Puimichel
Puimichel est une commune française située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.
| Puimichel | |||||
Village de Puimichel. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Provence-Alpes-Côte d’Azur | ||||
| Département | Alpes-de-Haute-Provence | ||||
| Arrondissement | Forcalquier | ||||
| Intercommunalité | CA Durance-Luberon-Verdon Agglomération | ||||
| Maire Mandat |
François Rome 2026-2032 |
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| Code postal | 04700 | ||||
| Code commune | 04156 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Puimicheliens | ||||
| Population municipale |
246 hab. (2023 |
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| Densité | 6,7 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 43° 58′ 29″ nord, 6° 01′ 15″ est | ||||
| Altitude | Min. 486 m Max. 884 m |
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| Superficie | 36,81 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Manosque (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Riez | ||||
| Législatives | Première circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
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| Liens | |||||
| Site web | https://www.puimichel.fr/ | ||||
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Géographie
modifierLocalisation
modifierPuimichel est une commune rurale de montagne située dans le massif des Alpes, à l'est de la Durance, et qui est proche du parc naturel régional du Verdon.
Le village est situé entre Malijai et Le Castellet[1].
La commune se trouve dans l'Aire d'attraction de Manosque, la zone d'emploi de la même ville et du bassin de vie d'Oraison[I 1].
Communes limitrophes
modifierLes communes limitrophes sont Le Castellet, Entrevennes, Malijai, Les Mées et Saint-Jeannet.
Géologie et relief
modifierComme son nom l’indique, le village est sur un site perché[2].
La superficie de la commune est de 36,81 km2 ; son altitude varie de 486 à 884 mètres[3].
La commune est située sur le plateau de Valensole.
Hydrographie
modifierClimat
modifierPlusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[7] et est dans la région climatique Alpes du sud, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 850 à 1 000 mm, minimale en été[8]. Elle est en outre dans la zone H2d au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,2 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 6,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 778 mm, avec 6,4 jours de précipitations en janvier et 4,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Château-Arnoux-Saint-Auban à 13 km à vol d'oiseau[11], est de 13,4 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 714,2 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,2 °C, atteinte le ; la température minimale est de −13,4 °C, atteinte le [Note 1].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Paysages
modifierLa commune compte 477 ha de bois et forêts, soit seulement 13 % de sa superficie[2].
Urbanisme
modifierTypologie
modifierAu , Puimichel est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Manosque, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 30 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[16],[17].
Occupation des sols
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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (53,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (54,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (28,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25,1 %), zones agricoles hétérogènes (22,3 %), terres arables (20,3 %), cultures permanentes (3,8 %)[18].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Morphologie urbaine
modifierPuimichel est un village provençal construit en escalier. Au sommet se trouve la chapelle Saint-Elzéar, d'où la vue est dégagée dans toutes les directions. .
Habitat et logement
modifierEn 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 244, alors qu'il était de 225 en 2015 et de 235 en 2010[I 2].
Parmi ces logements, 53 % étaient des résidences principales, 35,4 % des résidences secondaires et 11,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 75,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 22,9 % des appartements[I 3].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Puimichel en 2020 en comparaison avec celle des Alpes-de-Haute-Provence et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (35,4 %) supérieure à celle du département (30,8 %) et à celle de la France entière (9,7 %).
| Typologie | Puimichel[I 3] | Alpes-de-Haute-Provence[I 4] | France entière[I 5] |
|---|---|---|---|
| Résidences principales (en %) | 53 | 60,9 | 82,1 |
| Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) | 35,4 | 30,8 | 9,7 |
| Logements vacants (en %) | 11,7 | 8,3 | 8,2 |
Voies de communication et transports
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Voies routières
modifierLe col de Puimichel, à 811 m d'altitude, est emprunté par la RD 12 qui relie Puimichel à Malijai.
