Prionailurus bengalensis bengalensis

sous-espèce de mammifère

Chat du Bengale (Stricto sensu), Chat-léopard du Bengale (Stricto sensu)

Prionailurus bengalensis bengalensis
Description de cette image, également commentée ci-après
Un Chat-léopard du Bengale au Vietnam.
Classification
Règne Animalia
Embranchement Theria
Classe Mammalia
Ordre Carnivora
Famille Felidae
Genre Prionailurus
Espèce Prionailurus bengalensis

Sous-espèce

Prionailurus bengalensis bengalensis
(Kerr, 1792)

Statut CITES

Sur l'annexe  II  de la CITES Annexe II , Rév. du 16/02/1995

Statut CITES

Sur l'annexe  I   de la CITES Annexe I , Rév. du 16/02/1995
Bangladesh, Inde et Thaïlande uniquement.

Synonymes

  • Felis bengalensis (Kerr, 1792) (Protonyme) [1]
  • Felis undata (A. G. Demarest, 1816) [1]
  • Felis minuta (Temminck, 1825) [1]
  • Felis chinensis (J. E. Gray, 1837) [1]
  • Leopardus ellioti (J. E. Gray, 1842) [1]
  • Chaus servalinus (J. E. Gray, 1843) [1]
  • Viverriceps ellioti (J. E. Gray, 1867) [1]
  • Felis microtis (A. Milne-Edwards in A. David, 1871) [1]
  • Felis scripta (A. Milne-Edwards in A. David, 1871) [1]

Prionailurus bengalensis bengalensis, le Chat du Bengale ou Chat-léopard, du Bengale, au sens strict, est une sous-espèce du Chat-léopard continental (Prionailurus bengalensis) est une sous-espèce du Chat-léopard continental (Prionailurus bengalensis), un mammifère carnivore de la famille des Félidés. Ce petit félin d’Asie méridionale, se caractérise de son homologue sibérien par son pelage jaune-orangé entrecoupé de taches noires faisant penser à une panthère, ce qui lui à valu le nom de « Chat-léopard ».

Dénominations

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Taxonomie

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Initialement décrite et placée dans le genre Felis par le naturaliste britannique Robert Kerr en 1792, sous le nom de Felis bengalensis pour un spécimen provenant du Bengale, en Inde. L'épithète spécifique bengalensis fait référence à la région d'où provient l'animal ayant servi à la description originale, le Bengale[9].

Description

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Le Chat-léopard du Bengale est un félin de petite taille au corps svelte et aux longues pattes. Son pelage caractéristique le fait superficiellement ressembler à un léopard, d’où il tire son nom. Il est plus petit et léger que le chat-léopard de Sibérie : avec une hauteur au garrot est de 30 à 35 cm, couplé d’une longueur tête-corps de 45 à 66 cm chez les mâles pour 36 à 65 cm chez les femelles, terminée par un queue mesure de 17 à 26 cm. Il est assez léger avec un poids variant de 500 g à 3,8 kg. Le pelage est court et fin, avec une robe allant d'une couleur jaune éclatante, presque dorée à un espèce de roux brunâtre plus sombre voire grisâtre, ce pelage est moucheté de nombreuses petites taches ou de rosettes pleines de tailles variables et dont la couleur va d’un brun assez foncé à un noir intense. Ces taches sont réparties sur l'ensemble du corps et fusionnent entre-elles en deux larges bandes au niveau des épaules. Le ventre, le pourtour de la bouche et le museau sont blancs, mais possède aussi des taches visibles. La tête est petite et arrondie, marquée de deux bandes noires reliant les yeux aux oreilles et de deux bandes blanches entre le nez et les yeux[10].

Le pelage d'hiver est plus épais, présentant des taches plus sombres que le pelage d'été. Les populations septentrionales sont plus pâles, de couleur gris jaunâtre, avec une toison hivernale plus dense et une queue plus touffue, ce qui le fait ressembler à la sous-espèce de Sibérie. Aucun cas de mélanisme complet n'a été rapporté. Les oreilles sont arrondies, avec un revers noir marqué d'une tache blanche en son centre. Les doigts sont possédés une palmure, mais incomplête. La queue est longue et annelée de taches qui terminent par une pointe noire. Les femelles sont légèrement plus petites que les mâles. L'espèce peut être confondue avec le Chat viverrin ou le Chat de temminck, mais ces derniers sont bien plus gros et bien plus massifs. Le chat domestique est de taille similaire, mais présente des membres plus courts et une constitution plus trapue[10].

Écologie et comportement

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Un couple de Chats-léopards du Bengale en Thaïlande.

