Polina Panassenko
Polina Panassenko, née le à Moscou (URSS), est une écrivaine, traductrice et comédienne franco-russe.
| Naissance | |
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| Nom de naissance |
Полина Григорьевна Панасенко |
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| Père |
Grigori Panassenko (d) |
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Prix Femina des lycéens 2022 Bourse Emmanuèle-Bernheim 2022 |
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Pour son premier roman, Tenir sa langue, elle remporte le prix Femina des lycéens 2022.
Le , elle est lauréate de l'une des bourses Emmanuèle Bernheim, qui soutient l'écriture de son prochain projet de roman[1].
Biographie
modifierPolina Panassenko naît en 1989 en URSS. En 1993, sa famille émigre en France[2], à Saint-Étienne[3], son père Grigory Panassenko mathématicien ayant obtenu un poste à l'université. Elle est naturalisée française sous le nom de Pauline Panassenko[2].
Après ses études à Sciences-Po Paris, elle suit une formation en art dramatique à la Comédie de Saint-Étienne et à l'École-studio du Théâtre d'art de Moscou (MKhAT)[4].
En 2015, elle publie une enquête sur cinq de ses homonymes, toutes prénommées Polina Grigorievna[5]. En , elle intègre le comité russophone de la Maison Antoine Vitez[6].
À la rentrée littéraire 2022, elle publie son premier roman Tenir sa langue aux éditions de l'Olivier. Il est finaliste du Prix Fémina[7]et du Prix Wepler[8], dans la sélection du prix Les Inrockuptibles[9], du Prix Première 2023[10] et du Prix Médicis[11]. Son écriture alerte[12] et percutante[2] est récompensée du prix Femina des lycéens[13] le .
Tenir sa langue raconte l'histoire d'une petite fille prénommée Polina en hommage à sa grand-mère Pessah, de religion juive, qui, confrontée à l'antisémitisme, a dû prendre ce prénom russe[3]. Au lendemain de la chute de l'URSS, la famille de Polina arrive en France et son prénom est francisé en « Pauline »[2]. La narratrice est alors confrontée à une double identité : Polina chez elle, Pauline à l'école[14]. Ce changement de prénom cristallise sa quête d'identité entre ses deux langues et ses deux pays au point d'entreprendre des démarches administratives pour recouvrer son prénom d'origine : « Ce que je veux moi, c'est porter le prénom que j'ai reçu à la naissance. Sans le cacher, sans le maquiller, sans le modifier. Sans en avoir peur[15]. » Un parcours en sens inverse de tant d'autres[2].
Elle est aussi l’auteure d'une nouvelle, Il n’y a pas de sexe en URSS, et de la pièce La Reine du silence, mise en scène par Arnaud Meunier au Centre dramatique national de Saint-Étienne.
Œuvres
modifierEnquête
modifier- 2015 : Polina Grigorievna, Objet Livre, 116 p. (ISBN 9782955487402)[3]
Romans
modifier- 2022 : Tenir sa langue, L'Olivier, , 192 p. (ISBN 9782823619591)[15]
- 2026 : À voix haute, éditions de l'Olivier, 20 août 2026.
Doublage
modifier- 2024 : Masters of the Air : Paulina (Joanna Kulig) (mini-série)
Prix et distinctions
modifier- 2022 : Finaliste du prix Femina ; sélection pour le prix Médicis et le prix Wepler
- 2022 : Prix Femina des lycéens pour Tenir sa langue[13]
- 2022 : Lauréate de la seconde édition des bourses Emmanuèle Bernheim dans le cadre de l'écriture de son second roman[16]
- 2023 : Lauréate du prix littéraire de la Porte Dorée pour Tenir sa langue[17]
- 2026 : Lauréate du prix littéraire du Monde pour À voix haute[18]
- 2026 : Première sélection du prix Femina pour À voix haute[19]
Références
modifier- ↑ Antoine Oury, « Trois auteurs lauréats des Bourses-Emmanuèle Bernheim »
, sur Actualitté, (consulté le ) - 1 2 3 4 5 « Polina Panassenko raconte la conquête d'une langue étrangère », sur rts.ch, (consulté le )
- 1 2 3 Jeanne Bacharach, « L’accent comme langue maternelle », sur En attendant Nadeau, (consulté le ).
- ↑ « Polina Panassenko (auteur de Tenir sa langue) », sur Babelio (consulté le )
- ↑ Clément Goutelle, « « Polina Grigorievna » : un livre comme un retour aux origines », Le Progrès, (lire en ligne
, consulté le ). - ↑ « Polina Panassenko - Artiste », sur Ateliers Médicis (consulté le ).
- ↑ « Prix Femina 2022: cinq femmes et un homme finalistes », sur BFMTV (consulté le )
- ↑ « Les 12 finalistes du prix Wepler-Fondation La Poste 2022 », sur Livres Hebdo (consulté le )
- ↑ « La sélection 2022 du prix littéraire Les Inrockuptibles », sur Livres Hebdo (consulté le )
- ↑ « Prix Première 2023 : les 5 premiers finalistes », sur RTBF (consulté le )
- ↑ « La première sélection du prix Medicis 2022 », sur Livres Hebdo (consulté le )
- ↑ Laurence Houot, « "Tenir sa langue", premier roman de Polina Panassenko : pourquoi c'est si important de changer trois lettres dans un prénom », sur France Info, (consulté le ).
- 1 2 « Le Femina des lycéens 2022 revient à Polina Panassenko », sur Livres Hebdo (consulté le )
- ↑ Xavier Houssin, « « Tenir sa langue », de Polina Panassenko : en quête du prénom perdu », Le Monde, (lire en ligne)
- 1 2 Babelio - Tenir sa langue
- ↑ Antoine Oury, « Trois auteurs lauréats des Bourses-Emmanuèle Bernheim », sur ActuaLitté, .
- ↑ « Lauréats des prix littéraires et BD 2023 », sur Palais de la Porte Dorée, .
- ↑ Jean Birnbaum, Lanwenn Huon et Raphaëlle Leyris, « Polina Panassenko remporte le Prix littéraire « Le Monde » 2026 pour « A voix haute » », sur Le Monde, .
- ↑ Hocine Bouhadjera, « Prix Femina 2026 : les premières sélections, 33 romans en lice », sur ActuaLitté.com, (consulté le )
Liens externes
modifier- Ressources relatives au spectacle :
- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à l'audiovisuel :