Prison de Koléa
La prison de Koléa est un établissement pénitentiaire algérien situé dans la commune de Koléa dans la wilaya de Tipaza. Elle est inaugurée en 2015, avec une capacité de 2 000 places.
| Prison de Koléa | ||
La prison de Koléa pendant les travaux | ||
| Localisation | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Wilaya | Tipaza | |
| Daïra | Koléa | |
| Localité | Koléa | |
| Coordonnées | 36° 38′ 25″ nord, 2° 46′ 08″ est | |
| Géolocalisation sur la carte : Algérie
| ||
| Architecture et patrimoine | ||
| Construction | ||
| Installations | ||
| Type | Prison | |
| Capacité | 2 000 places | |
| Fonctionnement | ||
| Date d'ouverture | ||
| Opérateur(s) | ||
| modifier - modifier le code - voir Wikidata | ||
Historique
modifierLa prison de Koléa est une des 162 prisons que compte l'Algérie. En 2019, dans l'ensemble des prisons algériennes les prisonniers étaient au nombre de 65 000, en 2025 ils sont 95 000[1].
La prison de Koléa, construite par une entreprise chinoise[1], est implantée sur une superficie de 18 ha. Les travaux ont commencé en 2006, la prison est entourée de deux murs de ronde, un mur d'une longueur de 2,7 km pour une hauteur de 6 m et d'un autre d'une longueur de 1,8 km pour une hauteur de 8 m, équipés de 5 guérites[2]. La prison est inaugurée en 2015[3].
La prison de Koléa est réputée pour détenir des dignitaires déchus. Mais des détenus de droit commun ou des individus accusés de terrorisme y sont aussi présents[4]. Un pavillon est destiné aux femmes, la militante franco-algérienne Amira Bouraoui y a été emprisonnée en 2020[5].
Détenus notables
modifier- Abderazak el Para[1]
- Karim Tabbou (2019-2020)[6]
- Rachid Nekkaz (2019-2021)[7]
- Amira Bouraoui (2020)[1]
- Anis Rahmani (2020-)[8]
- Khaled Drareni (2020-2021)[9]
- Samir Belarbi (2020)[10]
- Ahmed Ouyahia (2020-)[11]
- Abdelmalek Sellal (2020-)[1],[11]
- Ali Haddad (2020-)
- Tayeb Louh (2021-)[1]
- Mahieddine Tahkout (2020-)
- Houda-Imane Faraoun (2021-)
- Mohamed Laid Benamor (2021-)[12]
- Ali Ghediri (2021-2025)[13]
- Mourad Oulmi (2021-)
- Rédha Kouninef (2021-)
- Khalida Toumi (2021-)
- Abdelghani Hamel (2021-)
- Numidia Lezoul (2022)
- Boualem Sansal (2024-2025)[14].
- Saïda Neghza (2025-) [15]
- Christophe Gleizes (2026-)[16].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 Farid Alilat, « En Algérie, le quotidien de Boualem Sansal et de ses codétenus à la prison de Koléa », sur Le Point, (consulté le ).
- ↑ M'hamed H, « Un pénitencier à Koléa », sur Djazairess, (consulté le )
- ↑ « Algérie : plongée au cœur de Koléa, la prison des puissants de l’ère Bouteflika - Jeune Afrique.com », sur Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ Akli Tansaout, « Algérie : enfermé à Koléa comme les pontes de l’ère Bouteflika », sur Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ « En Algérie, le quotidien de Boualem Sansal et de ses codétenus à la prison de Koléa », sur Le Point, (consulté le )
- ↑ « Un an de prison pour Karim Tabbou, figure du Hirak algérien », sur Jeune Afrique,
- ↑ « Rachid Nekkaz transféré à la prison de Koléa », sur l'Avant-Garde
- ↑ « Algérie : pourquoi le PDG d’Ennahar, Anis Rahmani, a été placé en détention provisoire », sur Jeune Afrique,
- ↑ « Son père adresse une lettre au président Tebboune : Le journaliste Drareni transféré à la prison de Koléa », sur El Watan,
- ↑ « Le militant Samir Belarbi transféré à la prison de Koléa », sur Interlignes Algérie, interlignesAlgerie, (consulté le ).
- 1 2 « Confidentiel. Ouyahia et Sellal transférés vers la prison de Koléa à cause de l'ampleur de l'épidémie du COVID-19 au sein d'El-Harrach », sur Algérie Part,
- ↑ « Algérie : plongée au cœur de Koléa, la prison des puissants de l’ère Bouteflika – Jeune Afrique », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
- ↑ « En Algérie, la peine d’Ali Ghediri, ancien candidat à la présidentielle, alourdie à un mois de sa libération », sur Le Monde, (consulté le )
- ↑ Par Le Parisien avec AFP Le 8 décembre 2024 à 18h51, « L’avocat français de Boualem Sansal dit être empêché de se rendre en Algérie », sur leparisien.fr, (consulté le )
- ↑ Akram Torki, « En Algérie, inquiétude autour de la santé de Saïda Neghza », sur Jeune Afrique, (consulté le )
- ↑ Brice Laemle, Simon Roger et Hamid Nasri, « Algérie : détenu depuis sept mois à Tizi Ouzou, le journaliste français Christophe Gleizes transféré près d’Alger », sur Le Monde, (consulté le )