Équateur céleste
L'équateur céleste, en astronomie, est un grand cercle, tracé sur la sphère céleste, qui est la projection de l'équateur terrestre sur celle-ci.

Par extension, l'équateur céleste correspond, pour un objet céleste donné, à la projection de l'équateur de cet objet sur la sphère céleste.
Propriétés
modifierDu fait de l'inclinaison de l'axe de la Terre, l'équateur céleste est incliné d'environ 23° 26' par rapport au plan de l'écliptique. L'équateur céleste coupe l'écliptique en deux points opposés, dont l'un est le point vernal ou point Gamma, et l'autre est parfois appelé le point Omega.
En coordonnées équatoriales, par définition tous les points de l'équateur céleste ont une déclinaison égale à 0°.
Si un observateur se tient sur l'équateur terrestre, il perçoit l'équateur céleste comme un demi-cercle passant par le zénith et coupant son horizon à l'est et à l'ouest. S'il se déplace vers le nord (respectivement vers le sud), l'équateur céleste semble s'incliner vers l'horizon sud (respectivement nord). Cependant, puisque l'équateur céleste est une projection sur la sphère céleste et que celle-ci est située infiniment loin, les extrémités du demi-cercle sont toujours situées à l'est et à ouest sur l'horizon. Relativement à la sphère céleste, l'axe de rotation de la Terre est parfois appelé l'axe du monde, et il coupe la sphère céleste en deux points opposés qui sont les pôles de l'équateur céleste.
L'axe de la Terre subit un lent mouvement au cours des millénaires en décrivant un cône dans l'espace tout en conservant la même inclinaison. C'est le mouvement de précession des équinoxes dont la période est de 26000 ans environ. L'équateur céleste suit donc ce même mouvement cyclique et les constellations qu'il traverse varient au cours des millénaires. En plus de cette grande variation appelée métaptose (metaptôsis) par les astronomes grecs qui l'ont découverte[1], il existe une petite oscillation appelée nutation et liée à la précession nodale de la Lune[2].
Débris spatiaux
modifierLe plan équatorial, qui contient les équateurs céleste et terrestre, mais aussi l'orbite géostationnaire et la plupart des orbites de rebut, est la partie de l'espace la plus densément peuplée en débris spatiaux.
Constellations
modifierNotes et références
modifier- ↑ Claude Ptolémée, L'Almageste ou Composition mathématique (écrit entre 100 et 170 après J.-C.), édition 1813-1816 (lire en ligne), p. 10-13
- ↑ Jean le Rond d'Alembert, Recherche sur la précession des équinoxes et sur la nutation de l'axe de la Terre, , 248 p. (lire en ligne)
