Placieux
Le Placieux ou Parc du Placieux est un quartier situé à cheval sur les territoires communaux de Villers-lès-Nancy et de Nancy dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Lorraine.
| Placieux | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Lorraine |
| Ville | Villers-lès-Nancy et Nancy |
| Étapes d’urbanisation | XXe siècle |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 40′ 32″ nord, 6° 09′ 37″ est |
| Localisation | |
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Le lieu comprend parmi son bâti certaines habitations de style art déco, ainsi que de l'École de Nancy, branche de l'Art nouveau.
Situation
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Le Placieux est situé au nord-est de l'ancien village de Villers-lès-Nancy, au niveau de sa frontière avec le territoire communal de la ville de Nancy, dans la continuité du lotissement Art nouveau de la rue Félix-Faure.
Il est classiquement délimité par le boulevard de Baudricourt à l'est, l'avenue de la Libération au nord, le boulevard du Docteur Cattenoz à l'ouest et l'avenue de Brabois au sud.
Historique
modifierLes origines : le Parc du Placieux
modifierEn 1926, les entrepreneurs nancéiens France-Lanord et Bichaton achètent 32 hectares de terres agricoles sur le territoire de Villers-lès-Nancy pour y créer le lotissement du parc du Placieux. Faisant suite aux succès du parc de Saurupt, et en s'inspirant de celui-ci, réalisé 20 ans plus tôt dans le sud de Nancy, et dans le prolongement du lotissement de la rue Félix-Faure, le projet est l'un des plus vastes de la ville. Les voies y sont particulièrement larges : 24 mètres d'une façade à l'autre.
Les premières habitations furent construites à partir du 1927[1]. L'évêché crée une paroisse dès 1928 avec la construction de l'église Sainte-Thérèse de Villers-lès-Nancy, qui sera édifiée en style art déco par Jules Criqui, l'architecte du diocèse.
Le lotissement sera ensuite progressivement loti de 1930 à 1946. Perpendiculairement au boulevard de Baudricourt le parc prévoit la création de plusieurs rues de villas cossues à destination de la bourgeoisie, tandis que des maisons ouvrières ou de rapport et des immeubles de quatre niveaux destinés à des ménages d'employés de bureau ou de petits commerçants sont prévus le long du boulevard d’Haussonville, représentant au sein d’un même programme tout l'éventail des classes sociales[2].
Évolution
modifierPar la suite y seront édifiés des Habitations à bon marché, ainsi que des maisons jumelées. La mairie de Nancy y implantera également un groupe scolaire. La concurrence d'autres lotissements, notamment celui de Saurupt, dont la taille des parcelles a été revue à la baisse, ralentissent la construction, les grands axes circulants lui sont en partie préférés. À partir de 1932, les parcelles s'établissent beaucoup plus lentement et le projet sera achevé après 1945 en restant relativement fidèle au cahier des charges.
Désormais le quartier présente une synthèse de l’urbanisation de la période de l'art déco jusqu'aux années 1960[1], en termes de villas, immeubles de rapport ou HBM . Plusieurs villas (rue sainte-Odile, rue des Trois-Epis et rue France Lanord) ainsi que la cité Senn sont labelisés Architecture Contemporaine Remarquable (anciennement Patrimoine XXe).
Bibliographie
modifier- Le Parc du Placieux, Agence de développement de l'agglomération nancéienne, 2007
- Le parc du Placieux : histoire, urbanisme et architecture domestique durant l'Entre-deux-guerres.2007
Notes et références
modifier- 1 2 « architecture à Nancy,quartiers ouest et sud », sur jcb1.pagesperso-orange.fr (consulté le )
- ↑ Rose-Marie Dion, « Effets des processus volontaristes dans la formation d'une région urbaine : Nancy et les plans d'aménagement et d'extension dans la première moitié du XXe siècle », Revue Géographique de l'Est, , p. 245-311