Pierre Vésinier

journaliste français, membre de la Commune de Paris

Pierre Vésinier, né à Mâcon (Saône-et-Loire) le et mort dans le 20e arrondissement de Paris le , est un journaliste, écrivain français, membre de la Commune de Paris.

Pierre Vésinier
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Biographie

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Militant socialiste

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Pierre Vésinier est né à Mâcon le [1],[2]. Journaliste à Mâcon puis à Paris, il est proscrit après le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte le . Il s'installe à Genève d'où il est expulsé, puis à Bruxelles et enfin à Londres. Il publie des caricatures contre Napoléon III, l'impératrice Eugénie et le pape Pie IX. En 1867, il est condamné à dix-huit mois de prison par un tribunal belge. En 1864, il adhère à l'Association internationale des travailleurs (AIT).

La Commune de Paris

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Il revient à Paris après la proclamation de la République le . Pendant le siège de Paris par les Allemands ( - ), il est élu commandant d'un bataillon de la Garde nationale. Il participe à l'insurrection du 31 octobre 1870 contre la politique du Gouvernement de la Défense nationale. Après la proclamation de la Commune le , il lance le journal Paris libre. Aux élections complémentaires du , il est élu au Conseil de la Commune par le Ier arrondissement ; il siège à la commission des Services publics et devient directeur du Journal Officiel le . Il vote pour la création du Comité de Salut public. Après la Semaine sanglante il se réfugie à Londres. Il publie en 1871 une Histoire de la Commune de Paris, où il règle ses comptes avec ses anciens camarades.

Après l'exil

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Rentré en France après l’amnistie, il collabora en 1880 à l’éphémère journal La Commune de Félix Pyat et fut condamné à Paris, le 22 mars 1881, par la 8e Chambre correctionnelle, à six mois de prison et 2 000 F d’amende (ramenés à trois mois) après un article glorifiant la tentative d'assassinat du tsar Alexandre II dans le journal Le Juvénal, journal politique hebdomadaire, républicain, socialiste, satirique, illustré[2].

Après s'être engagé au sein du Cercle collectiviste du XXe arrondissement, il publia, en 1892, l'ouvrage Comment a péri la Commune, publication qui lui valut d’être assigné devant les tribunaux par l'ancien communard Albert Goullé[2] pour diffamation.

Publications

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  • Les Amours de Napoléon III, 1863
  • Le Martyr de la liberté des nègres, ou John Brown, le Christ des noirs, 1864
  • La Vie du nouveau César, étude historique. L'écrivain, le publiciste et le réformateur, 1865 Texte en ligne
  • L'Histoire du nouveau César, Louis-Napoléon Bonaparte conspirateur : Strasbourg et Boulogne, 1865 Texte en ligne
  • L'Histoire du nouveau César, Louis-Napoléon Bonaparte représentant et président, 1866
  • Le Mariage d'une espagnole, 1866
  • Mœurs impériales, royales et papales. Le mariage de la cousine de l'Espagnole, 2 vol., 1868
  • Histoire de la Commune de Paris, 1871 Texte en ligne
  • Comment a péri la Commune, Albert Savine, 1892

Notes et références

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  1. ↑ « Acte de naissance de Pierre Vésinier, 5 juillet 1824. Registre de Mâcon-Naissances, 1824, vue 67/127 », sur Archives départementales de Saône-et-Loire.
  2. 1 2 3 « VÉSINIER Pierre », dans Le Maitron, Maitron/Editions de l'Atelier, (lire en ligne).

Voir aussi

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Notices biographiques

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Articles connexes

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Liens externes

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