Pierre Martin Pirquet von Cesenatico

Feld-maréchal belgo-autrichien
(Redirigé depuis Pierre Martin Pirquet)

Pierre Martin Pirquet von Cesenatico (dit de Mardaga), né le à Liège et mort le à Steinhaus (Autriche) , est un militaire belgo-autrichien au service de l'armée impériale du Saint-Empire romain germanique et de l'Empire d'Autriche qui a été fait baron de Casenatico.

Pierre Martin Pirquet von Cesenatico
Pierre Martin Pirquet von Cesenatico

Naissance
Liège
Décès (à 80 ans)
Steinhaus (Autriche)
Origine Pays-Bas autrichiens
Allégeance Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire (1776-1806)
Drapeau de l'Autriche Empire d'Autriche (1804-1825)
Grade Général de l'artillerie
Années de service 1799 – 1861
Conflits Guerres napoléoniennes
Faits d'armes Bataille de Cesenatico
Distinctions Ordre militaire de Marie-Thérèse

Biographie

modifier

Pierre Martin Pirquet, né le à Liège, est le fils de Jean Pirquet, capitaine de la compagnie des gardes du prince-évêque de Liège, François-Antoine de Méan de Beaurieux, et de Marie Agnès de Bléret. Il fait partie d'une ancienne famille de patriciens liégeois anoblis. En 1825, il épouse Jeanne, baronne de Mayern qui lui a donné plusieurs enfants. Il est le grand père du médecin autrichien Clemens von Pirquet.

Choisissant comme son père le métier des armes, il s'engage en 1799 comme cadet du régiment wallon de Beaulieu de Hohenlohe[1]. Le , il commande une compagnie à la bataille de Hohenlinden. De 1801 à 1804, il passe les années de paix en Galicie[2].

En 1805, premier lieutenant, il prend part à la bataille d'Ulm mais refusant de capituler devant l'armée française de Napoléon, il se glisse avec ses hommes à travers les lignes françaises et rejoint au Tyrol les troupes du prince de Rohan.

En 1809, sous les ordres du marquis de Chasteler, il prend part à la bataille d'Ebersberg où il défend les abords du château. Il reçoit deux balles et est soigné par les Français à Linz. Par la suite, il surprend 2000 Français au château d'Ems et les contraint à la retraite. Ce fait d'arme lui vaut la croix de l'ordre militaire de Marie-Thérèse. De 1811 à 1813, il est pensionné comme capitaine-lieutenant en raison de ses blessures.

Ayant récupéré de ses blessures en 1813, il prend la tête d'une compagnie de chasseurs, il se cache dans le défilé sur la Drave, y cerne un régiment français et le contraint à se rendre. Il reçoit alors plusieurs coups de baïonnette. Par la suite, il disperse 600 hommes près de Pontebba (sur la frontière de Carinthie) et détruit un convoi de vivres et de munitions français[1]. Poursuivant les combats dans le Nord-Est de l'Italie, il est blessé à la main et à l'épaule par deux balles. Le , il est promu au grade de major et attaché à l'état-major du feld-maréchal de Bellegarde[2].

En 1815, il remporte la bataille de Cesenatico au cours de laquelle il se précipite à la tête de 600 hussards et chasseurs autrichiens vers le seul pont en pierre menant à la ville de Cesenatico occupée par une garnison napolitaine de 3 000 hommes commandée par le maréchal Joachim Murat. Au cours des combats qui s'ensuivent, les Autrichiens font 300 prisonniers sans subir de pertes importantes[3]. Le lendemain, le reste de l'avant-garde autrichienne arrive dans la ville pour constater que les Napolitains sont partis pendant la nuit.

En 1818, il est fait baron et reçoit le titre nobiliaire « de Cesenatico ». En 1821, il est nommé colonel et chargé de mettre un terme aux incursions des brigands bosniaques sur la côte de la mer Adriatique. En 1831, il est promu général-major et passe 10 ans en Italie[2].

Pour ses mérites, il est et feld-maréchal-lieutenant et conseiller intime de l'empereur[2]. Il termine sa carrière militaire comme colonel-propriétaire du régiment des Chasseurs tyroliens[1].

En 1853, il accompagne l'archiduchesse autrichienne Marie-Henriette de Habsbourg-Lorraine, en Belgique à l'occasion de son mariage avec Léopold II de Belgique[1].

Le , il décède dans sa propriété de Steinhaus (Autriche) près de Wels[1].

Publications

modifier
  • Journal de campagne, Tome I et II, 1799-1813 et 1813-1821, Liège, 1971.

Distinctions

modifier

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 4 5 Jo Gérard, Les grandes heures de la Belgique, Paris, Perrin,
  2. 1 2 3 4 Alphonse Roersch, Biographie nationale - Volume 17, Bruxelles, Emile Bruylant, (lire en ligne), p. 660-664
  3. ↑ (it) « Italia Firenze », Giornale Italiano,‎ (lire en ligne)

Annexes

modifier

Bibliographie

modifier
  • J. Hirtenfeld, Der Militär-Maria-Theresien-Orden und seine Mitglieder, Vienne, 1857, S. 949 ff. et S. 1748.
  • J. Hirtenfeld, Oesterreichischer Militär-Kalender für das Jahr 1863, 14. Jg., Vienne, S. 196 ff.
  • Militär-Zeitung, Nr. 94, 14. Jg., 23 novembre 1861.
  • J. Strack, Nekrolog: Peter Freiherr v. Pirquet Mardaga-Cesenatico, Österreichische Militärische Zeitschrift, herausgegeben von V. Streffleur, 3. Jg. (1862), Bd. 1, S. 315 ff.
  • Constantin von Wurzbach: Pirquet von Cesenatico, Peter Martin Freiherr, Biographisches Lexikon des Kaiserthums Oesterreich. 22. Theil. Kaiserlich-königliche Hof- und Staatsdruckerei, Vienne 1870, S. 342–345.

Articles connexes

modifier

Liens externes

modifier