La prise de Ségou est l'occupation, le , de la ville de Ségou, dans l'actuel Mali, par une colonne française commandée par Louis Archinard.

Prise de Ségou
Description de cette image, également commentée ci-après
La prise de Ségou-Sikoro
(gravure d'Henri Meyer).
Informations générales
Date
Lieu Ségou, actuel Mali
Issue Victoire française et occupation de Ségou
Belligérants
France Empire toucouleur
Commandants
Louis Archinard Madani Tall

La ville est alors un des principaux centres politiques de l'Empire toucouleur, dirigé par Ahmadou Tall.

Sa prise s'inscrit dans la colonisation française de l'Afrique de l'Ouest à la fin du XIXe siècle.

Contexte

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Ségou est conquise en 1861 par Omar Tall, dont l'expansion militaire donne naissance à l'Empire toucouleur dans une partie du Soudan occidental. Après la mort d'Omar Tall, Ahmadou Tall gouverne depuis Ségou et doit faire face à des oppositions internes ainsi qu'à la progression française dans la vallée du Niger[1].

À la fin des années 1880, les autorités militaires françaises intensifient leur progression vers le Niger. Sous le commandement de Louis Archinard, cette politique vise aussi les territoires contrôlés par Ahmadou Tall[2].

Prise de la ville et conséquences

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Le , les troupes dirigées par Louis Archinard, comprenant des tirailleurs sénégalais et des auxiliaires africains, prennent Ségou presque sans combat. Ahmadou Tall avait confié la défense et l'administration de la ville à son fils Madani Tall. Après l'entrée des troupes françaises, des biens, du bétail et des objets appartenant au pouvoir toucouleur sont saisis[3].

Parmi les prises figurent des objets précieux, des armes, des archives et la bibliothèque constituée par Omar Tall, puis conservée par Ahmadou Tall. Une partie de cet ensemble est ensuite transférée en France[4].

Après la prise de Ségou, Louis Archinard met en place un pouvoir local placé sous contrôle français. Un résident français est installé auprès du faama Mari Diara, tandis que l'autorité effective appartient à l'administration coloniale[5].

La perte de Ségou affaiblit le pouvoir d'Ahmadou Tall, mais ne met pas immédiatement fin à la résistance toucouleur. Les campagnes françaises se poursuivent au début des années 1890 et contribuent à l'établissement du contrôle colonial français sur une grande partie du Soudan occidental[6].

Notes et références

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  1. ↑ (en) B. O. Oloruntimehin, The Segu Tukulor Empire, Harlow, Longman, , 357 p. (ISBN 0-582-64536-0)
  2. ↑ (en) A. S. Kanya-Forstner, The Conquest of the Western Sudan: A Study in French Military Imperialism, Cambridge, Cambridge University Press, , 297 p. (ISBN 0-521-07378-2)
  3. ↑ Daniel Foliard, « Les vies du « trésor de Ségou » », Revue historique, no 688,‎ , p. 869-898 (DOI 10.3917/rhis.184.0869, lire en ligne)
  4. ↑ Louis Brenner, Noureddine Ghali et Sidi Mohamed Mahibou, Inventaire de la bibliothèque umarienne de Ségou : conservée à la Bibliothèque nationale, Paris, Paris, Éditions du CNRS, , 418 p. (ISBN 978-2-222-03344-8, lire en ligne)
  5. ↑ Francis Simonis, « Administrateurs et missionnaires à Ségou (Haut-Sénégal-Niger) à l'heure de la séparation des Églises et de l'État », Outre-Mers. Revue d'histoire, vol. 92, nos 348-349,‎ , p. 39-53 (DOI 10.3406/outre.2005.4159, lire en ligne)
  6. ↑ (en) Richard L. Roberts, Conflicts of Colonialism: The Rule of Law, French Soudan, and Faama Mademba Sèye, Cambridge University Press, (ISBN 978-1-009-09804-5, DOI 10.1017/9781009106849.004), chap. 2, « Conquest and Construction of Indirect Rule in the French Soudan, 1886–1891 », p. 57-83

Voir aussi

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