Pompe à chapelet
Une pompe à chapelet ou chapelet est un type de pompe à eau dans laquelle plusieurs disques sont fixés sur une chaîne sans fin. La chaîne plonge dans l'eau et puis remonte dans un tube dont le diamètre est légèrement supérieur à celui des disques. L'eau est alors piégée et soulevée, et elle est ensuite évacuée au sommet.
Ce système est utilisé depuis l'antiquité dans le Proche Orient, l'Europe et la Chine.
Chapelet vertical
modifierDescriptif
modifierUn chapelet vertical se composait d'un tuyau cylindrique de bois appelé buse, dont l'extrémité inférieure plongeait dans l'eau qu'on veut épuiser et d'une chaîne sans fin, garnie de plateaux ou rondelles de cuir gras à distances égales. Cette chaîne tournait sur une roue armée de pointes de fer et traversée par un axe portant des manivelles à ses extrémités. Elle était tendue à sa partie inférieure par un appareil qui permettait de la diriger convenablement[1].
Lorsque cette machine est en mouvement, les pointes de fer saisissent successivement les chaînons, et la chaîne monte. Le plateau qui arrive à l'orifice inférieur de la buse y prend l'eau qui est au-dessous du précédent et l'élève avec lui jusqu'au dégorgeoir[1].
Le diamètre des rondelles de cuir doit être plus grand que celui de la buse, pour qu'elles ne laissent retomber que la plus petite quantité possible d'eau. La buse a ordinairement de 4 à 6 mètres de longueur sur un diamètre de 0,13 m à 0,16 m[1].
Usage
modifierCette machine était employée pour les épuisements où il faut verser l'eau à une hauteur de plus de 4 mètres, mais elle s'engorgeait facilement et elle exigeait un entretien onéreux. Louis-Charles Boistard estime que le travail d'un homme, à l'aide de cette machine, est d'environ 13 à 14 mètres cubes d'eau élevés à 1 mètre en une heure. Ce résultat est à peu près le même que celui déduit par Jean-Rodolphe Perronet de la comparaison de vingt-deux chapelets[1].
Chapelet incliné
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Le chapelet incliné ne diffère du chapelet vertical que par ses plateaux, qui sont en bois et carrés, et qui se meuvent dans une buse quadrangulaire[1].
Cet engin entraîne une plus grande perte de force motrice que le chapelet vertical ; aussi était-il peu employé[1].
Galerie
modifier- Pompe à chapelet
- Pompe de cale de navire.
- La même pompe vue de profil.
- Schéma d'une pompe à chapelet romaine[2].
Notes et références
modifierAnnexes
modifierArticles connexes
modifierBibliographie
modifier- Marie-Brigitte Carre, « Les pompes de cale et l’évacuation de l’eau de sentine sur les navires antiques », dans Jean-Luc Fiches et Jean-Pierre Brun, Énergie hydraulique et machines élévatrices d'eau dans l'Antiquité, Publications du Centre Jean Bérard, , 259 p. (ISBN 9782918887386 et 2918887382, DOI 10.4000/books.pcjb.411, présentation en ligne, lire en ligne), p. 51-66.
- Marie-Brigitte Carre et Marie-Pierre Jézégou, « Pompes à chapelet sur des navires de l'Antiquité et du début du Moyen-Âge », Archaeonautica, CNRS, vol. 4, no 1, , p. 115-143 (e-ISSN 2117-6973, DOI 10.3406/nauti.1984.955, lire en ligne)
- Jean-Rodolphe Peronnet, Construire des ponts au XVIIIe siècle, Paris, Presses de l'école nationale des Ponts et Chaussées (ENPC), 1987 (réédition 1788), 340 p. (ISBN 978-2-85978-103-3 et 2-85978-103-X)
- Stéphane Flachat, Traité élémentaire de mécanique industrielle, Paris, Henry Dupuy,
- Alexandre André Victor Sarrazin de Montferrier, Dictionnaire des sciences mathématiques pures et appliquées, Volume 3, Bruxelles, J.B. Petit, (lire en ligne)