Pierre Fabre (essayiste)

essayiste français d'expression provençale

Pierre Fabre est un essayiste français d'expression provençale. Il est spécialiste de l'histoire du Félibrige, dont il est le capoulié de 1992 à 2006.

Pierre Fabre
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Fonctions
Capoulié du Félibrige
-
Paul Pons (d)
Jacques Mouttet (d)
Majoral du Félibrige
depuis
Syndic de la maintenance félibréenne de Provence (d)
-
René Jonnekin (d)
Président
Association varoise pour l'enseignement du provençal (d)
-
inconnu
inconnu
Biographie
Naissance
Nom de naissance
Pierre Paul Richard FabreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Louis Fabre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Isabelle Fabre (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Pierre-Calendal Fabre (d)
Pascalis Fabre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Jury pour l'élection de la reine d'Arles (d) ()
Jury des jeux floraux du Félibrige (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Mouvement
Félibrige (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Biographie

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Né le [1] à Marseille, issu d'une famille d'origine provençale partageant ses origines entre les Alpes-de-Haute-Provence, la Drôme, les Bouches-du-Rhône et le Var, Pierre Paul Richard Fabre a fréquenté les Lycées St-Charles et Victor-Hugo de Marseille avant d'être étudiant à l'Université des Sciences et Techniques du Languedoc et à l'école normale de Draguignan. Il a également été étudiant à la faculté des lettres d'Aix, où il a obtenu une attestation de langue et littérature provençales et une licence ès sciences de l'éducation.

Enseignement et pédagogie

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Il fait ses débuts comme instituteur dans le Var, avant de devenir à partir de 2001 conseiller pédagogique spécialisé dans le domaine des langues vivantes étrangères et régionales auprès de l'inspecteur d'académie du Var[2]., et dans le même temps formateur à l'IUFM Célestin-Freinet de l'Académie de Nice[3]. Parallèlement à ses activités d'enseignement du provençal qu'il a enseigné dans le cadre institutionnel et dans le cadre associatif, il est aussi fortement engagé dans le cadre de ses activités professionnelles dans les partenariats entre l'Académie de Nice et la Bavière en collaboration avec l'Office franco-allemand pour la jeunesse, pour le compte duquel il participe à la mise en place d'une valisette pédagogique bilingue (Kinderkiste) à l'intention des jeunes publics dans le cadre de l'éveil à la diversité linguistique. Il prend sa retraite professionnelle en 2019.

Langue et culture d'oc

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Il entre au Félibrige en 1975. Président de l'Association varoise pour l'enseignement du provençal de 1979 à 1982, il est élu en 1982 syndic de la maintenance de Provence[3] du Félibrige, charge qu'il occupe jusqu'en 1993. Il est élu majoral du Félibrige en 1986 (cigalo di Jardin, précédemment détenue par Marcelle Drutel), en devient le capoulié en 1992, et le reste jusqu'en 2006[3].

En 1987 et 1996, il figure au jury pour l'élection de la reine d'Arles[4]. Il a été membre de plusieurs jurys littéraires - notamment, jusqu'à ce jour, la commission des jeux floraux du Félibrige. Il a également été tambourinaire[5]. Il a participé au conseil scientifique du musée Frédéric-Mistral à Maillane en vue de sa rénovation.

Sociétés savantes

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Il a appartenu à l'Académie du Var. Il est membre correspondant de l'Académie de Marseille[6] depuis 2003[7], membre correspondant de l'Académie des sciences, agriculture, arts et belles-lettres d'Aix depuis 2026, et maître ès Jeux floraux de l'Académie des jeux floraux de Toulouse [3] depuis 1998[8].

Production intellectuelle

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Il est intervenu dans plusieurs congrès et colloques, dont le Congrès des Sociétés savantes de Nimes et celui de la Société française d'onomastique d'Aix-en-Provence à l'organisation duquel il a pris part[9]. Il a prononcé des conférences dans plusieurs pays européens, dans le cadre de ses fonctions de capoulié.

Il est l'auteur en 2002 d'un ouvrage d’entretiens (Mistral en héritage, 2002), dans lequel il exprime sa conception du Félibrige en dehors de tout faux régionalisme, et la vision qu'il a de la maintenance et de la promotion de la langue d'oc[10],[11]. Il a par ailleurs été l’éditeur scientifique des inédits de Pierre Devoluy (Istòri naciounalo de la Prouvènço e dóu Miejour di Gaulo, 1992) et de Joseph d'Arbaud (Jaquet-lou-Gaiard puis La Caraco, 2000 et 2025), et en collaboration avec Jean-Yves Casanova, des Œuvres poétiques de ce dernier (2025). Il a publié en 2024, assorti de plus de 800 notes, Dans l'intimité de Frédéric Mistral. Lettres à sa femme (2025), correspondance inédite jusqu'alors. Il a également préfacé plusieurs ouvrages, dont la réédition du Dictionnaire provençal-français de Simon-Jude Honnorat (1991), ainsi que la trilogie romanesque La Cévenne embrasée de Pierre Devoluy (2002).

