Pierre Froumenty
Pierre Froumenty, né le à Agen et mort le dans la même ville, est un chanteur français de tessiture basse.
| Nom de naissance | Pierre Jean Maurice Froumenty |
|---|---|
| Naissance |
Agen, Lot-et-Garonne, Nouvelle-Aquitaine, France |
| Décès |
(à 77 ans) Agen, Lot-et-Garonne, Nouvelle-Aquitaine, France |
| Activité principale | basse |
| Style |
Les sources conservées le montrent principalement dans le répertoire lyrique français et germanique, avec une activité documentée à l'Opéra national de Paris ainsi que dans plusieurs enregistrements radiophoniques et discographiques.
Biographie
modifierLes documents d'état civil et les notices discographiques identifient Pierre Froumenty sous son nom complet de Pierre Jean Maurice Froumenty, né à Agen le et mort à Agen le , à l'âge de 77 ans[1].
Il appartient à la génération des basses françaises actives durant l'entre-deux-guerres et l'après-guerre. Les sources disponibles ne permettent pas de reconstituer de manière continue sa formation initiale, mais elles le placent de façon durable dans le circuit des théâtres lyriques parisiens et dans les captations de radio ou de disque[1],[2].
À l'Opéra national de Paris, son nom apparaît dans plusieurs distributions du grand répertoire. Il y chante notamment le rôle d'Arkel dans Pelléas et Mélisande de Claude Debussy, aux côtés de Jacques Jansen, Victoria de los Ángeles et Gérard Souzay[3].
Les notices de spectacle le montrent également dans Samson et Dalila de Camille Saint-Saëns, où il tient le rôle d'Abimélech, dans Geneviève de Marcel Delannoy, où il incarne Hidulfus, et dans Un ballo in maschera de Giuseppe Verdi, où il interprète le comte Horn[4],[5],[6].
La reprise de Samson et Dalila en janvier 1956 à l'Opéra Garnier est particulièrement bien documentée par la presse. Le 18 janvier 1956, Le Monde consacre un compte rendu à cette production dirigée par Louis Fourestier, avec Rita Gorr dans le rôle de Dalila et José Luccioni dans celui de Samson. L'article situe Pierre Froumenty parmi les basses de la troupe et précise qu'il reprend le rôle d'Abimélech, satrape de Gaza, qu'il avait déjà tenu dans les années 1940[7].
Sa carrière documentée passe aussi par le répertoire wagnérien. Les notices conservées le mentionnent dans Der Rosenkavalier de Richard Strauss et la presse le cite à propos de Aida de Verdi, où il tient le rôle du roi d'Égypte[8],[9].
Répertoire et enregistrements
modifierLe nom de Pierre Froumenty est associé à un ensemble de captations qui documente un répertoire assez large, allant de l'opéra français au grand opéra allemand. Les sources les plus accessibles le montrent dans des rôles secondaires ou de complément, mais également dans des emplois de basse plus développés[2],[10].
| Date | Œuvre | Rôle / partie | Ensemble / direction | Source |
|---|---|---|---|---|
| 1936 | Les Amours de Ronsard, op. 132 | voix de l'ensemble | Darius Milhaud | [11] |
| 1951 | Mârouf, savetier du Caire | le sultan | Louis Fourestier | [12] |
| 1955–1956 | Pelléas et Mélisande | Arkel | André Cluytens | [3] |
| 1956 | Geneviève | Hidulfus | Tony Aubin | [5] |
| 1956 | Samson et Dalila | Abimélech | Opéra national de Paris – dir. Louis Fourestier | [7] |
| 1959 | Aida | le roi d'Égypte | Georges Sébastian | [9] |
| 1961 | Un ballo in maschera | comte Horn | Opéra national de Paris | [6] |
La critique publiée à propos de l'enregistrement de Pelléas et Mélisande insiste sur la présence vocale de Froumenty dans le rôle d'Arkel et décrit sa voix comme une basse française au timbre sombre[13].
Dans les commentaires consacrés à Les Maîtres chanteurs de Nuremberg, son Hans Sachs est cité parmi les interprètes retenus pour des extraits radiophoniques du milieu des années 1940[14].
Réception critique
modifierLes sources de presse conservées ne livrent pas une réception abondante, mais elles montrent que Pierre Froumenty est perçu comme un interprète de basse solide, employé dans des rôles de composition ou de premier plan selon les distributions. Dans le commentaire de Aida publié par Le Monde, son interprétation du roi d'Égypte est jugée tenue avec dignité[9].
À propos de la reprise de 1956 de Samson et Dalila, le même quotidien souligne la cohésion de la troupe de l'Opéra et la qualité des seconds rôles, en mentionnant la prestation de Froumenty en Abimélech comme « correctement campée, avec l'autorité vocale requise pour le satrape »[7]. La critique de Forum Opéra souligne de son côté, à propos de Mârouf, savetier du Caire, que Froumenty compose un sultan convaincant, ce qui confirme sa présence régulière dans les seconds rôles importants du répertoire français[5].
Notes et références
modifier- 1 2 « Pierre Froumenty – Ressources de la Bibliothèque nationale de France », sur data.bnf.fr, Bibliothèque nationale de France (consulté le )
- 1 2 « Pierre Froumenty », sur Forum Opéra
- 1 2 (en) « Debussy : Pelléas et Mélisande – Cluytens, Jansen, de los Angeles, Souzay, Froumenty », sur Discogs (consulté le )
- ↑ « Samson et Dalila », sur Les Archives du spectacle
- 1 2 3 « Geneviève », sur Forum Opéra
- 1 2 « Un bal masqué », sur Les Archives du spectacle
- 1 2 3 « La reprise de « Samson et Dalila » à l'Opéra », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ « Le Chevalier à la rose », sur Les Archives du spectacle
- 1 2 3 « Mme Renata Tebaldi dans « Aïda » », Le Monde, (lire en ligne)
- ↑ (en) « Pierre Froumenty », sur Apple Music
- ↑ (en) « Les Amours de Ronsard op.132 », sur WorldCat
- ↑ « Mârouf, savetier du Caire », sur Forum Opéra
- ↑ (en) « Debussy's Pelléas et Mélisande – A Discographical Survey », sur MusicWeb International (consulté le )
- ↑ « La Scène lyrique autour de 1900 », sur Forum Opéra