Services autocars
modifierLa ville est reliée par 1 ligne intercommunale, réseau Trans'Agglo[19] :
| Ligne | Tracé |
|---|---|
| 125 | Brunet ↔ Entrevennes ↔ Puimichel ↔ Le Castellet ↔ Oraison (Transport à la demande) |
Des lignes de transports scolaires ont été mises en place pour rallier le collège d'Oraison. Ces lignes sont financées par la communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon au travers du réseau Trans'Agglo. En plus des lignes existantes du réseau, une autre a été rajoutée.
| Ligne | Tracé |
|---|---|
| 166 S | Entrevennes ↔ Puimichel ↔ Le Castellet ↔ Oraison |
Risques naturels et technologiques
modifierAucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton des Mées auquel appartient Puimichel est en zone 2 (sismicité moyenne, la maximale en métropole) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[20], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[21]. La commune de Puimichel est également exposée à trois autres risques naturels[21] :
- feu de forêt ;
- inondation ;
- mouvement de terrain : la commune est presque entièrement concernée par un aléa moyen à fort[22].
La commune de Puimichel n’est exposée à aucun des risques d’origine technologique recensés par la préfecture[23].
Le plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) de la commune a été approuvé en 2008 pour le risque de mouvement de terrain[23] mais le Dicrim n’existe pas[24].
La commune a été l’objet de plusieurs arrêtés de catastrophe naturelle pour des inondations et des coulées de boue en 1987 et 1994, accompagnés de glissements de terrain en 1994[21].
Toponymie
modifierLe nom du village, tel qu’il apparaît la première fois en vers 1180-1190 (podio Michaelis), est issu de l’occitan local pèch pour colline, et du nom de personne Michel, qui ont ensuite été francisés[25].
Pour Dauzat et Rostaing il s'agit d'une forme méridionale du latin podium, « lieu élevé, colline au sommet plus ou moins arrondi », employé avec un déterminant et associé à un nom de personne.
Histoire
modifierAntiquité
modifierMoyen Âge
modifierLa localité apparaît pour la première fois dans les chartes en 1189 (Podium Michaelis)[27]. Au cours de ce même siècle, l’église rurale Saint-Firmin appartenait à l’abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, qui en percevait les revenus[28], l’église paroissiale Notre-Dame-du-Serre relevait elle de l’archidiacre de Riez. La communauté relevait de la baillie de Digne[27].
En 1331, de par son mariage plausible avec Sibile de Puimichel, Lambert de Launcello (Lincel) devient seigneur de Puimichel[29].
La seigneurie appartient d’abord au Puimichel au XIIIe siècle, puis aux Lincel (XIVe), aux Berre (XVe), aux Villeneuve (XVe – XVIe siècles), et enfin aux Glandevès jusqu’à la Révolution française[30].
Le village souffre beaucoup au XVIe siècle : épidémie de peste, passage des armées huguenotes et catholiques durant les guerres de religion.
Révolution française et Empire
modifierDurant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée à l’été 1792[31].
Époque contemporaine
modifierLe coup d'État du 2 décembre 1851 commis par Louis-Napoléon Bonaparte contre la Deuxième République provoque un soulèvement armé dans les Basses-Alpes, en défense de la Constitution. Après l’échec de l’insurrection, une sévère répression poursuit ceux qui se sont levés pour défendre la République : 7 habitants de Puimichel sont traduits devant la commission mixte, la peine la plus courante étant la déportation en Algérie[32].
Jusqu’au milieu du XXe siècle, la vigne était cultivée à Puimichel. Plusieurs dizaines d’hectares produisaient un vin de qualité moyenne, en liaison avec le vignoble des Mées, destiné à l’autoconsommation et à la vente sur les marchés locaux. Cette culture est aujourd’hui abandonnée[33].
Politique et administration
modifierRattachements administratifs et électoraux
modifierRattachements administratifs
modifierLa commune se trouve dans l'arrondissement de Digne-les-Bains du département des Alpes-de-Haute-Provence[I 1].
Elle faisait partie depuis 1801 du canton des Mées[3]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux
modifierPour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Riez[I 1]
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription des Alpes-de-Haute-Provence.
