Porte des étoiles
Une porte des étoiles est un appareil de transport interplanétaire fictif du film Stargate, la porte des étoiles. Il est l'élément central de l'univers de fiction Stargate qui comprend les séries de télévision Stargate SG-1, Stargate Atlantis, Stargate Infinity, Stargate Universe et Stargate Origins. Ces appareils sont décrits comme ayant été créés par un peuple appelé « les Anciens », et ils servent à manipuler l'espace-temps, principalement dans le but de créer un trou de ver.

Histoire fictive
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Le film Stargate, la porte des étoiles décrit comment une porte des étoiles est découverte lors de fouilles archéologiques en 1928 à Gizeh en Égypte par l'égyptologue Langford. Ce personnage interprète les hiéroglyphes en ancien égyptien présents sur la dalle qui recouvrait la porte, comme signifiant porte du ciel ou porte du paradis, et en conclut qu'il s'agit d'une sorte de porte mythique vers l'au-delà[1].
Une fois activée grâce au décryptage de ces hiéroglyphes, la porte génère un trou de ver qui permet de voyager instantanément. Cet outil narratif permet d'établir une situation où « tout peut arriver », élargissant les frontières de l'histoire à des distances galactiques, bien que toutes les populations rencontrées parlent curieusement un anglais parfait[1].
Description
modifierÉléments constitutifs
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2. Anneau des adresses
3. Symboles
4. Horizon des événements
La porte des étoiles présente dans le Stargate Command, a la forme d'un grand anneau extérieur d'environ 6,70 m de diamètre, dans lequel est imbriqué un deuxième anneau, rotatif, sur lequel sont gravés 39 symboles.
Neuf « chevrons » sont disposés régulièrement autour de l'anneau extérieur et s'enclenchent au moment où le symbole choisi s'arrête devant eux.
L'intérieur du disque formé par la porte est vide quand la porte est inactive, mais c'est là que se stabilise l'entrée du vortex appelée « Horizon des évènements » quand la porte est en fonctionnement.
Technologie
modifierDans le film, la porte mène vers une autre galaxie, tandis que dans la série, le concept est légèrement modifié : elle mène vers des planètes de la Voie lactée et son activation nécessite l'enclenchement de 7 symboles[1].
La principale utilisation d'une porte des étoiles est de voyager très rapidement d'un endroit à un autre de la galaxie en utilisant un tunnel hyperspatial vers une autre porte des étoiles à condition que celle-ci se trouve sur une planète ou son orbite. Une porte des étoiles est protégée par un diaphragme à iris en plaques de titane, permettant d'empêcher des attaques extraterrestres. Marc Ross Gaudreault note que la série Stargate SG-1 « ne réussit jamais, tout au long de ses dix saisons, à expliquer comment le trou de ver peut demeurer stable entre deux portes sans jamais créer ce même champ gravitationnel et la dilatation temporelle qui l’accompagne »[2].
Le fonctionnement technique du réseau des portes des étoiles s'appuie sur des théories astrophysiques réelles pour légitimer le fait de s'affranchir du paradoxe des jumeaux et de la limite de la vitesse de la lumière. Le pilote de la série (Enfants des dieux) résout une incohérence mathématique posée par le long-métrage d'origine de Roland Emmerich, dans lequel une seule combinaison unique de symboles permettait d'activer la porte de la Terre vers une destination unique. Pour justifier l'existence d'un réseau pan-galactique de milliers de portes fonctionnelles, les scénaristes font intervenir le modèle expansionniste de l'Univers. Pour cartographier et débloquer le reste du réseau, les personnages doivent appliquer un modèle informatique corrigeant l'effet Doppler[3].
Liste des symboles des portes
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Accessoires et effets spéciaux
modifierPour le premier épisode de Stargate SG-1, la production réutilisa des éléments de la « porte » qui avait servi pour les décors du film deux ans plus tôt et elle en fabriqua une seconde[4]. Elles sont en acier et en fibre de verre et ont un diamètre de 6,7 m. La première porte, celle issue du film, sert pour les décors extérieurs, alors que la seconde est totalement automatisée et est capable de faire tourner l'anneau des adresses, mû par un moteur de huit chevaux, et d'actionner ses chevrons sur demande. L'ordinateur qui contrôle la porte peut démarrer et stopper la rotation de l'anneau des adresses de manière rapide et précise grâce à des capteurs laser situés sur les sept chevrons du haut[4].
Tout ce système rend la porte intransportable ce qui explique qu'elle était donc cantonnée aux studios de Vancouver qui abritaient le décor du SGC. La seconde porte est moins élaborée car elle ne peut pas faire tourner son anneau des adresses seule ni actionner ses chevrons. Elle est utilisée pour les scènes en extérieur.
Outre ces deux portes « véritables », il existe de nombreuses autres portes qui ne sont en fait qu'en deux dimensions afin de pouvoir les transporter plus facilement sur les différents lieux de tournage ; elles sont alors filmées uniquement de face afin de maintenir l'illusion.
Si une prise de vue implique un mouvement de l'iris (ouverture ou fermeture en général), il est ajouté en post-production car la mécanique qu'il met en œuvre serait extrêmement complexe à reproduire dans la réalité. En revanche, si une vue montre l'iris fermé, celui-ci est emboité dans la porte à la manière d'un couvercle.