Il occupe une grande variété d'habitats offrant un couvert végétal, depuis les forêts tropicales humides de basse altitude jusqu'aux forêts de conifères et de feuillus des contreforts de l'Himalaya jusqu'à 3 254 m d'altitude. Il évite généralement les prairies ouvertes, les steppes et les zones rocheuses dépourvues de végétation[10].

Généralement solitaire, le Chat-léopard du Bengale peut parfois être observé en couple. Il est actif de jour comme de nuit, un rythme probablement conditionné par la disponibilité des proies et la présence de carnivores concurrents plus gros ou bien de l'Homme. C'est un chasseur très actif qui chasse souvent sol sous la végétation basse, mais c’est aussi un excellent grimpeur et un bon nageur. Son régime alimentaire se compose de petits mammifères, de lézards, d'amphibiens, d'oiseaux et d'insectes. En Thaïlande, le domaine vital des mâles s'étend en moyenne sur 3,5 km2 et chevauche généralement celui d'une ou de plusieurs femelles, aux territoires plus restreints. Il pratique le marquage urinaire typique qu’on retrouve chez les autres félins, montrant une territorialité entre individus du même sexe modérée et une faible territorialité entre mâles et femelles[10].

La gestation dure entre 60 et 70 jours et donne naissance à une portée de 2 à 3 petits. La maturité sexuelle est atteinte entre 8 et 12 mois, et la longévité peut atteindre 17 ans en captivité. Aucune saison de reproduction particulière n'est rapportée dans la nature ; en captivité, le mâle peut participer à l'élevage des chatons[10].

Le Chat-léopard du Bengale et l'Homme

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Un Chat-léopard à Pata Zoo, à Bangkok en Thaïlande.

L'espèce tolère les habitats modifiés par l'Homme dès lors qu'ils offrent des alternatives pour se cacher. Il s'accommode assez bien des espaces de forêts exploitées, des zones agricoles telles que les plantations de canne à sucre, de palmiers à huile, de caféiers, d'hévéas ou encore les plantations de thé[10].

Classé en préoccupation mineure (« Least Concern »), il est néanmoins considéré comme vulnérable en Chine. Il est inscrit à l'Annexe II de la CITES, à l'exception des populations du Bangladesh, d'Inde et de Thaïlande qui figurent à l'Annexe I. Bien que la Chine ait suspendu son commerce international en 1993, l'animal y est toujours chassé légalement hors des aires protégées et ses peaux restent fréquentes dans les entrepôts de pelleterie. Si la chasse est illégale dans les régions tropicales et subtropicales d'Asie, il continue d'être largement abattu pour sa fourrure, sa viande ou en représailles de prédations exercées sur la volaille[10].

Notes et références

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Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 ASM Mammal Diversity Database, consulté le .
  2. ↑ Integrated Taxonomic Information System (ITIS), www.itis.gov, CC0 https://doi.org/10.5066/F7KH0KBK, consulté le .
  3. 1 2 3 4 Meyer C., ed. sc., 2026, Dictionnaire des Sciences Animales. [On line]. Montpellier, France, Cirad. [10/10/2026]. <URL : https://dico-sciences-animales.cirad.fr/ >
  4. 1 2 3 4 Auguste Ménégaux (dir.) (ill. Wilhelm Kuhnert), La Vie des animaux illustrée : Les Mammifères, Paris, J.-B. Baillière et fils, 1902-1904, 525 p., in-4, p. 259-260
  5. ↑ Catalogue of Life Checklist, consulté le .
  6. 1 2 EOL, consulté le .
  7. 1 2 Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, consulté le .
  8. 1 2 Coenraad Jacob Temminck, Monographie de mammalogie, Paris, 1824-1825 (DOI 10.5962/bhl.title.125524, lire en ligne), p. 130-133
  9. ↑ (en) Robert Kerr, The Animal Kingdom or zoological system of the celebrated Sir Charles Linnaeus. Class I. Mammalia, Édimbourg, A. Strahan, and T. Cadell, London, and W. Creech, , 151 p. (lire en ligne)
  10. 1 2 3 4 5 6 7 José R. Castello (trad. Anne Saint-Girons), Félins et Hyènes du monde, Paris, Delachaux et Niestlé, coll. « Mammifères », (ISBN 978-2603028636), p. 148-150

Bibliographie

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Description originale

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  • (en) Robert Kerr, The Animal Kingdom or zoological system of the celebrated Sir Charles Linnaeus. Class I. Mammalia: Containing a complete systematic description, arrangement, and nomenclature, of all the known species and varieties of the mammalia, or animals which give suck to their young, being a translation of that part of the Systema Naturae as lately published with great improvements by Professor Gmelin of Goettingen together with numerous additions from more recent zoological writers and illustrated with copper plates, Édimbourg, A. Strahan, and T. Cadell, London, and W. Creech, , 644 p. (lire en ligne)

Voir aussi

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Liens externes

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