Ptahhotep
Ptahhotep (peut se transcrire aussi par Ptah-hotep ou Ptahotep) est un vizir (tjaty) de l'Égypte antique (environ 2400 av. J.-C.) sous le règne du pharaon Djedkarê Isési de la Ve dynastie.
| Ptahhotep | ||||||
Statues du vizir Ptahhotep, musée Imhotep, Saqqarah | ||||||
| Nom en hiéroglyphe | ||||||
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| Transcription | Ptḥ-ḥtp | |||||
| Période | Ancien Empire | |||||
| Dynastie | Ve dynastie | |||||
| Fonction principale | Vizir | |||||
| Dates de fonction | Ve dynastie | |||||
| Famille | ||||||
| Conjoint | Khâmerernebty | |||||
| Enfant(s) | Akhethétep | |||||
| Sépulture | ||||||
| Nom | D62 | |||||
| Type | mastaba | |||||
| Emplacement | Saqqarah | |||||
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Il est un grand sage de l'Égypte antique, reconnu comme étant le premier philosophe de l'histoire[réf. nécessaire].
Famille
modifierPtahhotep a eu pour épouse une certaine Khâmerernebty, avec il est le père d'Akhethétep ; il est également le grand-père de son homonyme Ptahhotep Tjefi (en).
Sépulture
modifierIl est enterré dans le mastaba D62 à Saqqarah à proximité du mastaba D34 de son fils, Akhethétep et son petit-fils, Ptahhotep Tjefi (en). Ils sont tous les trois vizirs et Ptahhotep II est également prêtre d'Anubis sous le titre de imȝḫw ḫr-Inpw ḫnty-Imntyw[1]. Le mastaba a été décrit par Auguste Mariette dans son ouvrage posthume[2].
L'enseignement de Ptahhotep et sa pensée morale
modifierIl est l'auteur de l'un des plus anciens écrits de sagesse qui nous soit parvenu après les Instructions de Shuruppak. Ce texte se nomme Enseignement de Ptahhotep ou Livre des maximes de Ptahhotep et a été retrouvé sur le papyrus Prisse conservé actuellement à la bibliothèque nationale de France.
Ptahhotep est âgé ; il demande au pharaon l'autorisation de transmettre la tradition à son fils : « les paroles de ceux qui jadis ont écouté les conseils des ancêtres qui obéirent aux dieux ». Il s'agit donc de la mise par écrit de la tradition orale égyptienne ce que vient confirmer la réponse du pharaon : « La majesté de ce dieu a dit : Quant à toi, enseigne lui la parole de la tradition ».
Ce texte en traitant de l'humilité, de l'art du débat, de la vanité, de justice (la Maât), de l'avidité, du refus de la rumeur, du bon usage de la parole, de l'indulgence, de la nécessité de la bienveillance, de l'écoute, de l'entendement... vise à former les futurs dignitaires égyptiens. Pharaon poursuit par : « Puisse-t-il agir comme un modèle pour les enfants des grands ».
L'Enseignement de Ptahhotep est un texte fondamental dans les sagesses égyptiennes, il sera suivi d'autres enseignements dont ceux d'Ani (environ -1550) et d'Aménémopé (environ -1000).
Notes et références
modifier- ↑ DuQesne 2005.
- ↑ Mariette et Maspero 1885, p. 350-356.
Bibliographie
modifier- (en) Terence DuQesne, The Jackal Divinities of Egypt I : From the Archaic Period to Dynasty X, Londres, Darengo Publications, coll. « Oxfordshire Communications in Egyptology » (no VI), , 566 p. ;
- Christian Jacq, Les Maximes de Ptah-Hotep, l'enseignement d'un sage au temps des pyramides. Présentation, texte hiéroglyphique et traduction, , 247 p. (ISBN 978-2-909816-64-7 et 2-909816-64-8) ;
- (de) Wolfgang Kosack, Berliner Hefte zur ägyptischen Literatur 1 - 12: Teil I. 1 - 6/ Teil II. 7 - 12 (2 Bände). Paralleltexte in Hieroglyphen mit Einführungen und Übersetzung. Heft 7: Die Weisheitslehre des Ptahhotep. Verlag Christoph Brunner, Bâle, 2015. (ISBN 978-3-906206-11-0) ;
- François Auguste Ferdinand Mariette et Gaston Maspero, Les mastabas de l'Ancien Empire - Fragment du dernier ouvrage de A. Mariette, publié d'après le manuscrit de l'auteur, Paris, F. Vieweg, librairie-éditeur, (lire en ligne).