Place Sathonay
La place Sathonay est une place située au pied du quartier des pentes de la Croix-Rousse dans le 1er arrondissement de Lyon, en France.
La place en 2025, vue depuis le bout de la rue Sergent-Blandan. | ||
| Situation | ||
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| Coordonnées | 45° 46′ 09″ nord, 4° 49′ 50″ est | |
| Ville | Lyon | |
| Arrondissement | 1er | |
| Quartier | Terreaux | |
| Début | Rue Sergent-Blandan Rue Vitet Rue Hippolyte-Flandrin |
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| Fin | Rue de Savy Montée de l'Amphithéâtre |
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| Morphologie | ||
| Type | Place semi-fermée | |
| Forme | Rectangle | |
| Longueur | 75 m | |
| Largeur | 50 m | |
| Superficie | 3 800 m2 | |
| Transports | ||
| Vélo'v | Station nº1003 (« Place Sathonay ») | |
| Histoire | ||
| Création | 1817 | |
| Anciens noms | Place de la Déserte | |
| Monuments | Mairie du 1er Statue du sergent Blandan Fontaines aux lions |
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| Protection | Site du centre historique Site du patrimoine mondial |
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| Géolocalisation sur la carte : Lyon
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Créée au début du XIXe siècle, elle est alors pensée comme la troisième plus grande place de la Presqu'île, derrière la place Bellecour puis la place des Terreaux[1].
Odonymie
modifierActuelle
modifierElle porte le nom de Nicolas-Marie-Jean-Claude Fay de Sathonay, maire de Lyon de 1805 à 1812.
Ancienne
modifierAvant la délibération du conseil municipal du qui lui attribue son nom actuel, la place a été appelée place de la Déserte[2].
Histoire
modifierMoyen-Âge
modifierDans le Tractatus de bellis induciis en 1268, on apprend que les Lyonnais pour se défendre de l'autorité ecclésiastique font construire des fortifications dans la Déserte.
En 1296, Blanche de Châlons, veuve du sire de Beaujeu acquiert la parcelle « proche de la porte nouvelle » et fonde en 1304 le monastère ou abbaye du même nom[3] pour les dames de Saint-Clair ou Clarisses qui passeront sous la règle de Saint-Benoit.
En 1318, le fils de Blanche de Châlons lègue la vigne de la Varissonnière aux religieuses, et, en 1439, l'homme d'affaires Pierre du Nyèvre cède le Clos de la vigne, ce qui permet d'agrandir le terrain des Clarisses.
Renaissance
modifierEn 1513, la compagnie des archers lyonnais installe sur une butte leur appartenant dénommée le tènement des Auges, placée entre la rue des Augustins et la place Sathonay leur camp d'entrainement. Ils étaient auparavant sur un terrain attenant à la rue Grôlée et le rue de l'Hôpital[4].
Époque moderne
modifierEn 1745, leurs possessions occupent alors un quadrilatère qui va des rues Sergent Blandan au sud, montée des Carmélites à l'ouest, la rue du Bon Pasteur au nord, et la montée de la Grande Côte à l'est[5].
La Révolution et ses conséquences
modifierDès 1791, les biens des congrégations religieuses qui occupent la majeure partie des pentes de la Croix-Rousse sont vendus comme bien nationaux. La première propriété mise aux enchères est celle des Chartreux en septembre 1791. Les plus grosses ventes ont lieu au deuxième semestre 1796. Le Clos de la Déserte échoit au département.
En 1802, la partie la plus pentue du terrain au nord, est transformée en jardin des plantes, encore visible aujourd'hui. Le reste des bâtiments appartient toujours au département comme bien national mais le tout est cédé à la ville de Lyon. On propose alors d'utiliser les constructions vides pour y installer une école impériale d'équitation ou le mont-de-piété. Finalement, les bâtiments sont détruits en 1813[6], à l'exception du bâtiment qui abrite aujourd'hui la mairie d'arrondissement. Les bâtiments sont remplacés par une place pavée de cailloux et de pierres plates.
