Racisme en Tunisie

aperçu du racisme en Tunisie

Le racisme en Tunisie prend différentes formes et peut être appréhendé à l'échelle individuelle ou collective. Dans le passé, l'esclavage a été pratiqué sur le territoire et aboli officiellement en 1846. Cependant, les Noirs restent une population qui subit le racisme. Les Noirs tunisiens, de culture tunisienne au même titre que le reste de la population, représenteraient environ 10 à 15 % de la population, et sont en partie des descendants d'esclaves.

Plaque dans la médina de Tunis désignant la rue des Nègres.

Histoire

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Les communautés noires en Tunisie sont composées de personnes tunisiennes et de ressortissants d'autres pays. Leur présence s'inscrit dans l'histoire des migrations transsahariennes, volontaires ou forcées, antérieures à la traite orientale (VIIIe – XIXe siècles) et se poursuivant après celle-ci. La Tunisie, à l'image de l'Algérie et de la Libye, constitue historiquement une plateforme de transit vers l'Europe et un territoire en besoin de main-d'œuvre domestique et agricole en provenance d'Afrique subsaharienne.

En Ifriqiya (actuelle Tunisie), les esclaves subsahariens sont d'abord employés comme concubines, domestiques ou aux travaux agricoles. À partir de la dynastie aghlabide au IXe siècle, des corps d'armée entièrement constitués de personnes noires sont formés : achetées comme esclaves par milliers, elles sont ensuite affranchies et intégrées à l'infanterie, ou affectées à la garde rapprochée du sultan. Le Jérid (région de Tozeur, dans le Sud-Ouest tunisien) occupe du VIIIe au Xe siècle une place de premier plan dans le commerce transsaharien, servant de lieu de transit ou d'installation pour les esclaves acheminés depuis le Kanem (Tchad) ou le royaume de Gao (Mali).

Les Noirs tunisiens se concentrent désormais principalement dans le Sud du pays, notamment à Gabès, Kébili, Djerba et Zarzis. Les personnes noires non tunisiennes sont, pour leur part, majoritairement issues de l'immigration de travail venue d'Afrique subsaharienne sous la présidence de Zine el-Abidine Ben Ali (1987-2011), ou ont fui la Libye après la révolution de 2011. Depuis cette révolution, on assiste à l'émergence de revendications identitaires et antiracistes de la part des Tunisiens noirs.

Racisme anti-Noirs

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Le racisme cible les Noirs, environ 10 à 15 % de la population, qui sont des descendants d'esclaves ou d'immigrés, ou eux-mêmes des immigrés[1],[2].

La Tunisie a une histoire complexe avec les réfugiés et les migrants noirs, mais aussi avec sa propre population noire autochtone[3]. Les Subsahariens résidents ont sollicité la protection des autorités et dénoncé les agressions répétées, les violences physiques et verbales qui sont leur lot quotidien. La population est toutefois majoritairement indifférente malgré la loi pénalisant les discriminations[4].

Le sujet du racisme reste très tabou en Tunisie et n'a jamais véritablement fait l'objet d'un débat national[5]. Pour Saadia Mosbah, le président Kaïs Saïed a adopté le discours des secteurs racistes et populistes de la société tunisienne, portés notamment par les milices du Parti nationaliste tunisien[5].

Cimetière ségrégé

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Le migrant noir a souvent été perçu en Tunisie comme un immigré manquant d'éducation, ne parlant pas l'arabe et étant de confession chrétienne[6]. À Djerba, le cimetière, près d'une mosquée, est ségrégé[6],[7].

Termes se référant à l'esclavage

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À Djerba et Médenine, nombreux sont les Noirs à porter le nom Atig, qui signifie descendant d'esclave, sur leur carte d'identité[8],[9],[10]. Il est aussi courant pour les Noirs de s'entendre qualifier de chouchane, abid ou oussif, ce qui signifie « esclave »[11],[12]. Il convient de noter qu'à l'époque médiévale, le terme arabe ʿabîd (« esclave ») ne connote pas de couleur de peau et désigne autant les esclaves blancs que les esclaves noirs ; c'est au fil des siècles que ce terme s'est progressivement racialisé.

Saadia Mosbah mentionne l'héritage esclavagiste en Tunisie lors d'un différend en 1986 à Djerba. Une femme lui demande alors[13] :

« Tu es la négresse de qui ? »

Servitude domestique des migrantes

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Une forme contemporaine de servitude touche des migrantes subsahariennes employées comme domestiques non rémunérées dans des familles aisées. Selon des témoignages recueillis en 2019, des femmes venues de Côte d'Ivoire, du Cameroun ou du Nigeria, attirées par de fausses promesses d'emploi décent, se voient confisquer leur passeport à leur arrivée et contraindre à un travail domestique quasi ininterrompu, certaines subissant en outre des pressions sexuelles de leurs employeurs[14]. Les associations de lutte contre la traite des êtres humains estiment que les autorités, confrontées à une grave crise économique, ne disposent pas des moyens de combattre efficacement ces trafics[14].

