Pierre Poletti
Pierre Poletti, né le à Blida et mort le à La Seyne-sur-Mer, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
| Pierre Poletti | |
| Naissance | Blida (Algérie) |
|---|---|
| Décès | (à 76 ans) La Seyne-sur-Mer (Var) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1914 – 1946 |
| Conflits | Première Guerre mondiale Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Grand officier de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Médaille militaire Croix de guerre 1914-1918 Croix de guerre 1939-1945 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs |
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Biographie
modifierJeunesse et formation
modifierPremière Guerre mondiale
modifierPromu brigadier le , il est muté au 6e régiment de Chasseurs d'Afrique le suivant[3]. Retiré de l'Armée d'Afrique en par une commission de réforme à la suite d'une complication des oreillons, il est cependant maintenu en service et rejoint les rangs du 11e régiment de cuirassiers[3]. Il passe ensuite, en , au 2e régiment de zouaves avec lequel il combat en Lorraine et dans l'Aisne jusqu'à la fin de la guerre[3].
Entre-deux-guerres
modifierRéengagé pour cinq ans en , il est promu sergent et affecté au 8e régiment d'infanterie coloniale[3]. Après un séjour au Tchad où il est détaché au régiment indigène du Tchad, il signe un nouvel engagement de cinq ans et, promu adjudant le , il est muté au Régiment d'infanterie coloniale du Maroc[3]. Toujours au Maroc, il rejoint le les rangs du 12e régiment de tirailleurs coloniaux avec lequel il participe à la guerre du Rif[3]. Il s'illustre dans la nuit du 8 au quand il mène avec succès une embuscade lui permettant d'éliminer plusieurs ennemis et de s'emparer de leur armement et de leur matériel[3]. Cette action lui vaut d'être cité à l'ordre du corps d'armée[3].
Par la suite, il est affecté au 4e régiment de tirailleurs sénégalais puis revient à son précédent régiment, entretemps renommé 12e régiment de tirailleurs sénégalais[3]. Détaché quelques semaines en métropole en tant que surveillant d'un centre de transmission à Antibes, il est promu adjudant-chef puis retourne en Afrique où il est muté au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST)[3]. Promu sous-lieutenant en , il est détaché au 22e régiment d'infanterie colonial avant de retrouver le RTST en et d'être promu lieutenant en [3]. Après plusieurs détachements au sein de différents bataillons de tirailleurs sur le territoire de l'Afrique-Équatoriale française et une promotion de capitaine en 1937, il retrouve définitivement de RTST le , au moment où éclate la Seconde Guerre mondiale[3].
Seconde Guerre mondiale
modifierRestés stationnés en Afrique pendant la bataille de France, Pierre Poletti et le RTST se rallient à la France libre dès le mois d' et passent sous le commandement du colonel Leclerc[4]. Chef du groupe nomade du Borkou, il prend part à la guerre du désert. Lors de la campagne du Fezzan, il se distingue les et lorsqu'il s'empare de la position de Tedjéré à la tête de son groupe, avec l'appui du groupement Dio[5],[6]. Il participe ensuite à la campagne de Tripolitaine puis à la campagne de Tunisie[6]. En , il retourne au Tchad où commande le groupe 3 du RTST à Fort-Lamy[6]. Il y reste jusqu'à la fin de la guerre.
Après-Guerre
modifierAprès la guerre, Pierre Poletti reste encore quelque temps dans l'armée avant de la quitter en 1946 avec le grade de lieutenant-colonel[6]. Après avoir vécu plusieurs années en Afrique-Équatoriale française, il revient en métropole où il s'installe dans le Var[6].
Pierre Poletti meurt le à La Seyne-sur-Mer où il est inhumé[4].
Décorations
modifier| Grand officier de la Légion d'Honneur | Compagnon de la Libération Par décret du 23 mai 1942 |
Médaille militaire | ||||||
| Croix de guerre 1914-1918 | Croix de guerre 1939-1945 | Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Avec une étoile de vermeil | ||||||
| Médaille coloniale Avec agrafes "AEF", "Maroc 1925", "Fezzan" et "Fezzan-Tripolitaine" |
Médaille interalliée 1914-1918 | Médaille commémorative de la guerre 1914-1918 | ||||||
| Chevalier de l'Ordre de l'Étoile noire (Bénin) | ||||||||
Références
modifier- ↑ « Acte de naissance de Pierre Poletti », sur Archives nationales d'Outre-mer - Algérie/Blida/1894/N°215
- ↑ Le musée de l'Ordre de la Libération mentionne le 30 octobre comme date de naissance, se basant sans doute sur le registre matricule de Pierre Poletti qui porte cette même date. Cependant, son acte de naissance est bel et bien transcrit le "quatrième jour du mois d'octobre" et précise que l'enfant est né la veille.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 « Registre matricule de Pierre Poletti », sur Archives nationales d'Outre-mer - Algérie/Classe 1914/N°1408
- 1 2 « Biographie - Ordre National de la Libération »
- ↑ Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
- 1 2 3 4 5 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
- François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
- Olivier Wieviorka, Histoire de la Résistance : 1940-1945, Paris, Éditions Perrin, , 575 p. (ISBN 978-2-262-02799-5 et 2-262-02799-4, OCLC 827450568).