Il a collaboré aux publications suivantes : le Bulletin de l'Association varoise pour l'enseignement du provençal, le Bulletin de l'Académie du Var, les Chroniques de Haute-Provence, L'Astrado, L'Armana di felibre, Lo Bornat, Lou Felibrige, Lou Prouvençau à l'escolo, Verdons.

Vie privée

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Il épouse en 1985 Isabelle Pierrugues, alors secrétaire de la maintenance de Provence du Félibrige[12], et enseignante de provençal devenue en 2004 directrice de l'école primaire français-provençal de Cuers[13] ; ils ont deux fils.

Ouvrages

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  • Collectif, Li Jouine e Frederi Mistral, Felibrige, 1981.
  • Laus de Marcello Drutel, 1986, ms.
  • Entretiens avec Gérard Blua, Mistral en héritage, Marseille, Autres temps, 2002 (ISBN 2-8452-1112-0).
  • Les Félibres majoraux de 1876 à 2006, Aix-en-Provence, Félibrige, 2006 (SUDOC 104600462).

Éditions

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  • Pierre Devoluy, Istòri naciounalo de la Prouvènço e dóu miejour di Gaulo, Ollières, Cercle Pierre-Devoluy/Draguignan, maintenance de Provence du Félibrige, 1994 (SUDOC 013493825).
  • Mélanges dédiés à la mémoire du professeur Paul Roux (1921-1991) (préf. Olivier Neige, postface Paul Pastour), La Farlède, Association varoise pour l'enseignement du provençal, 1995 (SUDOC 005053587).
  • Joseph d'Arbaud, Jaquet-lou-Gaiard, suivi de Lou Matagot et La Pichoto Auco : récits inédits, maintenance de Provence, 2000 (SUDOC 076526453).
  • Frédéric Mistral (préf. Paulin Reynard), Dans l'intimité de Frédéric Mistral : lettres à sa femme, La Roque-Alric, Les Offray, 2024 (ISBN 978-2-490638-31-4).
  • Avec Jean-Yves Casanova de Joseph d'Arbaud, Obro pouëtico, Salinelles, L'Aucèu libre, 2025 (SUDOC 285253999).
  • Joseph d'Arbaud (ill. Paul Granell), La Caraco : raconte camarguen, L'Aucèu libre, 2025 (ISBN 978-2-917111-15-4).
  • Frédéric Mistral, Cant nouviau : recueil des poèmes et chansons offerts à Frédéric Mistral et Marie Rivière à l'occasion de leur mariage à Dijon, le 27 septembre 1876 rassemblés et présentés par Pierre Fabre, Felibrige, 2026 (ISBN 978-2-9571320-5-8)

Traduction

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  • En provençal, d'Aurélie Samson et Florence Sizaret (dir.), Museon arlaten, Paris, Liénard, 2021 (ISBN 978-2-35906-333-2).

Distinctions

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Références

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  1. ↑ BNF 12445754.
  2. ↑ Alain Barthélemy, « [Sans titre] », dans Mémoires de l'occitanisme (1960-1980), Perpignan, Trabucaire, 2026, p. 113.
  3. 1 2 3 4 5 Fourié 2009.
  4. ↑ https://www.amisduvieilarles.com/assets/files/bulletins/pdf/64p.pdf, p. 17.
  5. ↑ « ZIC TRAD_Cours_Tambourinaires », sur zictrad.free.fr (consulté le ).
  6. ↑ Fourié 2009.
  7. ↑ https://www.academie-sla-marseille.fr/medias/files/membres-correspondants-acadmarseille-1.pdf.
  8. ↑ « M. Pierre FABRE », sur Jeux Floraux (consulté le ).
  9. ↑ Jacques Chaurand, « Avant-propos », Actes des colloques de la Société française d'onomastique, no 8,‎ , p. 7 (lire en ligne).
  10. ↑ Jean-Marc Courbet, « Pèire Fabre respond à Gerard Blua », Prouvènço d'aro, no 169, juillet 2002, p. 11 (lire en ligne).
  11. ↑ Serge Bec, « Le splendide héritage mistralien de Pierre Fabre, 13e capoulié du Félibrige », Autre Sud, no 18, septembre 2002, p. 156-157.
  12. ↑ Odyle Rio, « Rémi Venture, trésorier de la maintenance de Provence », Bulletin des Amis du vieil Arles, no 46,‎ , p. 27-28 (lire en ligne).
  13. ↑ CB [?], « L'école Yves-Bramerie a fêté la laïcité à Cuers », Var Matin,‎ (lire en ligne).
  14. ↑ « Médaille de Florian », Sceaux Magazine, no 339,‎ , p. 7 (lire en ligne).

Annexes

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