Intercommunalité
modifierPuimichel s'est associé avec Le Castellet, Entrevennes pour constituer en 1994 la très petite communauté de communes du Val de Rancure, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Celle-ci fusionne le au sein de la communauté de communes Intercommunalité du Luberon Oriental.
Conformément aux prescriptions de la loi de réforme des collectivités territoriales du , qui a prévu le renforcement et la simplification des intercommunalités et la constitution de structures intercommunales de grande taille, une seconde fusion intervient avec la communauté de communes Luberon Durance Verdon pour former le l'actuelle communauté d'agglomération Durance Luberon Verdon (DLV), dont fait partie la commune[I 1].
Élections municipales et communautaires
modifierÉlections de 2026
modifierDepuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Puimichel, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[34]. 11 sièges sont à pourvoir au conseil municipal.
Deux listes sont en présence lors du premier tour qui se tient le 15 mars 2022. Elles sont menées, par ordre décroissant de résultats, par François Rome (51,47 %) et Sébastien Moindrot (48,53 %)[35]. François Rome est élu maire le lors de la première séance de conseil municipal[36],[Note 3].
Liste des maires
modifierFinances communales
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En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[45] :
- total des produits de fonctionnement : 442 000 €, soit 2 147 € par habitant ;
- total des charges de fonctionnement : 457 000 €, soit 2 218 € par habitant ;
- total des ressources d'investissement : 94 000 €, soit 455 € par habitant ;
- total des emplois d'investissement : 152 000 €, soit 740 € par habitant ;
- endettement : 136 000 €, soit 661 € par habitant.
Avec les taux de fiscalité suivants :
- taxe d'habitation : 6,46 % ;
- taxe foncière sur les propriétés bâties : 16,80 % ;
- taxe foncière sur les propriétés non bâties : 50,80 % ;
- taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
- cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.
Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 201 €[I 6].
Équipements et services publics
modifierEau et déchets
modifierL'adduction d'eau est assurée par l'intercommunalité, qui réalise en 2023 l'usine de production d'eau potable de Précombaux à Manosque, destinée à l'alimenter à partir du Verdon[46].
La collecte et traitement des déchets des ménages et déchets assimilés et la protection et mise en valeur de l'environnement sont également assurées par l'intercommunalité.
Puimichel dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 400 équivalent-habitants[47].
Enseignement
modifierÉtablissements d'enseignements[48] :
- Écoles maternelles à Le Castellet, Les Mées, Malijai,
- La commune est dotée d’une école primaire[49],[50].
- Collèges à Oraison, Château-Arnoux-Saint-Auban,
- Lycées à Digne-Charmejade (Le Chaffaut-Saint-Jurson), Digne-les-Bains.
Santé
modifierProfessionnels et établissements de santé[51] :
- Médecins à Les Mées, Malijai, Oraison,
- Pharmacies à Les Mées, Malijai, Oraison,
- Hôpital à Oraison,
- Centre hospitalier de Digne-les-Bains.
Population et société
modifierDémographie
modifierLe nom de ses habitants est Puimicheliens[2].
Évolution démographique
modifierL'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1765. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[52]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[53].
En 2023, la commune comptait 246 habitants[Note 5], en évolution de −0,4 % par rapport à 2017 (Alpes-de-Haute-Provence : +2,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
L’histoire démographique de Puimichel, après la saignée des XIVe et XVe siècles et le long mouvement de croissance jusqu’au début du XIXe siècle, est marquée par une période d’« étale » où la population reste relativement stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1831 à 1866. L’exode rural provoque ensuite un mouvement de recul démographique, rapide et de longue durée. Dès 1906, la commune a perdu plus de la moitié de sa population par rapport au maximum historique de 1841[55]. Le mouvement de baisse se poursuit jusqu’aux années 1970. Depuis, la croissance de la population a repris.
Cultes
modifier- Culte catholique, Paroisse Puimichel - Digne - Riez - Sisteron, Diocèse de Digne[56].
