Premier concile de Tyr
Le premier concile de Tyr se réunit en 335 à Tyr (aujourd'hui au Liban) sous la présidence d'Eusèbe de Césarée ou de Flacille d'Antioche[1]. Le concile est convoqué par l'empereur Constantin, qui voulait la réconciliation dans l'Église juste avant ses tricennalia. Il s'agit d'un concile qui examine seulement des questions disciplinaires vis-à-vis d'Athanase d'Alexandrie, et non dogmatiques.
| Premier concile de Tyr | ||||||||||
| Informations générales | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Convoqué par | Constantin Ier | |||||||||
| Sujets | Procès d'Athanase d'Alexandrie | |||||||||
| Début | vers juillet 335 | |||||||||
| Fin | automne 335 | |||||||||
| Lieu | Tyr | |||||||||
| Organisation et participation | ||||||||||
| Présidé par | Eusèbe de Césarée ou Flacille d'Antioche | |||||||||
| ||||||||||
| modifier |
||||||||||
Les actes du synodes conservés par Sozomène dans son histoire ecclésiastique (II, 25) permettent d'établir les principaux griefs retenus contre Athanase. Il est accusé d'avoir brisé un vase sacré dans un lieu saint et d'avoir violenté et emprisonné ses opposants religieux[2].
Les discussions entre les évêques sont très violentes. Les eusébiens (du nom d'Eusèbe de Nicomédie) soutenus par l'empereur dominent le concile[3]. Athanase d'Alexandrie y est déposé malgré son appel à l'empereur.
Le , Constantin confirme les décisions du concile et l'exil d'Athanase en Gaule à Trèves[4].
Notes et références
modifier- ↑ Le nom de l'évêque qui a présidé le concile diffère selon les sources anciennes et modernes. Ce qui est certain, c'est qu'Eusèbe de Césarée, qui jouissait de la faveur de l'empereur, a joué un rôle important dans la préparation du concile et que Flacille d'Antioche, devenu patriarche d'Antioche l'année précédente, jouissait d'un droit de préséance comme patriarche d'Antioche. Voir Annick Martin, Athanase d'Alexandrie et l'Église d'Égypte…, p. 363 et n. 78.
- ↑ Alberto Camplani, « A. Martin, Athanase d’Alexandrie et l’Église d’Égypte au IVe siècle (328-373) », Augustinianum, vol. 39, no 1, , p. 365–387 (ISSN 0004-8011, DOI 10.5840/agstm19993918, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Athanase d'Alexandrie doit faire face aussi à l'hostilité des mélitiens.
- ↑ Athanase reste en exil à Trèves jusqu'en juin 337, après la mort de Constantin. À Trèves réside le fils aîné de l'empereur le César Constantin, futur Constantin II, qui va prendre son parti et imposer son retour sur le siège épiscopal d'Alexandrie.
Bibliographie
modifier- Gustave Bardy, « La politique religieuse de Constantin après le Concile de Nicée », Revue des sciences religieuses, 1928, 8-4, p. 516-551 [voir p. 542 et suiv.] (en ligne).
- Pierre Maraval, Le christianisme de Constantin à la conquête arabe, Paris, PUF, coll. « Nouvelle Clio », 2005 [voir chap. II « Le débat sur les rapports du Père et du Fils : la crise arienne » et spécialement le § Des conflits de personnes à la contestation du concile (330-341)].
- Annick Martin, Athanase d'Alexandrie et l'Église d'Égypte au IVe siècle (328-373), Rome, École française de Rome, « Collection de l'École française de Rome » no 216, 1996, p. 357-387 (en ligne).