Projet de parcs à thème de Courdimanche
Le Projet de parcs à thème de Courdimanche est un projet, en cours d'étude depuis 2026, de construction de trois parcs à thème sur l'ancien site du parc Mirapolis, dans la commune de Courdimanche (Val-d'Oise), porté par l'investisseur saoudien Qiddiya Investment Company, filiale du Public Investment Fund (PIF), en lien avec la présidence de la République française, la région Île-de-France, le département du Val-d'Oise et l'agglomération de Cergy-Pontoise.
| Projet de parcs à thème de Courdimanche | ||||
Mirapolis, terrain du projet de parcs à thème de Courdimanche. | ||||
| Description | ||||
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| Type | Parc à thèmes | |||
| Aménageur | Qiddiya Investment Company | |||
| Localisation | ||||
| Pays | ||||
| Localité | Courdimanche | |||
| Programme | ||||
| Périmètre | 55 hectares | |||
| Coordonnées | 49° 03′ 16″ nord, 2° 00′ 01″ est | |||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Île-de-France
Géolocalisation sur la carte : Val-d'Oise
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Contexte
modifierLe terrain concerné, d'une superficie d'environ 55 hectares, avait accueilli de 1987 à 1991 le parc Mirapolis, l'un des premiers parcs à thème français, ouvert deux ans avant le Parc Astérix et cinq ans avant Disneyland Paris[1]. Fondé sur les contes et la littérature française, le parc n'avait pas trouvé son public : environ 800 000 visiteurs furent enregistrés lors de sa première année, loin des deux millions espérés[2]. Concurrencé par l'ouverture du Parc Astérix et pénalisé par une desserte en transports jugée insuffisante, Mirapolis a fermé définitivement en 1991 après seulement quatre saisons d'exploitation[2]. Le site est resté en friche depuis plus de trente ans, occupé en partie par une communauté de gens du voyage installée depuis plusieurs années[3].
Historique du projet
modifierDes réunions entre l'Élysée, la région Île-de-France, les collectivités concernées et Qiddiya se tiennent depuis avril 2026[3]. Un mémorandum de coopération exploratoire est signé en juin 2026 lors du sommet « Choose France », entre le président Emmanuel Macron et des dirigeants de Qiddiya[3]. Selon la région Île-de-France, le dossier est instruit depuis dix-huit mois et a fait l'objet d'une communication publique fin août 2026[4].
Description du projet
modifierLe projet prévoit la création de trois parcs à thème distincts sur le site, avec une fréquentation cumulée qui pourrait atteindre 7 millions de visiteurs par an en vitesse de croisière[4]. L'un de ces parcs serait consacré à la franchise japonaise Dragon Ball[4], sur le modèle du parc thématique Dragon Ball annoncé pour Qiddiya City en Arabie saoudite, dont la licence avec le studio Toei Animation avait été confirmée dès mars 2024[5].
En France, en revanche, aucun accord de licence n'a été confirmé publiquement, et Qiddiya revendiquerait l'exclusivité mondiale de son parc saoudien, ce qui interroge la presse sur la cohérence d'une déclinaison identique à Courdimanche[3]. Le thème des deux autres parcs n'a pas été précisé à ce stade[4].
Sollicités, l'Élysée, la mairie de Courdimanche et l'agglomération de Cergy-Pontoise n'ont pas confirmé publiquement le détail du projet, ni son calendrier précis[3].
Financement et retombées économiques annoncées
modifierSelon la région Île-de-France, l'investissement envisagé atteindrait environ 6 milliards d'euros et pourrait créer de l'ordre de 22 000 emplois directs[4]. La présidente de la Région, Valérie Pécresse, a présenté le projet comme comparable par son ampleur à celui de Disneyland Paris[4]. La présidente du conseil départemental du Val-d'Oise, Marie-Christine Cavecchi, a salué une opportunité de développement économique pour un territoire jeune, tout en appelant à un renforcement des infrastructures de transport (RER, bus, tramway, Grand Paris Express) et routières[4].
Une estimation antérieure, relayée notamment par le média américain Politico et reprise par la presse locale, évoquait un montant dépassant le milliard d'euros ; ce chiffre n'a pas été confirmé officiellement par les parties[3].
Réactions politiques et locales
modifierLe député (LFI) du Val-d'Oise Aurélien Taché a demandé au préfet de région l'ouverture d'une concertation avec les élus, les associations et les habitants, faisant valoir que le territoire avait appris l'existence du projet par la presse, et pointant la saturation des infrastructures locales ainsi que la présence d'espèces protégées et de nombreux arbres sur le site[3].
À Courdimanche, la conseillère municipale d'opposition Maryeme Bouslam a dénoncé un projet piloté depuis l'Élysée sans concertation préalable des habitants et des communes avoisinantes, suggérant des pistes alternatives orientées vers la culture ou la recherche[1].
À l'inverse, le groupe communiste du conseil régional d'Île-de-France a estimé qu'un tel investissement pouvait représenter une opportunité en matière d'emplois, tout en réclamant des garanties sur la concertation et la protection de l'environnement[3].
Enjeux d'accessibilité
modifierLe site n'est desservi par aucune gare directe : l'accès en transport en commun se fait via la gare de Cergy-le-Haut (à 800m de l'entrée d'origine de Mirapolis), sur la ligne du RER A, une faiblesse de desserte souvent citée parmi les causes de l'échec commercial de Mirapolis dans les années 1990[3]. Le site se trouve également à une dizaine de kilomètres de communes des Yvelines voisines, comme Meulan-en-Yvelines et Les Mureaux, sans qu'aucun élu de ce département ne se soit exprimé publiquement sur le dossier[3].
Éléments de comparaison
modifierÀ titre indicatif, sans que rien n'indique qu'un éventuel parc à Courdimanche atteindrait une ampleur comparable :
- Disneyland Paris a réalisé environ 2,6 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2025 et fait vivre environ 70 000 emplois directs, indirects et induits[3] ;
- le Parc Astérix a accueilli plus de 2,9 millions de visiteurs en 2025 (un record), avec 250 millions d'euros d'investissements prévus d'ici 2030[3].
État d'avancement
modifierAu 26 août 2026, aucun accord d'exploitation ni licence thématique définitive n'a été rendu public. Le dossier reste, selon plusieurs médias locaux, à un stade d'étude avancé mais non officiellement acté dans le détail (thème exact des trois parcs, calendrier, montant définitif)[3].
Notes et références
modifier- 1 2 AFP, Anthony Denay, « Un parc d'attractions Dragon Ball ? Les ambitions du fonds souverain saoudien pour l'ex-Mirapolis en friche crispent des élus du Val-d'Oise », sur Le Moniteur,
- 1 2 « Un parc Dragon Ball à Courdimanche sur les cendres de Mirapolis », sur Nos années vintage,
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 Roberto Cristofoli, « Yvelines : un projet de parc d'attractions Dragon Ball à l'étude aux portes du département », sur Infos Yvelines,
- 1 2 3 4 5 6 7 « Ex-Mirapolis : trois nouveaux parcs à thème gargantuesques en projet », sur Contact Entreprises,
- ↑ (en) « Photos: Saudi Arabia's Qiddiya unveils world's first 'Dragon Ball' theme park », sur Gulf News,