Économie
modifierAperçu général
modifierAgriculture
modifier
Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait 23 établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et deux emplois salariés[60].
Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est de 19 en 2010. Il était de 25 en 2000[61], de 27 en 1988[I 7]. Actuellement[Quand ?], ces exploitants sont spécialisés dans les grandes cultures (11 exploitations), les cultures permanentes (arboriculture, oléicultures, herbes aromatiques). La commune compte également des éleveurs et des polyculteurs[61]. De 1988 à 2000, la surface agricole utile (SAU) a fortement baissé, de 1 361 à 997 ha[I 7]. La courbe s’est inversée lors de la dernière décennie, pour revenir au niveau des années 1980, à 1 369 ha en 2010[61].
La culture de l’olivier est pratiquée dans la commune depuis des siècles, tout en étant limitée à certains versants. Le terroir de la commune se situe en effet à la limite altitudinale de l’arbre, qui ne peut que difficilement être exploité au-delà des 650 mètres : à Puimichel, il s’agit des versants bien exposés des vallons entaillant le plateau de Valensole. L’oliveraie de Puimichel occupait plus d’une dizaine d’hectares au début du XIXe siècle. Actuellement[Quand ?], elle a régressé mais reste relativement importante, avec plus de 1 000 pieds exploités[62].
La cachaille (ou cassaille). Les premières références à ce fromage viendraient du village de Puimichel.
Artisanat et industrie
modifierFin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait 12 établissements, employant deux salariés[60].
Activités de service
modifierFin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait neuf établissements (avec six emplois salariés), auxquels s’ajoutent les quatre établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant quatre personnes[60].
D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est assez importante pour la commune, avec plus entre un et cinq touristes accueillis par habitant[63], l’essentiel de la capacité d'hébergement étant non-marchande[64]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :
- un camping classé deux étoiles[65] avec une capacité de 27 emplacements[66] ;
- plusieurs meublés labellisés[67].
Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[68] : au nombre de 94, elles représentent 40 % des logements. Parmi les résidences secondaires, 11 possèdent plus d’un logement[66],[69].
Le restaurant Les Lavandins, qui porte le label Bistrot de pays[70],[71], adhère à une charte dont le but est de « contribuer à la conservation et à l’animation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien d’un lieu de vie du village ».
Culture locale et patrimoine
modifierLieux et monuments
modifier- L'observatoire :
Dany Cardoen, astronome belge s'installe à Puimichel en 1982 et y construit un observatoire astronomique avec le plus grand télescope amateur du monde (à l'époque : 102 cm). Cet observatoire est connu dans le monde des astronomes amateurs, notamment en Belgique, en Allemagne, en Suisse, au Canada[72].
- Un observatoire amateur était également implanté sur la commune, l'observatoire de l'Alifant, avec une lunette de 3 m de long dotée d'un miroir de 233 mm et construite à la fin des années 1920[73]. Cette lunette a servi à tester le ciel des Basses-Alpes pour l'implantation de l'Observatoire de Haute-Provence à Saint-Michel-l'Observatoire[74]. Début 2016 cet observatoire a été détruit et l'intégralité de son matériel a quitté la région pour rejoindre le centre de la France (département de l'Indre).
- Sur la place du village, se trouve une maison seigneuriale, datant du XVIIIe siècle [75]. La mairie, construite contre l’église, le claveau central de la porte est orné d’un cœur en relief ; le bâtiment date de 1683 [76].
- L’église Notre-Dame-du-Serre, qui est peut-être construite en 1547, consiste en une nef de deux travées, et une troisième qui, plus basse, abrite la tribune. Au-dessus de la tribune, se trouve le clocher-tour [77].
A l'intérieur se trouvent ses fonts baptismaux
Classé MH (2002)[78], en fonte du XIXe siècle. La cloche est de 1723[79]. - La chapelle Saint-Elzéar est au sommet du village. Construite autour des années 1700, a brulé en 1923 à cause d'un feu provoqué par la foudre. Elle est aujourd'hui totalement restaurée et sert de salle communale [80].
