Saïda Neghza

femme d'affaires

Saïda Neghza, (en arabe : سعيدة نغزة), née à Constantine en Algérie, est une femme d'affaires algérienne, présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes de 2006 à 2024 et depuis 2026.

Saïda Neghza
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Biographie
Naissance
Constantine
Nationalité
Algérienne
Domicile
Alger
Activité
Import & export, industrie, construction
Autres informations
Propriétaire de
groupe SORALCOF
Religion
Musulmane
Parti politique
Candidate libre
Condamnation
Peine de prison de 4 ans

À la suite de sa candidature à l'élection présidentielle algérienne de 2024, elle est condamnée à 4 ans de prison pour corruption.

Origines et vie privée

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Quatrième d'une fratrie, elle naît à Constantine[1] en Algérie. Elle se marie à 19 ans à un propriétaire de terrains d'oliviers[2]. À 24 ans, elle a un enfant et devient veuve[1].

Carrière

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Entrepreneuriat

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Elle se lance dans la torréfaction et la commercialisation du café sous le label Mouni dans le quartier dit « la Pointe » en 1992. Après son succès avec la torréfaction du café, Saïda Neghza crée l'entreprise Errep. Ensuite, elle s'investit dans les travaux publics et l’hydraulique avant de fonder l'entreprise Soralcof en 2004[3]. En 2008, Soralcof s'agrandit avec l'acquisition des gisements et devient un groupe avec plusieurs filiales.

Elle acquiert une stature à l'international avec, en , en Suisse, la présidence du club des meilleures femmes d’affaires d’Afrique. Puis en , elle est retenue par Forbes Afrique dans sa liste des 50 femmes les plus importantes du continent[4].

Saïda Neghza occupe plusieurs fonctions à son actif ; elle est présidente de BusinessMed et de la Confédération générale des entreprises algériennes de 2006 jusqu'au , où elle est remplacée par Nacer Berkani[5],[3],[6].

En , elle explicite le « climat de peur » dans lequel vivent les entrepreneurs et met en cause l'entourage du chef de l'État, Abdelmadjid Tebboune : « Le Président veut réellement sauver le pays, mais ceux qui l’entourent cassent son projet. Il est entouré de scorpions qui cherchent des postes sans penser à l’intérêt du pays… Je dirais au Président que les gens à qui vous faites confiance font partie de la îssaba ». En , elle critique publiquement la politique économique du gouvernement. Ainsi, elle mentionne les condamnations de personnalités du monde des affaires à des amendes qui peuvent être supérieures aux montants des actifs de leur société, or ceux-ci ne peuvent pas se défendre faute d'accès à la nature des accusations. Elle conteste l'impossibilité d'acquérir des biens à l'étranger pour les personnalités du monde des affaires. Elle considère que la « délivrance des licences d’importation et les quotas dont bénéficient certains et pas d’autres » est un des facteurs « des prix élevés et une rareté des produits » en Algérie. En réponse, un article d'Algérie Presse Service dément son analyse économique[4],[7].

Destituée de ses fonctions à la tête de la CGEA lors d'une assemblée générale extraordinaire en octobre 2024, elle est rétablie dans ses fonctions par le Tribunal administratif d'Alger en janvier 2026[8].

Candidature avortée à l'élection présidentielle de 2024 et emprisonnement

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Elle est candidate à l'élection présidentielle algérienne de 2024, mais elle n'obtient pas le nombre de parrainages requis pour valider sa candidature. Le , le procureur général de la cour d'Alger, annonce l'ouverture d'une enquête préliminaire approfondie concernant la vente de parrainages par plus de 50 élus à des candidats à la présidentielle du [9]. Trois candidats recalés  Belkacem Sahli, Saïda Neghza et Abdelhakim Hamadi  sont placés sous contrôle judiciaire[10] avec l'interdiction de quitter le territoire et de s’exprimer publiquement.

Jugés en , le ministère public demande des peines de dix ans de prison et une amende d’un million de dinars. Les trois mis en cause dénoncent un procès politique[11],[12]. Ils sont condamnés, pour « corruption politique », à dix ans de prison ferme et 6 700 euros d'amende pour corruption le . Laissés libres, ils ont dix jours pour faire appel[13]. Le , ils sont condamnés à quatre de prison, à une amende d’un million de dinars et ils sont incarcérés[14].

Avant l'énoncé du verdict, elle est évacuée de la salle de la Cour d’appel à la suite d’un malaise. D'après son entourage, elle est alors transférée en réanimation au centre hospitalo-universitaire Mustapha-Pacha d’Alger, puis incarcérée dans la prison de Koléa[15]. Alors que les proches de Saïda Neghza la décrivent dans un état de santé préoccupant, la justice algérienne refuse sa libération en [8].

Notes et références

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  1. 1 2 Retour sur le parcours de Saïda Neghza, site algeriezoom.com, 11 juin 2024.
  2. A.Z, « Saïda Neghza : origine, mari et parcours de la candidate à la présidentielle de 2024 », sur Algérie Zoom, (consulté le )
  3. 1 2 « Saïda NEGHZA – CGEA » (consulté le )
  4. 1 2 Ayline Bentaleb, « En Algérie, Saida Neghza écrit à Tebboune et en paye le prix fort », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  5. [vidéo] « Saïda Neghza (Algérie) - TV5MONDE », TV5MONDE (consulté le )
  6. « Présidentielle en Algérie : Saida Neghza, la candidate qu’on n’attendait pas », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  7. Nadjia Bouaricha, « Saïda Neghza dénonce un climat de peur », sur El Watan, (consulté le )
  8. 1 2 Akram Torki, « En Algérie, la justice refuse la libération de Saida Neghza », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  9. « Afrique Présidentielle en Algérie: la justice accuse de corruption trois candidats dont le dossier a été refusé », (consulté le )
  10. « Saïda Neghza, Belkacem Sahli et Abdelhakim Hammadi placés sous contrôle judiciaire », (consulté le )
  11. Samia Naït Iqbal, « Algérie : dix ans de prison requis contre Belkacem Sahli, Saïda Neghza et Abdelhakim Hammadi », sur Le Matin d'Algérie, (consulté le )
  12. Arezki Said, « Algérie : dix ans de prison requis contre trois anciens candidats à la présidentielle », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  13. « En Algérie, trois ex-candidats à la présidentielle de 2024 condamnés à dix ans de prison pour corruption. », sur Le Monde, (consulté le )
  14. « En Algérie, peine réduite à quatre ans en appel pour trois prétendants à la dernière présidentielle », sur Jeune Afrique, (consulté le )
  15. Akram Torki, « En Algérie, inquiétude autour de la santé de Saïda Neghza », sur Jeune Afrique, (consulté le )