Rachel Shalon

ingénieure israélienne

Rachel Shalon, est née en à Kalouch en Ukraine et morte en à Haïfa en Israël. Elle est la première femme ingénieure en Israël, auparavant dans le mandat britannique de Palestine [1] et professeure de génie civil. Shalon est également la première diplômée du Technion, homme et femme confondus, à atteindre le rang de professeur titulaire.

Rachel Shalon
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Cimetière de la Côte de Carmel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
רחל שלוןVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Parentèle
Marjem Chatterton (en) (tante)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour

Biographie

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Enfance et éducation

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Rachel Znamirowska nait à Kalush, en Pologne, à la veille de la Pâque en 1904 [2]. Elle est la fille de Gittel et Hanoch Znamirowski, une famille hassidique. Son père est marchand de bois, et elle a grandi à Kalush [3].

Son père lui inculque, ainsi qu'à ses frères et sœurs, l'importance de l'indépendance. Dès son plus jeune âge, elle apprend l'hébreu malgré l'interdiction paternelle. À quinze ans, elle décide d'intégrer une école juive à Varsovie, en raison de l'antisémitisme qui règne dans l'établissement privé qu'elle fréquente. Ses parents s'opposant à son départ, elle entame une grève de la faim et est finalement autorisée à s'installer chez sa tante à Varsovie, où elle obtient son baccalauréat avec mention en mathématiques [3].

Elle entreprend ensuite des études d'ingénierie chimique à l'Institut polytechnique de Varsovie, mais, victime d'antisémitisme, elle décide de poursuivre ses études en République tchèque. Avant son départ, en 1925, elle participe à un voyage d'études en Eretz Israël (alors Palestine mandataire), avec un groupe d'étudiants juifs, où l'Université hébraïque vient d'ouvrir ses portes. Elle décide de faire son alyah et de s'y installer, au grand dam de ses parents, qui lui annoncent qu'ils cessent de la soutenir financièrement. Elle étudie le génie civil au Technion et travaille dans les laboratoires de la cimenterie Nesher pendant ses études, dont elle sort diplômée en 1930 [3].

Carrière

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De 1931 à sa retraite en 1973, Shalon est membre du corps professoral du Technion [4],[5], au sein de la faculté de génie civil. Au fil des années, elle occupe successivement les postes de vice-présidente à la recherche, de vice-présidente aux affaires académiques et de doyenne de l'École doctorale. En 1956, on la nomme professeure et, en 1965, rectrice du Technion.

Parallèlement à ses travaux universitaires, elle est membre de l'organisation Haganah et, lors de la création de l'État d'Israël, elle sert comme officier dans les Forces de défense israéliennes avec le grade de major.

Peu après la création de l'État d'Israël, on nomme Shalon présidente du comité professionnel du bâtiment au sein du Conseil scientifique, auprès du Premier ministre. Elle occupe ce poste jusqu'en 1956, date à laquelle elle démissionne pour protester contre l'insuffisance des fonds alloués à la recherche en construction. Elle fonde alors la Station de recherche sur le bâtiment, qu'elle dirige pendant vingt ans.

Shalon est membre du Conseil de l'enseignement supérieur en Israël. En 1954, elle fonde la section locale de l'organisation Soroptimist [6], dont elle devient présidente de la fédération européenne. En 1959, on élue Shalon présidente de l'Union internationale des laboratoires et experts des matériaux, systèmes et structures de construction (RILEM) et, en 1962, membre du comité exécutif du Conseil international de la recherche en construction.

Avec son mari, l'ingénieur Uriel Shalon, elle crée un fonds pour la construction de résidences étudiantes dans la ville.

En 1960, Ada Cohen interviewe Shalon pour Maariv, un journal commercial très populaire en Israël à l'époque, dans un article intitulé «Mme Professeur».

Prix et distinctions

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  • Citoyen d'honneur de Haïfa
  • En 1980, Shalon figure parmi ceux qui ont allumé les torches lors des célébrations officielles de la fête de l'Indépendance.
  • En 1988, elle reçoit un doctorat honorifique du Technion

Vie privée

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En 1930, Rachel Znamirowska épouse Uriel Shalon, également ingénieur, et devient connue sous le nom de Rachel Shalon.

La nièce du professeur Rachel Shalon , Marjem Chatterton (née Znamirowska/Znamerovschi), étudie également l'ingénierie au Technicon de 1934 à 1939 et devient une ingénieure en structure de premier plan en Israël et au Zimbabwe [5].

Quatre images prises dans le bureau du professeur Shalon en 1963 par Boris Carmi sont conservées à la Bibliothèque nationale d'Israël[7]. Elles montrent le morceau de béton et le vase de fleurs sur son bureau mentionnés dans l'article de Maariv de 1960.

Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Rachel Shalon » (voir la liste des auteurs).

Références

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  1. « סנונית - לעוף מעבר לדמיון » [archive du ] (consulté le )
  2. (en) « Rachel Shalon », www.wikidata.org (consulté le )
  3. 1 2 3 Geva, « Concrete and Flowers: The Public Image of Engineer Prof. Rachel Shalon in Afeka Journal of Engineering and Science, Second Issue, October 2020 »,
  4. (en) RILEM, « RILEM - Article », sur www.rilem.net (consulté le )
  5. 1 2 (en) « 77: Marjem Chatterton », Magnificent Women (consulté le )
  6. « Soroptimist International of Israel » [archive du ] (consulté le )
  7. (en) « Rachel Shalon | The National Library of Israel », www.nli.org.il (consulté le )