Pierre Valdelièvre

poète français

Pierre Valdelièvre, né le à Lille (Nord) et mort le (à 81 ans) à Leschelle (Aisne), est un poète français[1]. Auteur d'une œuvre principalement consacrée à la Flandre, il publie des recueils de poèmes, des pièces en vers, ainsi que des récits inspirés de son expérience de la Première Guerre mondiale.

Pierre Valdelièvre
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Biographie

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Enfance et famille

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Pierre Valdelièvre naît le à Lille[1].

Il intègre l'entreprise familiale, G. Valdelièvre et fils[réf. souhaitée]. En 1901, il épouse Louise Danel, issue d'une famille lilloise[réf. souhaitée] ; le couple s'installe à Lille[2].

Premières publications

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Après la naissance de ses premiers enfants, il présente les vers des Heures émues au concours de poésie de la Société des Rosati[réf. souhaitée], société artistique fondée à Arras en 1778. Il participe par la suite à plusieurs concours organisés par des sociétés de poésie[réf. souhaitée].

Première Guerre mondiale et captivité

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Le , à la suite de la déclaration de guerre du Reich allemand à la France, la mobilisation générale est décrétée. Pierre Valdelièvre est affecté à Maubeuge, qu'il rejoint via Valenciennes[réf. souhaitée]. Le siège de Maubeuge aboutit, après une dizaine de jours, à la reddition de la place forte ; les bataillons français sont faits prisonniers[réf. souhaitée].

Durant sa captivité, il tient un journal intitulé Le Siège de Maubeuge, qu'il dissimule dans la poignée de sa valise et rapporte en France à sa libération en 1918[réf. souhaitée]. Il en tirera plus tard un récit, Les Bagnes d'Allemagne, publié en 1920.

À son retour, il retrouve son épouse et ses enfants ; deux autres fils naissent en 1920 et 1922[réf. souhaitée]. L'entreprise familiale reprend son activité.

Carrière littéraire dans l'entre-deux-guerres

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En 1923, la Société des Rosati lui confie la vice-présidence[réf. souhaitée]. Il entreprend alors un recueil consacré à la Flandre, Ma Petite Patrie, poèmes de Flandre, illustré par le Lillois Omer Bouchery, prix de Rome. À partir de 1930, il préside les Rosati de Flandre, branche lilloise de la société[1].

En 1929, l'entreprise familiale est mise en liquidation judiciaire[réf. souhaitée]. Pierre Valdelièvre occupe ensuite le poste de secrétaire général de la Chambre métallurgique de Lille[réf. souhaitée].

En 1930, à la suite de sa rencontre avec Madame d'Hoët-Dentant, qui lui relate ses actions de résistance à Lille pendant l'occupation allemande de 1914-1918, il publie Une Récappée — terme picard signifiant « réchappée du poteau d'exécution »[réf. souhaitée].

En 1931, il aborde le théâtre avec La Vocation de Téniers, consacrée à l'école flamande de peinture. L'année suivante paraît La Poésie de la Mer.

En 1933, il publie La Psychologie du Poète, essai consacré aux rapports entre poésie et philosophie. La même année, il participe au concours organisé par la Ligue féminine civique et sociale, destiné à susciter des œuvres opposées au travail des femmes en usine[réf. souhaitée].

En 1934, à l'occasion du cortège historique de Notre-Dame de la Treille, il écrit Le Miracle de la Treille, pièce en deux actes en vers publiée chez La Caravelle[3].

En 1939, il publie Douze Sonnets votifs - Manuscrits ainsi que Le Poète et la Cité, en hommage au poète lillois Auguste Angellier.

Seconde Guerre mondiale et dernières années

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En , la France entre en guerre avec l'Allemagne. Pierre Valdelièvre et trois de ses enfants quittent Lille pour le Maine-et-Loire[réf. souhaitée]. Rentré seul à Lille, il y poursuit son travail d'écriture. Il rédige ses Mémoires en 1945[réf. souhaitée].

