Quelques sourires est une chanson de Matmatah sortie le sur l'album Rebelote et en single la même année.

Quelques sourires
Single de Matmatah featuring DJ Pone
extrait de l'album Rebelote
Sortie
Enregistré
Great Linford Manor, Great Linford, Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Durée 3:30
Genre Rock alternatif
Format CD
Auteur Tristan Nihouarn
Compositeur Matmatah
Label Trema/Sony Music

Singles de Matmatah

Pistes de Rebelote

La chanson est écrite comme une excuse du groupe qui a été condamné pour avoir chanté L'Apologie.

Contexte

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En 1998, le groupe connait le succès fulgurant en France avec l'album La Ouache et ses nombreux tubes, dont Lambé an Dro et L'Apologie. Dans cette dernière chanson, le groupe appelle à légaliser l'« anti-dépresseur » que constitue, selon lui, le « pétard » à travers les paroles « Un pétard ou un Ricard, si t'as vraiment le cafard, à choisir y'a pas photo, moi je choisis le marocco. Les alcools ont leurs soûlards, le canna c'est le panard. Y'en a qui le mystifient, moi je fais son apologie. » et s'achève par cette conclusion : « L'alcool et le tabac ont le droit de tuer, car aux comptes de l'État apportent leurs deniers. Messieurs dames, mourez donc d'alcool et de fumée ; la patente est payée, la mort autorisée ».

En , les quatre membres du groupe comparaissent devant le tribunal correctionnel de Nantes, pour « provocation à l'usage de stupéfiants » et « présentation sous un jour favorable de l’usage du cannabis ». Ce procès fait suite à un concert à Nantes en 1998, où un policier de la brigade des stupéfiants constate que le public fume du cannabis et surtout que le groupe qui s'y produit interprète deux chansons dont les paroles prônaient des pratiques illicites : L'Apologie et Lambé An Dro (« Si t'as d'la beuh à partager, viens donc faire un tour à Lambé »)[1].

L'affaire est jugée malgré les protestations et une pétition de 10 000 signatures[2]. Les membres du groupe, qui risquent jusqu'à 5 ans de prison et 500 000 francs d'amende[1], sont condamnés à 15 000 francs d'amende chacun pour « provocation à l'usage de stupéfiants »[3],[4]. Le groupe ne fait pas appel à cette décision[5].

Ecriture et réalisation

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Après avoir regardé une émission sur le Festival des Vieilles Charrues diffusé sur Arte qui montre le groupe jouer L'Apologie devant quarante mille personnes conquis, Tristan Nihouarn, qui n'a toujours pas digéré sa condamnation (comme les autres membres du groupe), s'interroge : "Qu'est-ce qu'on a fait de mal à part leur voler quelques sourires". Cela est le point de départ d'écriture de la chanson dans laquelle il veut "s'excuser" avec humour, évoquant avoir voulu simplement exprimer leur point de vue sans chercher à rallier le public à leur cause[5],[4].

La chanson est enregistrée en même temps que l'album en Angleterre au manoir de Great Linford produit par Daniel "Jesus" Presley. DJ Pone est convié à l'enregistrement pour le DJ.

Clip musical

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Le clip montre le groupe jouer la chanson de façon déchainé dans une ferme où se trouvent également de nombreuses personnes qui s'amusent sur la chanson. Parmi ces personnes il y a des pom-pom girls qui dancent. DJ Pone qui a participé à l'enregistement fait une apparition.

Références

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  1. 1 2 Nicolas de la Casinière, « Le refrain de la fumette au tribunal. Le groupe Matmatah jugé pour «provocation à l'usage des stupéfiants». », Libération, (lire en ligne) Le policier à l'origine de la procédure avait déjà alerté la justice quatre ans plus tôt, en entendant Mangez-moi ! Mangez-moi !, un tube du groupe rennais Billy Ze Kick et les Gamins en folie, vantant les mérites de champignons hallucinogènes
  2. Rok 2013, p. 102
  3. « Dépeche AFP de Juin 2000 », (consulté le )
  4. 1 2 « Matmatah: du rock sous influences », sur ladepeche.fr (consulté le )
  5. 1 2 « Matmatah », sur RFI Musique, (consulté le )

Liens externes

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