de plume « Pèire de Luno »[2],[a], notamment dans Prouvènço d'aro[7]. Prédicateur à la messe de la félibrée de Sceaux à la suite de Sylvain Toulze à partir de 1991[8], il reçoit la médaille d'argent de Florian en 1998[9].

En 2008, il se retire à Montolieu, au sein de la maison de retraite de sa congrégation[1]. Privé de sa voix, il meurt le [1] à Toulouse[10].

Postérité

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En 2011, un rond-point de Lunel prend son nom[11].

Bien qu'il ait brûlé ses papiers avant sa mort[1], le Souvenir Pierre-Causse, fondé en 2021, parvient à rassembler une documentation qui donne lieu à une publication la même année[12].

Ouvrages

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  • Éloge du chanoine Joseph Salvat, félibre-majoral (1889-1972), Lunel, Escolo dóu Vidourle, 1976 (BNF 41630930).
  • Causido d'oumelío
  • Causido de brinde à l'Escolo dóu Vidourle

Notes et références

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  1. ↑ Référence à l'antipape Benoît XIII, personnage de Nerto de Frédéric Mistral.

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 Desplanches 2012.
  2. 1 2 3 4 5 Fourié 2009.
  3. ↑ Coll. 2021, p. 106.
  4. ↑ Coll. 2021, p. 64-65.
  5. ↑ Dominique Javel, « Célébrer la messe en langue d'oc », dans Geneviève Hasenohr (en) (dir.), Les Langues du Sud : entre érosion et émergence, Paris, CTHS, (lire en ligne), p. 67.
  6. ↑ Javel 2004, p. 68.
  7. ↑ Coll. 2021, p. 66.
  8. ↑ « 16 juin : fête félibréenne et méridionale », Sceaux Magazine, no 208,‎ , p. 9 (lire en ligne).
  9. ↑ « Médaille de Florian », Sceaux Magazine, no 277,‎ (lire en ligne).
  10. ↑ Coll. 2021, p. 8.
  11. ↑ Coll. 2021, p. 107.
  12. ↑ Joëlle Sanchez-Valat, « Une page s'est tournée avec l'arrêt du Souvenir Pierre-Causse », Midi libre,‎ (lire en ligne).

Annexes

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Bibliographie

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Liens externes

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