Après la guerre, il sollicite la direction d'un centre de vacances destiné aux enfants des ouvriers de la métallurgie, dans le village d'Englancourt (Aisne)[réf. souhaitée].

En 1952 paraît Le Soir qui descend ou l'Eucologe du Vieillard (eucologe désignant un recueil de prières).

Pierre Valdelièvre meurt le à Leschelle, dans l'Aisne.

Œuvres de Pierre Valdelièvre
AnnéeŒuvreGenreÉditeur
1911Les Enfants (non retrouvé)PoèmesRevue du Languedoc
1912Les Heures émuesPoèmesBeffroi
1917Le Siège de MaubeugeRécitManuscrit
1920Les Bagnes d'AllemagneSouvenirs de captivitéL. Danel
1922Joies et tristessePoèmesA. Blaizot
1925Ma Petite PatriePoèmesA. Blaizot
1928La Rançon du progrèsPoésiesL. Danel
1930Une « Récappée » : Mme d'Hoët-Dentant, héroïne lilloiseRécit historiqueMercure de Flandre
1931La Vocation de TéniersPièce en un acte, en versMercure de Flandre
1932La Poésie de la MerPoèmesLa Caravelle
1932Le Dict de Jacquemars GiéléePièce en deux actes, en versLa Caravelle
1932Mes petits-enfants (non retrouvé)PoèmesH. Blondel
1933La Psychologie du PoèteEssaiLa Caravelle
1933Le Nid désertéPièce en trois tableauxG. Frère
1934Le Miracle de la Treille[3]Pièce en deux actes, en versLa Caravelle
1934Un Gars de FlandreRécit romancé historiqueLa Caravelle
1935La Terre, poèmes géorgiques de FlandrePoèmesLa Caravelle
1935Le Jeu de sainct NicolasPièce en un acte, en versLa Caravelle
1936En joue… Feu ! ou La Mort du Roi MuratPièce en trois actes, en versLa Caravelle
1936Croquis d'AlgériePoèmesLa Caravelle
1937Le Poème du ventPoèmesLa Caravelle
1938Le Miracle de la Vierge NautonièrePièce en un acte, en versLa Caravelle
1939Douze Sonnets votifs - ManuscritsPoèmesE. Raoust
1939La Splendeur du FeuPoèmes—
1945MémoiresMémoires—
1945À la Soupe ! (œuvre de sa fille Cécilia)Entraide d'après-guerreService familial d'entraide
1946L'Âme de la FlandrePoèmes dialogués—
1946Le Poète et la CitéPoèmes dialoguésÉditeur culturel de l'Houtland
1946Les Ailes qui virentPoèmes dialoguésE. Raoust
1947La Bélandre qui passePoèmes dialoguésE. Raoust
1948Les Vieilles Rues de LilleÉtudeE. Raoust
1951Mes arrière-petits-enfantsPoèmes—
1952Le Soir qui descend ou l'Eucologe du VieillardPoèmesCrouans et Roques
1953Les Sept Péchés capitauxPoèmes satiriquesCrouans et Roques
1954StatuettesPoèmesCrouans et Roques
1954Trois ContesContesLa Plume d'or
1955Les Statues et les Portes de Lille[4]ÉtudeÉ. Raoust
1957Le Poète à l'écoutePoèmesCrouans et Roques

Notes et références

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  1. 1 2 3 « Pierre Valdelièvre », Poésie : cahiers mensuels illustrés,‎ , p. 71 (lire en ligne).
  2. ↑ L. Danel, « BULLETIN MENSUEL DE LA SOCIETE INDUSTRIELLE DU NORD DE LA FRANCE » [PDF], (consulté le )
  3. 1 2 Pierre Valdelièvre, Le Miracle de la Treille, La Caravelle, (lire en ligne)
    BnF, département Littérature et art, 4-YE-489.
  4. ↑ Pierre Valdelièvre, Les statues et les portes de Lille, Lille, É. Raoust, (lire en ligne).

Liens externes

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