La Prince Noir est une corvette en service dans la Marine royale française entre 1756 et 1762[1].

Prince Noir
Type Corvette
Histoire
A servi dans Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Caractéristiques militaires
Armement 6 canons

Histoire

modifier

En 1759, le Prince Noir, commandée par Pierre-Joseph Kergariou de Roscouet, accompagnait l'escadre de 21 vaisseaux du maréchal de France Hubert de Brienne de Conflans concentrée à Brest en vue d'un débarquement en Angleterre[2]. Elle est présente à la bataille des Cardinaux le .

Au lendemain de la défaite française, le Prince Noir se réfugie avec 7 vaisseaux, le Brillant, le Robuste, l’Inflexible, le Glorieux, l’Éveillé, le Dragon et le Sphinx, accompagnés de deux frégates — la Vestale et l’Aigrette — et d’une autre corvette — la Calypso — dans l’estuaire de la Vilaine. En raison du manque de visibilité, le Glorieux et l’Éveillé s’envasent[3]. Si les dommages de l’Éveillé sont sans conséquences, le Glorieux déplore une voie d’eau ; l’Inflexible, d’autre part, a perdu ses mâts de misaine et de beaupré[3].

Il faut plus de deux ans et demi d'effort aux deux officiers nommés par le duc d'Aiguillon[4], Charles-Henri-Louis d'Arsac de Ternay[N 1] et Charles Jean d'Hector[N 2], pour sortir les navires de l’embouchure de la Vilaine. Dans la nuit du 24 au , le Prince Noir parvient à tromper la vigilance anglaise et à s'échapper[7]. Il gagne ensuite les Antilles[8].

Notes et références

modifier
  1. ↑ D'Arsac de Ternay est nommé capitaine le en récompense de ses efforts durant le blocus[5].
  2. ↑ D'Hector est nommé capitaine le pour avoir sauvé le Brillant et l'Éveillé durant le blocus[6].

Références

modifier
  1. ↑ « Le Prince Noir », sur threedecks.org (consulté le ).
  2. ↑ Lacour-Gayet édition revue et augmentée en 1910, p. 352-367 et p.519-520.
  3. 1 2 Perrochon 2011, p. 36.
  4. ↑ Perrochon 2011, p. 38.
  5. ↑ Mascart 2000, p. 448.
  6. ↑ Mascart 2000, p. 473.
  7. ↑ Alain Boulaire, « L’évasion des bateaux de la Vilaine », sur un site du journal Le Télégramme, (consulté le ).
  8. ↑ Brigitte Maisonneuve, Les Cahiers du Pays de Guérande, Société des Amis de Guérande (no 53), (ISSN 0765-3565), p. 66.

Voir aussi

modifier

Bibliographie

modifier

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles connexes

modifier