Lutte anti-raciste

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80 % des Tunisiens penseraient que la discrimination est un problème dans leur pays[8].

Maha Abdelhamid, chercheuse associée au Centre arabe de recherches et d'études politiques[15], est une pionnière dans la lutte contre le racisme en Tunisie. Elle commence à militer sur les réseaux sociaux[16] avant de fonder en 2012 avec Houda Mzioudet et d'autres militantes antiracistes l'association ADAM pour l'égalité et le développement, la première association pour la défense des personnes noires en Tunisie[17]. Saadia Mosbah, hôtesse de l'air puis cheffe de cabine à Tunisair, subit le racisme dans son milieu professionnel[18],[19], puis prend la tête de l'association Mnemty après deux tentatives infructueuses de lancer une association avant la révolution de 2011[18] et s'engage activement contre ce phénomène, qu'elle définit comme « quelque chose de silencieux, de rampant », et contre le déni du problème par les autorités tunisiennes[19].

Séminaire de l'association Mnemty en 2018.

En 2015, Mosbah cherche à susciter un débat national sur ce sujet et obtenir la reconnaissance de l'esclavage comme crime contre l'humanité, tout en regrettant que la Constitution de 2014 soit imprécise sur les droits des minorités et la définition de la discrimination et que les personnes noires tunisiennes soient peu représentées au gouvernement et à l'Assemblée des représentants du peuple[19]. Elle contribue par son action à la large adoption (125 voix sur 131) de la loi antiraciste le [20]. Elle se félicite également, quelques mois plus tard, que la Tunisie proclame le comme la journée nationale de l'abolition de l'esclavage[21].

Toutefois, en 2020, si Mosbah signale que le silence a été rompu et que deux affaires judiciaires ont abouti à des jugements, elle pointe la lenteur des procédures et s'inquiète du manque d'intérêt politique pour ce sujet : « Nous n'avons pas constaté de volonté politique lors des dernières élections [présidentielle et législatives de 2019], personne n'a parlé du racisme. On retournerait même à la case départ en disant que c'est un faux problème [...] Il y a comme un retour au déni »[22]. Pour sa part, déçue par l'exclusion et l'invisibilité des femmes noires en Tunisie et même dans l'espace féministe, Abdelhamid s'indigne et déclare : « Les femmes noires tunisiennes vivent toujours dans une société à la fois patriarcale et raciste »[23]. Elle lance le de la même année, avec d'autres militantes, le premier mouvement de femmes noires tunisiennes : Anbar, voix des femmes tunisiennes noires, dont le but est d'encourager les femmes noires tunisiennes à s'affirmer et se débarrasser de l'invisibilité que leur impose la société. Le choix de la date n'est pas anodin puisque le est une date symbolique correspondant à la date d'abolition de l'esclavage en Tunisie en 1846[23].

Représentation dans la culture

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Le cinéma commence à s'emparer de la question du racisme en Tunisie. La cinéaste franco-tunisienne Erige Sehiri signe en 2026 Promis le ciel, son second long métrage, qui retrace le quotidien de trois femmes migrantes ivoiriennes confrontées au racisme. Ayant observé la situation des étudiants d'Afrique de l'Ouest installés en Tunisie depuis 2016, elle témoigne d'une montée progressive des difficultés et des violences envers les populations migrantes entre cette période et les années 2023-2024[24]. Dans un entretien, la réalisatrice souligne que ce racisme, autrefois latent et diffus, s'est progressivement ancré dans des discours politiques officiels[24].

Épisodes et faits de racisme

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Le , une jeune Ivoirienne échappe in extremis à une tentative d'égorgement à Tunis. Le même mois, deux étudiantes congolaises sont poignardées en plein centre-ville[4].

En 2017, un douanier tunisien noir, en vacances dans l'est du pays, est agressé par un serveur qui refuse de le servir à cause de la couleur de sa peau[4],[25].

Le , Falikou Coulibaly, âgé de 33 ans et père de deux enfants, est poignardé à mort à Tunis[26], deux mois après l'adoption de la loi pénalisant le racisme dans le pays par des peines pouvant aller jusqu'à trois ans de prison[1].

Anthony Gianni, un Subsaharien, constate en 2019 que sa couleur de peau pose problème moins d'un mois après son arrivée en Tunisie[4] :

« J'ai arrêté de compter les insultes, les moqueries et les gestes de discrimination dus à ma peau. Mais ce n'est rien, comparé à mes amis qui se sont fait gifler dans le métro sans que personne réagisse, ou comparé à ceux qui se sont fait égorger un 25 décembre ou qui ont pris des coups et blessures… Rassurez-vous, on va quitter votre beau pays. »

En , un groupe d'experts de l'ONU condamne la montée du racisme en accusant la Tunisie de perpétrer des expulsions collectives de migrants subsahariens, soumis à un « racisme brutal »[27].

Crise migratoire et raciste (depuis 2023)

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Les violences et brutalités faites sur les étrangers prennent un virage significatif après les propos tenus par le président Kaïs Saïed le .

