Puissance quatrième parfaite

Multiplication de quatre exemplaires d'un même nombre

En arithmétique et en algèbre, une puissance quatrième parfaite est l'élévation à la puissance quatre d'un entier. C'est donc le carré d'un carré parfait.

La suite des puissances parfaites, définie par , est désignée comme suite A000583 de l'OEIS. Les 17 premiers termes en sont :

0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16
0 1 16 81 256 625 1296 2401 4096 6591 10000 14641 20736 28561 38416 50625 65536

En tant que nombre figuré, une puissance quatrième parfaite, est un nombre 4-hypercubique[1].

Propriétés

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Chiffre des unités

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Le chiffre des unités d'une puissance quatrième parfaite (en système décimal) ne peut être que 0, 1, 5 ou 6.

Par ailleurs, hors le cas de 04, toutes les puissances quatrièmes parfaites dont le chiffre des unités est 0, se terminent par la séquence 0000.

Toutes les puissances quatrièmes parfaites dont le chiffre des unités est 5, se terminent par la séquence 0625.

Décomposition d'un entier en somme de puissances quatrièmes

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Le problème de Waring consiste à déterminer pour chaque exposant , le plus petit entier tel que tout entier positif ou nul puisse s'écrire comme la somme de puissances k-ièmes d'entiers positifs ou nuls. Ce majorant est noté .

Au moment de formuler son problème, Waring conjecture que , sans pouvoir prouver l'égalité. En 1859, il est démontré que en utilisant l'identité polynomiale de Liouville. Cet encadrement est descendu à , puis en 1986, Balasubramanian et al. démontrent que [2].

Tout entier naturel est donc la somme d'au plus 19 puissances quatrièmes. Par ailleurs il est prouvé en 1939 par Davenport que tout entier supérieur à 13792 est la somme d'au plus 16 puissances quatrièmes[2].

Décomposition d'une puissance quatrième en somme de puissances quatrièmes

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Le dernier théorème de Fermat affirme qu'une puissance quatrième non nulle ne peut pas être la somme de deux autres puissances quatrièmes non nulles (c'est le cas n = 4).

Euler a conjecturé qu'une puissance quatrième non nulle ne peut pas s’écrire comme somme de trois puissances quatrièmes non nulles, mais 200 ans plus tard, en 1986, cette conjecture est réfutée par Elkies avec le contre-exemple :

206156734 = 187967604 + 153656394 + 26824404.

Elkies a montré par ailleurs qu'il existe une infinité d'autres contre-exemples pour l'exposant 4 ; en voici quelques uns[3]:

28130014 = 27676244 + 13904004 + 6738654 (Allan MacLeod)
87074814 = 83322084 + 55078804 + 17055754 (D.J. Bernstein)
121974574 = 112890404 + 82825434 + 58700004 (D.J. Bernstein)
160030174 = 141737204 + 125522004 + 44790314 (D.J. Bernstein)
164305134 = 162810094 + 70286004 + 36428404 (D.J. Bernstein)
4224814 = 4145604 + 2175194 + 958004 (Roger Frye, 1988)
6385232494 = 6306626244 + 2751562404 + 2190764654 (Allan MacLeod, 1998)

En analyse

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La somme des inverses des puissances quatrièmes non nulles, ainsi que la somme alternée se calculent : et .

On a aussi le produit infini : .

Références

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  1. ↑ (en) Elena Deza et Michel Deza, Figurate Numbers, Singapour, World Scientific Publishing, , 456 p. (ISBN 978-981-4355-48-3, lire en ligne), p. 169
  2. 1 2 (en) Eric W. Weisstein, « Waring's Problem », sur mathworld.wolfram.com, Wolfram Research, Inc. (consulté le )
  3. ↑ Quoted in Meyrignac, « Computing Minimal Equal Sums Of Like Powers: Best Known Solutions », (consulté le )

Voir aussi

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