Les effets spéciaux des séries Stargate SG-1 et Stargate Atlantis sont produits par le studio Rainmaker Entertainment, mais certaines scènes ont été produites en interne. La scène de bataille dans l'épisode La Première vague notamment a été produite en interne[5]. Pour réduire les coûts, l'ouverture et la fermeture de la porte sont le plus souvent suggérées via un effet sonore suivi d'effets lumineux se rapprochant d'une surface d'eau éclairée. Cet effet lumineux est obtenu grâce à une très grande feuille d'aluminium[6].
La porte en elle-même est presque toujours filmée sur un fond uni afin de faciliter l'incrustation des effets spéciaux lors du passage d'un personnage au travers de la porte, par exemple. Occasionnellement, il arrive que la porte soit entièrement générée par ordinateur, notamment quand elle se déplace ou que son installation sur place est impossible, ou à un prix exorbitant[7]. L'iris en titane permettant de fermer la porte était parfois peint sur panneau et les caméras devaient rester fixes pour éviter de gâcher l'illusion[8].
Dans d'autres œuvres
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Le principe d'une porte permettant de passer rapidement d'un endroit à un autre n'est pas nouveau dans la science-fiction (portes spatiales dans Buck Rogers, portails iconiens dans Star Trek, Babylon 5, The Expanse, etc.), mais c'est dans Stargate que le concept a été le plus développé[réf. souhaitée].
L'idée a été reprise dans de nombreux ouvrages de science-fiction et même de science fantasy. Dans de nombreux jeux vidéo (Outcast, Dofus, un mods de Garry's Mod, World of Warcraft, Wakfu, des mods de Minecraft, un plugin de Minecraft, Eve Online), des équivalents de la porte des étoiles sont présents, et ils sont souvent très proche de ceux de Stargate .
Analyse et métaphore numérique
modifierLe réseau des portes des étoiles s'apparente à une allégorie des télécommunications modernes et de l'Internet au tournant des années 2000. Le fonctionnement technique de la porte des étoiles matérialise la transition d'une économie d'atomes (produits physiques) vers un mouvement de bits immatériels voyageant à la vitesse de la lumière. Lors du passage à travers l'horizon des événements, le système opère une fusion entre la matière et l'information : la forme physique des voyageurs est convertie en données numériques. Ces données sont transitoirement conservées dans une mémoire tampon par la porte réceptrice avant d'être réassemblées sous leur forme matérielle d'origine. Cette modélisation, où les individus deviennent virtuellement indistinguables de l'information qu'ils transportent, illustre la condition de vie au sein d'une culture numérique[9].
L'organisation macroscopique du réseau reproduit une infrastructure de télécommunication flexible et décentralisée, exempte de hiérarchies de distribution. Plusieurs analogies lient le système de composition de la porte aux technologies de l'information contemporaines : adressage et noms de domaines, routage et vulnérabilités, sécurité réseau. La combinaison de six symboles complétée par un point d'origine est analogue à un protocole d'adressage de type IP. L'exotisme des glyphes cache un système phonétique stable permettant d'associer un lieu physique à un espace virtuel lisible et partageable par l'humain, préfigurant l'usage des noms de domaine pour masquer les chaînes numériques des adresses IP réelles. Le dispositif d'appel (DHD) remplit les fonctions d'un routeur informatique capable de traiter des flux massifs de données, d'exécuter des transferts d'appels intersidéraux et de lancer des sous-programmes de mise à jour corrélative. Cette interconnectivité, qui permet aux portes de communiquer entre elles pour compenser la dérive stellaire, expose le réseau à des cyber-sabotages par l'introduction de malwares (comme illustré par le blocage du réseau dans l'épisode Le Vengeur). Les dispositifs de sécurité physiques ou énergétiques qui protègent l'accès aux portes, à l'image de l'iris du Stargate Command ou du bouclier d'Atlantis, représentent l'équivalent fonctionnel d'un pare-feu (firewall) contrôlant le flux de données entrantes[9].
Notes et références
modifier- 1 2 3 (hu) Adam Szabo R, « Az időutazó táltos paripa és a gépfegyveres királyfi », Korunk, no 07, , p. 48–53 (ISSN 1222-8338, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Marc Ross Gaudreault, « Stargate SG-1 et le succès sériel de la science-fiction dure », Otrante, no 42, , p. 163 (lire en ligne
). - ↑ Marc Ross Gaudreault, « Stargate SG-1 et le succès sériel de la science-fiction dure », Otrante, vol. 42, no 2, , p. 159–171 (ISSN 1148-0904, DOI 10.3917/otra1.042.0160, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 (en) KateR, « Détails de la construction de la porte » (consulté le ).
- ↑ (en) « Interview de Brad Wright », Gateworld, (consulté le ).
- ↑ Commentaire du DVD de la première saison.
- ↑ (en) « Interview de Robert C. Cooper », Gateworld, (consulté le ).
- ↑ Jo Storm, Approaching the Possible : The World of Stargate SG-1, Toronto, ECW Press, (lire en ligne
), p. 199. - 1 2 V. Nolan, « Gates, Galaxies, and Globalisation: Stargate Sg-1 and Science Fiction in the Digital Age », Foundation: The International Review of Science Fiction, (ISSN 0306-4964, lire en ligne, consulté le )