Pyramide numéro 50 de Lepsius

bâtiment en Afrique
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La pyramide no 50 de Lepsius est une pyramide anonyme, sans doute inachevée, située à Dahchour en Égypte. Elle doit son nom à son découvreur l'égyptologue Karl Richard Lepsius qui la place au cinquantième rang dans sa liste des pyramides d'Égypte.

Pyramide no 50 de Lepsius
Position de la pyramide sur la carte de Lepsius.
Pyramides d'Égypte
Construction
Base
~40 m
Coordonnées
Carte

Localisation

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La pyramide est localisée à 250 m à l'est de la pyramide rouge de Snéfrou[1].

Exploration du monument

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Lors de sa visite du site de Dahchour pendant son expédition en Égypte de 1842 à 1845, l'égyptologue allemand Karl Richard Lepsius découvrit les vestiges d'un complexe pyramidal et lui attribua le chiffre romain L (50) dans sa liste des pyramides d'Égypte[2]. En 1986, Rainer Stadelmann entreprit des fouilles sur le site et conclut que cette pyramide n'était que partiellement construite[1].

Pyramide

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La construction de la pyramide était à peine commencée lorsqu'elle fut interrompue. La base avait été nivelée et recouverte d'argile. La zone préparée suggère une base d'environ 40 mètres de long[3], mais les proportions exactes de la structure prévue restent à déterminer.

Une tranchée à ciel ouvert avait été creusée pour les fondations. Les fouilles ont révélé la présence de gros blocs de calcaire sur le côté est, probablement destinés à ces fondations. Des vestiges d'une rampe de construction en briques de terre crue étaient également encore visibles. Des restes de poterie datant de la IVe dynastie ont également été découverts[1].

Propriétaire

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Ludwig Borchardt et Rainer Stadelmann ont attribué la pyramide à Menkaouhor, pharaon de la Ve dynastie[5], bien que cette identification soit contestée[6]. Pour étayer cette attribution, ils citent un décret royal émis par Pépi Ier (VIe dynastie) — découvert dans la cité pyramidale associée à la pyramide rouge de Snéfrou — qui mentionne la pyramide de Menkaouhor[4],[5] :

« Ma Majesté ordonne que nul ne soit envoyé creuser dans le temple de la pyramide “Divin est le lieu d'Ikaouhor”[6],[note 1]. »

Toutefois, Menkauhor est également associé à la « pyramide numéro 29 de Lepsius » de Saqqarah, un autre édifice dont l'attribution a longtemps fait débat. Cette hypothèse était soutenue par Jean-Philippe Lauer et Jean Leclant, car le tracé dévié de la chaussée de la pyramide de Téti indique que la pyramide numéro 29 de Lepsius a été construite antérieurement[10],[11] ; par Vito Maragioglio et Celeste Rinaldi, car le mode de construction des infrastructures de la pyramide numéro 29 de Lepsius correspond aux standards de la Ve dynastie[10],[11] ; et par Zahi Hawass, car le style architectural du complexe pyramidal ainsi que l'usage intensif de matériaux de qualité sont caractéristiques de cette époque[12],[11].

Après avoir examiné un bloc provenant de la pyramide d'Amenemhat Ier (mais issu, selon toute vraisemblance, de celle de Menkaouhor), Dieter Arnold a déterminé que ce bloc ne provenait ni de la pyramide numéro 29 de Lepsius ni de la pyramide numéro 50 de Lepsius ; il en a conclu que la pyramide de Menkaouhor restait encore à découvrir, probablement dans le secteur de Saqqarah Sud[13].

Notes et références

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  1. Le nom de la pyramide tel qu'il figure dans le décret présente une légère variante par rapport aux autres sources. Dans le décret de Pépi Ier, nṯr est écrit avec le signe de l'oriflamme 𓊹[7], alors qu'il s'écrit le signe de l'oriflamme et le signe de la bouche 𓊹 𓂋 dans le mastaba de Ptahhotep et Akhethétep[8] ainsi que dans la tombe de Min-ânkh[9].

Références

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  1. 1 2 3 Lehner 1997, p. 101.
  2. Lepsius 1970, p. 3, 205 et 207.
  3. Stadelmann et Sourouzian 1982, p. 382-383.
  4. Borchardt 1905, p. 1-3 et 7-8.
  5. Stadelmann 1997.
  6. Borchardt 1905, p. 7-8.
  7. Borchardt 1905, p. 7-8 et Pl. II.
  8. Davies 1900, Pl. XXIII.
  9. Dennis 1905, p. 33.
  10. 1 2 Hawass 2010, p. 157.
  11. 1 2 3 Verner 2020, p. 161.
  12. Hawass 2010, p. 159.
  13. Hawass 2010, p. 158.

Bibliographie

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  • (de) Ludwig Borchardt, « Ein Königserlaß aus Dahschur », Zeitschrift für Ägyptische Sprache und Altertumskunde, no 42, , p. 1–11 ;
  • (en) Normal Davies, The mastaba of Ptahhetep and Akhethetep at Saqqara, Londres, Egypt Exploration Fund,  ;
  • (en) James Dennis, « New Officials of the IVth to Vth Dynasties », dans Proceedings of the Society of Biblical Archaeology, vol. XXVII, Londres, The Offices of the Society, , 32–34 p. ;
  • (en) Zahi Hawass, « The excavation of the headless pyramid, Lepsius XXIX », dans Perspectives on ancient Egypt : studies in honor of Edward Brovarski, Le Caire, Supreme Council of Antiquities, , 153–170 p. (ISBN 9789777040877) ;
  • (en) Mark Lehner, The Complete Pyramids, Londres, Thames & Hudson, , 256 p. (ISBN 978-0-5000-5084-2) ;
  • (de) Karl Richard Lepsius, Denkmäler Aus Ägypten und Äthiopen, Osnabrück, Biblio Verlag, (1re éd. 1849) (OCLC 84318033) ;
  • (de) Rainer Stadelmann et H. Sourouzian, « Die Pyramiden des Snofru in Dahschur. Erster Bericht über die Ausgrabungen an der nordlichen Steinpyramide », Mitteilungen des Deutschen Archäologischen Instituts Kairo, no 38, , p. 379-393 ;
  • (de) Rainier Stadelmann, Die ägyptischen Pyramiden: Von Ziegelbau zum Weltwunder, Mainz am Rhein, Phillip von Zabern, coll. « Kulturgeschichte der antiken Welt » (no 30), (1re éd. 1985) (ISBN 978-3-8053-0855-7, OCLC 96131753, lire en ligne) ;
  • (en) Miroslav Verner, The Pyramids : The Archaeology and History of Egypt’s Iconic Monuments, Le Caire, New York, The American University in Cairo Press, (1re éd. 1997 (tchèque), 2001 (anglais)), 464 p. (ISBN 978-9774169885).