- Au hameau des Bronzets, la chapelle Saint-Joseph, est construite au XVIIIe siècle. Elle est plafonnée, et possède un porche et un clocher mur sur la façade occidentale [81].
- La chapelle Saint-Firmin, à proximité de la Bastide Neuve, est en ruines[27].
- L'ancien moulin à vent, actif jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, dont la restauiration fait l'objet d'une souscription publique[82]
- Monuments commémoratifs :
- La chapelle Saint-Elzéard...
- ... et sa nef.
- Statue de sainte Delphine.
- Observatoire astronomique amateur.
- Maison de galets.
- Monument aux morts de la Première Guerre mondiale.
- Chapelle.
Personnalités liées à la commune
modifier- la bienheureuse Delphine de Sabran (1283-1360), considérée comme sainte dans la région, de la famille Glandevez, née à Puimichel
- Dany Cardoen, artisan fabriquant des miroirs de télescopes pour de grands observatoire à travers le monde. Propriétaire de l'observatoire astronomique (télescope Ritchey-Chrétien de 1,06 m) situé au sommet du village. À ce jour il existe 3 coupoles abritant chacune un instrument astronomique. L'association "Les coupoles de Puimichel" permet de découvrir le patrimoine astronomique de la commune par le biais de visites et en organisant des soirées d'observations. www.coupoles-puimichel.fr
Gastronomie
modifierLa Cachaille est un fromage fort, originaire de la commune.
Héraldique
modifier| Blason | De gueules à une montagne d'argent surmontée de trois coquilles d'or rangées en chef[85]. |
|
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Pour approfondir
modifierBibliographie
modifier- Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p.
- Sous la direction d'Édouard Baratier, Georges Duby et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, (BNF 35450017)
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- « Site de la mairie », sur puimichel.fr (consulté le )
- Inventaire national du patrimoine naturel de la commune
- « Dossier complet : Commune de Puimichel (04156) », Recensement général de la population de 2020, INSEE, (consulté le ).
- « Résumé statistique de Puimichel sur le site de l'Insee »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?)
- « Puimichel » sur Géoportail.
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Les records sont établis sur la période du au .
- ↑ La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
- ↑ La liste officielle des maires du département des Alpes-de-Hautes-Provence en fonctions au 9 mai 2026, issue du répertoire national des élus (RNE), peut être consultée sur Commons.
- 1 2 Une place de la commune porte le nom de ce maire.
- ↑ Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
Cartes
modifier- ↑ IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
Références
modifierSite de l'Insee
modifier- 1 2 3 4 5 6 Insee, « Métadonnées de la commune ».
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2020 à Puimichel - Section LOG T1 », sur Insee via Internet Archive (consulté le ).
- 1 2 « Chiffres-clés - Logement en 2020 à Puimichel - Section LOG T2 », sur Insee via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2020 dans les Alpes-de-Haute-Provence - Section LOG T2 », sur Insee via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ « Chiffres-clés - Logement en 2020 dans la France entière - Section LOG T2 », sur Insee via Internet Archive (consulté le ).
- ↑ « Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
- 1 2 Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
Autres sources
modifier- ↑ « Lieux et itinéraires », sur mappy.com (consulté le ).
- 1 2 3 Roger Brunet, « Canton des Mées », Le Trésor des régions, consultée le 10 juin 2013
- 1 2 3 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- ↑ « L'eau dans la commune », sur eaurmc.fr via Internet Archive (consulté le ).
- 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
- ↑ « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
- ↑ « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
- ↑ « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
- ↑ « Orthodromie entre Puimichel et Château-Arnoux-Saint-Auban », sur fr.distance.to (consulté le ).
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Auban », sur la commune de Château-Arnoux-Saint-Auban - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
- ↑ « Station Météo-France « Saint-Auban », sur la commune de Château-Arnoux-Saint-Auban - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
- ↑ « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
- ↑ « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
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