Pierrette Le Corre
Pierrette Le Corre, née Pierrette Guiart le à Lyon (1er arrondissement)[1], morte le à Orsay, est une angliciste, résistante et enseignante française.
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Pierrette Louise Amélie Guiart |
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École normale supérieure (à partir de ) |
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Biographie
modifierPierrette Louise Amélie Guiart, née boulevard de la Croix-Rousse à Lyon dans le 1er arrondissement, est issue d'une famille bourgeoise d'enseignants.
Son père, Jules Guiart, est parasitologue et professeur à la faculté de médecine de Lyon. Son frère cadet, Jean Guiart, est anthropologue.
Pierrette Guiart effectue ses études supérieures en classes préparatoires littéraires au lycée Henri-IV à Paris (5e arrondissement)[2]. En 1937, elle est reçue à l'École normale supérieure, où elle fait partie des quarante-et-une femmes admises à l'École avant que le concours ne soit interdit aux femmes en 1940[3],[4]. En 1940, elle est reçue, la deuxième, à l'agrégation d'anglais[5].
Elle s'engage dans la résistance à Lyon pendant la seconde guerre mondiale sous le pseudonyme de Louise, au sein du mouvement Combat, puis en 1943 dans les Mouvements unis de la Résistance, lors du rattachement de Combat aux MUR[6],[7],[8].
Après la Libération, elle se marie et devient Pierrette Le Corre[6]. Elle enseigne l'anglais en classes préparatoires[Où ?]
Elle meurt le [9] à Orsay[10]. Elle lègue 1 500 ouvrages aux bibliothèques de l'ENS[11].
Publications
modifier- « Les cent ans de George Bernard Shaw », La Pensée, no 70, .
- Participation à la trad. d'Angela Davis, Angela Davis parle, Paris, Éditions sociales, coll. « Notre temps », 1971, 93 p. (BNF 3519629)[12].
- Participation à la trad. de Michael Meeropol (en) et Robert Meeropol (en), Nous sommes vos fils, Paris, Éditions sociales-Les Éditeurs français réunis, 1975, 364 p. (ISBN 2-209-05154-1).
- « Actualité de l'antisémitisme », Droit et Liberté, no 387, .
- « Mutations et résistances : l'exemple de la Grande-Bretagne », Recherches internationales, no 11, .
- « En Grande-Bretagne », Économie et Politique, no 130, .
- « Albion en crise », Révolution, no 529, .
- « Winston Churchill », Révolution, no 538, .
- « Itinéraire de Graham Greene », La Nouvelle Critique, no 111, , p. 76-92 (lire en ligne).
Distinction
modifier- Médaille française de la Résistance en 1946 au titre de sa participation en tant que lieutenant dans les Auxiliaires féminines de l'Armée de terre[13]
Références
modifier- ↑ Archives municipales de Lyon, « État civil du 1er arrondissement, registre des naissances de 1916, acte n°93, vue 18 / 46, 2E 3760 »
, sur https://www.fondsenligne.archives-lyon.fr (consulté le ) - ↑ Stéphane Israël, Les Études et la guerre. Les Normaliens dans la tourmente (1939-1945), Paris, Éditions Rue d’Ulm, (lire en ligne), « Annexe », p. 317-328
- ↑ Lucienne. Bibliothèque numérique de l'E.N.S. - P.S.L., « École normale supérieure. Promotion de 1937 »
, sur https://lucienne.ens.psl.eu (consulté le ) - ↑ Loukia Efthymiou, « Le genre des concours », Clio, vol. 18, , p. 91-112 (lire en ligne).
- ↑ André Chervel, « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 »
, sur https://rhe.ish-lyon.cnrs.fr, (consulté le ) - 1 2 Bruno Permezel, Résistants à Lyon: 1221 noms, Selbstverl., (ISBN 978-2-909929-06-4, lire en ligne), p. 227
- ↑ « Les Français Libres, de juin 1940 à juillet 1943 - Dossiers GR16P du SHD », sur www.francaislibres.net (consulté le )
- ↑ « Carnet », sur L'Humanité, (consulté le )
- ↑ « Le carnet », Palaiseau mag', no 133, , p. 42 (lire en ligne).
- ↑ « Moteur de recherche des décès », sur matchid.io (consulté le ).
- ↑ http://www.bib.ens.fr/fileadmin/user_upload/lettres/Rapport_d_activite_Reseau_ENS_2010.pdf.
- ↑ « lafauteadiderot.net », sur www.lafauteadiderot.net (consulté le )
- ↑ France, Journal officiel de la République Française: Annexe ..., (lire en ligne)