Pseudevernia furfuracea
Pseudevernia furfuracea, la Mousse de chêne ou Mousse des arbres[réf. nécessaire], est une espèce de lichens de la famille des Parmeliaceae[1]. Cette espèce se rencontre communément sur les conifères[1] notamment dans les régions boréales et montagnardes de l'Europe et de l'Amérique centrale du nord[2].
Étymologie
modifierPseudevernia furfuracea vient du grec pseudês, « faux », et de Evernia (ressemble à ce genre de lichen). L'épithète spécifique furfuracea vient du latin furfur, « farinacé », couvert de petites écailles plates, rappelant les pellicules de son qui correspondent aux nombreuses isidies se détachant facilement du thalle, et que l'on trouve souvent au sol, détachées par le vent[3].
Description
modifierSon thalle est foliacé[2] et bicolore. Il est gris foncé sur la face supérieure et noir sur la face inférieure[1] avec des taches blanches et des canaux noirs visibles[2]. Il présente aussi des isidies servant à sa reproduction[2].
Le lichen est une symbiose entre un champignon et une algue. Pseudevernia furfuracea est en interaction avec une algue verte comme photobionte[4].
Caractéristiques écologiques
modifierListe des formes et variétés
modifierUtilisations
modifierBiosurveillance
modifierPseudevernia furfuracea, du fait de sa sensibilité à la pollution, est utilisé comme bioindicateur. Sa sensibilité est liée à ses chlorophylles dont la pollution entraine une variation de leur photochimie. Cette caractéristique permet d'évaluer la qualité de l'air en fonction du nombre d'individus présents[6]. Son utilisation en tant que bioindicateur est très utile car ce lichen colonise bon nombre de milieux terrestres[7].
Vertus médicinales
modifierCe lichen est notamment connu dans le domaine médical pour la guérison des blessures car il produit des anti-oxydants et des anti-inflammatoires.
Parfumerie
modifierPseudevernia furfuracea est très réputé en parfumerie : ses extraits apportent des notes marines particulièrement mises à profit dans les parfums féminins, tandis que ceux d'Evernia prunastri apportent des notes boisées variées en fonction de leur arbre support, utilisées en particulier dans les eaux de toilette masculines[1]. L'utilité de ces deux mousses de chêne est renforcée par leur capacité à produire des antioxydants stabilisateurs des parfums[8].
Systématique
modifierLe nom correct complet (avec auteur) de ce taxon est Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf, 1903[5].
L'espèce a été initialement classée dans le genre Lichen sous le basionyme Lichen furfuraceus L., 1753[5].
Pseudevernia furfuracea a pour synonymes[5] :
- Borrera furfuracea (L.) Ach., 1810
- Evernia furfuracea (L.) W. Mann, 1825
- Hypogymnia furfuracea (L.) Krog, 1951
- Lichen furfuraceus L., 1753
- Lichenoides furfuracea (L.) Hoffm., 1790
- Lichenoides furfuraceum (L.) Hoffm. (1790), 1790
- Lobaria furfuracea (L.) Hoffm., 1796
- Parmelia furfuracea var. scobisina Ach., 1803
- Parmelia furfuracea (L.) Ach., 1803
- Physcia furfuracea (L.) DC., 1805
- Platysma furfuraceum (L.) Frege, 1812
- Tenorea furfuracea (L.) Tornab., 1849
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 (en) Ayşegül Güvença, « Biological activities of Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf extracts and isolation of the active compounds », Elsevier,
- 1 2 3 4 (en) Hale ME, « A synopsis of the lichen genus Pseudevernia », The Bryologist. 71,
- ↑ Chantal van Haluwyn, Juliette Asta, Guide des lichens de France. Lichens des arbres, Bein, (lire en ligne), p. 142
- 1 2 (en) Ilse Kranner, « Glutathione status correlates with different degrees of dessiccation tolerance in three lichens », the new phytologist,
- 1 2 3 4 V. Robert, G. Stegehuis and J. Stalpers. 2005. The MycoBank engine and related databases. https://www.mycobank.org/, consulté le .
- ↑ (en) P.Malaspinaa, « Physiological response of two varieties of the lichen Pseudevernia furfuracea to atmospheric pollution », Elsevier,
- ↑ (en) Lucadamo, « Spatial variation in the Accumulation of Elements in Thalli of the Lichen Pseudevernia furfuracea », Archives of environmental contamination and toxicology,
- ↑ Chantal Delzenne-Van Haluwyn, Michel Lerond, Guide des lichens, Lechevalier, , p. 148.
Bibliographie
modifier- (en) Ayşegül Güvença, EsraKüpeli, AkkolbİpekSüntarb, HikmetKeleşc, SulhiyeYıldızd, İhsanÇalışef « Biological activities of Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf extracts and isolation of the active compounds », Elsevier, 2012
- (en)ME. Hale, « A synopsis of the lichen genus Pseudevernia », The Bryologist, vol. 71, 1968
- (en) Ilse Kranner, « Glutathione status correlates with different degrees of dessication tolerance in three lichens », New Phytologist, 2002
- (en) P. Malaspinaa, P. Modenesib, P. Giordania « Physiological response of two varieties of the lichen Pseudevernia furfuracea to atmospheric pollution », Elsevier, 2017
- (en) L. Lucadamo, A. Corapi, S. Loppi et al. « Spatial variation in the Accumulation of Elements in Thalli of the Lichen Pseudevernia furfuracea », Archives of environmental contamination and toxicology, 2016
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- (en) BioLib : Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf (consulté le )
- (en) Catalogue of Life : Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf (consulté le )
- (fr + en) EOL : Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf (consulté le )
- (en) Index Fungorum : Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf (consulté le )
- (fr + en) GBIF : Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf (consulté le )
- (fr) INPN : Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf, 1903 (TAXREF) (consulté le )
- (en) IRMNG : Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf, 1903 (consulté le )
- (en) MycoBank : Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf (consulté le )
- (en) NCBI : Pseudevernia furfuracea (taxons inclus) (consulté le )
- (en) OEPP : Pseudevernia furfuracea (Linnaeus) Zopf (consulté le )
- (en) Taxonomicon : Pseudevernia furfuracea (L.) Zopf (1903) (consulté le )