Le quartier allemand est une partie d'un territoire du duché puis du Grand-Duché de Luxembourg où l'on parle l'allemand et ses dialectes, tels que le luxembourgeois ou le francique mosellan, apparentés au moyen-allemand[1].

Répartition linguistique dans le Royaume uni des Pays-Bas, avec, au sein du Grand-Duché de Luxembourg, la distinction entre le quartier wallon (de langues d'oïl, à l'ouest, en rose) et le quartier allemand (de langues issues du moyen-allemand, à l'est, en rouge).

Il s'oppose au quartier wallon, dont la séparation géographique est prise comme frontière entre la Belgique et le Luxembourg lors de la scission du Grand-Duché de Luxembourg par le traité des XXIV articles du [2], faisant suite à la période de l'annexion belge. À cette date, le quartier allemand est rendu au grand-duc de Luxembourg, Guillaume Ier d'Orange-Nassau, tandis que le quartier wallon est conservé par la Belgique pour former l'actuelle province de Luxembourg.

Une exception est toutefois notable : le pays d'Arlon. En effet, bien que l'allemand y est à l'époque encore la langue véhiculaire, au même titre que le français, et que la langue vernaculaire est l'areler, le patois germanique local, la région est conservée par la Belgique. C'est ainsi que l'allemand est parlé en Belgique depuis bien avant l'annexion des cantons de l'Est ou la création de la communauté germanophone de Belgique.

Bibliographie

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  • C. Casier et L.C. Crahay, Coutumes du Duché de Limbourg, Bruxelles, Commission Royale des Anc. Lois et Ord. Bel.,  ;
  • Bertrand Dondelinger, Si le pays d'Arlon m'était conté, Bruxelles, Imprimerie Initial P., .

Voir aussi

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Notes et références

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