En 1817, l'architecte municipal Louis Flachéron propose d'agrandir la place et d'aménager une entrée au jardin des plantes. La place, créée sous la mandature du maire de Fargues, occupe désormais une superficie de 4 000 mètres carrés : l'escalier situé au nord de la place à côté de la mairie permet d'accéder au jardin des plantes. De part et d'autre de l'escalier se trouvent deux fontaines, ornées de lions en fonte fabriqués à la Fonderie nationale du Creusot, répliques des lions ornant la fontaine de l'Institut à Paris, et eux-mêmes inspirés de la Fontaine Acqua Felice située à Rome, place Saint-Bernard.
Les rues latérales sont créées vers 1820 - 1821 et les lots sont rapidement vendus aux aménageurs. Le succès de ces opérations tient à la proximité du jardin des plantes et de son relatif écart par rapport à la bruyante montée de la Grande Côte. Contrairement aux quartiers voisins, les bâtiments abritent plus d'appartements que d'ateliers de soieries.
Statue du sergent Blandan
modifierEn son centre se trouve la statue du sergent Blandan, né dans le quartier et mort pendant la conquête de l'Algérie, en 1842. La statue d'origine, en bronze, qui fut érigée en 1900 par Thomas Lamotte et Joseph Dubuisson, a disparu pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle est fondue sous le régime de Vichy par les Allemands, et a été remplacée par une nouvelle statue en pierre, réalisée en 1961 par André Tajana et Francisque Lapandery, deux amis artistes associés. Une plaque contextualisant la figure du sergent Blandan est installé sous la statue en juin 2026[7].
Aujourd'hui
modifierSouvenir du couvent de la Déserte
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Outre la mairie d'arrondissement, qui occupe le seul vestige historique du couvent de la Déserte, il faut mentionner le passage de la Déserte, qui relie la place Sathonay à la place Gabriel-Rambaud en guise de souvenir du couvent disparu.
Dans la culture populaire
modifierElle est connue pour ses cafés, son ambiance « bohème » et ses joueurs de boule lyonnaise.
C'est aussi l'emplacement de la mairie du 1er arrondissement.

Travaux
modifierDe réaménagement
modifierEn 2022, les rues aux abords de la place sont végétalisées et piétonnisées[8].
Patrimoniaux
modifierEn 2024, les deux fontaines aux lions de la place sont remises en service après leur restauration, dont le coût est compris dans le premier budget participatif de la mairie de Lyon[9].
Notes et références
modifier- ↑ Places de Lyon, J. Pelletier et C. Delfante, Lyon, éditions Stéphane Bachès, 2009 (p. 41)
- ↑ Maurice Vanario, Rues de Lyon à travers les siècles, Lyon, Éditions lyonnaises d'art et d'histoire, , p. 278
- ↑ Louis Maynard, Rues de Lyon, avec indication de ce qu'on peut y remarquer en les parcourant, éditions des traboules, p. 313
- ↑ André Steyert, Armorial général du Lyonnais, Forez et Beaujolais, R. Georges, (1re éd. 1860, A. Brun), 280 p. (ISBN 2-912556-28-7, BNF 36997588), page 257
- ↑ Josette Barre, La colline de la Croix-Rousse, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2001, p. 41
- ↑ Josette Barre, La colline de la Croix-Rousse, éditions lyonnaises d'art et d'histoire, 2001, p. 61
- ↑ Romain Balme, « "Un point de suture" : À Lyon 1er, une plaque de contextualisation dévoilée sur la statue Blandan »
, sur Lyon Capitale, - ↑ « Lyon. La place Sathonay piétonnisée et végétalisée à la fin de l’année 2022 », sur www.leprogres.fr, (consulté le )
- ↑ « Lyon . Les deux fontaines aux lions de la place Sathonay remises en état grâce au budget participatif », sur www.leprogres.fr, (consulté le )