Février-mars

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Déroulement

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Lors d'une réunion du Conseil de sécurité nationale, le , le président Kaïs Saïed décrit l'immigration clandestine comme une « entreprise criminelle ourdie à l'orée de ce siècle pour changer la composition démographique de la Tunisie », afin de la transformer en un pays « africain seulement » et estomper son caractère « arabo-musulman »[28]. Il accuse par ailleurs des « hordes de migrants illégaux de perpétrer des actes violents, criminels et contraires à la loi »[29].

Ces propos s'appuient sur un contexte de désinformation préexistant : depuis plusieurs semaines, de fausses informations ciblant les ressortissants subsahariens circulent abondamment sur les réseaux sociaux et dans certains médias tunisiens[29]. Le Parti nationaliste tunisien joue un rôle actif dans la diffusion de stéréotypes et d'accusations assimilant la présence de migrants subsahariens à une forme de complot, avec des références au sionisme et à la colonisation[29].

Selon Le Monde et Le Point, le président tunisien reprendrait à son compte la théorie du grand remplacement[30],[31]. Ces déclarations s'inscrivent dans la ligne du Parti nationaliste tunisien, qui diffuse des accusations de conspiration assimilée au sionisme et à la colonisation de la Palestine, et dans un contexte plus large de fausses informations et de stéréotypes anti-noirs diffusés sur les réseaux sociaux et dans les médias[29].

Ces déclarations officielles ont eu un effet de légitimation du racisme ambiant, donnant aux yeux de groupes radicaux un feu vert implicite aux actes discriminatoires et violents envers les populations noires[3]. Il s'ensuit une vague de violences, d'arrestations arbitraires, d'expulsions de logements, de renvois d'emploi et d'agressions physiques à l'encontre des populations d'Afrique subsaharienne, visant aussi bien des migrants que des Tunisiens noirs[29],[32]. Des centaines de personnes se retrouvent alors sans abri et sans emploi[29].

Si Saïed se ravise le lendemain et affirme, avec l'appui du ministre des Affaires étrangères Nabil Ammar, que les migrants en situation régulière ne seront pas dérangés[29], ses propos sont condamnés par l'Union africaine par la voix du président de la Commission, Moussa Faki[33]. On rapporte notamment que des jeunes attaquent des biens ou des personnes, comme à La Soukra et Sfax[29].

Le , le ministère des Affaires étrangères propose l'exonération des pénalités de séjour pour les migrants souhaitant rentrer volontairement dans leur pays. Le lendemain, les autorités rejettent les accusations de racisme et annoncent, dans une démarche d'apaisement, des mesures pour faciliter les procédures de séjour des étudiants subsahariens et assouplir celles pour les départs volontaires de migrants irréguliers vers leur pays[34].

Rapatriements

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Face au discours du président tunisien et aux agressions racistes qui s'ensuivent, des centaines d'immigrés subsahariens sont rapatriés vers leurs pays d'origine, laissant plusieurs centaines d'autres dans une relative psychose due à un climat d'insécurité grandissante.

En Guinée, les autorités gouvernementales affrètent plusieurs vols spéciaux au départ de Tunisie pour rapatrier les populations guinéennes victimes d'actes de racisme. Le président Mamadi Doumbouya est lui-même présent à l'aéroport de Conakry pour accueillir les rapatriés.

Le , près de 300 Ivoiriens et Maliens sont rapatriés[35],[36] dont environ la moitié sont des étudiants[37],[38]. Les Ivoiriens, environ 7 000 en Tunisie, soit la plus grande communauté d'Africains subsahariens dans le pays, sont environ 1 000 candidats au retour à la suite des vagues de violences[37]. Les 145 premiers arrivés se composent de 45 femmes et cinq enfants, le reste étant des hommes[37]. Ces rapatriés volontaires sont accueillis par plusieurs ministres et le Premier ministre ivoirien Patrick Achi[37].

Réactions de la société civile

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À Paris, un groupe de Tunisiens et de ressortissants d'Afrique subsaharienne manifeste contre le racisme anti-noir en Tunisie[39].

À Tunis, des manifestants expriment aussi leur désapprobation[40],[5],[41]. Saadia Mosbah dénonce pour sa part la dérive du président Kaïs Saïed, qui adopte le discours des secteurs racistes et populistes de la société tunisienne, incarnés par les milices du Parti nationaliste tunisien[5].

Juillet

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Contexte

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La ville portuaire de Sfax subit une pression démographique car elle est un lieu de transit pour l'exil vers l'Europe de nombreux migrants[42]. Les tensions avec les migrants n'y sont pas nouvelles[43]. Ainsi, fin , un migrant béninois de 30 ans est poignardé par sept Tunisiens armés de couteaux et sabres à El Haffara, dans un climat, selon la presse, de discours officiels de haine[44],[45],[46],[47],[48]. 23 associations dénoncent alors cet assassinat[49],[50].

Événement et conséquences

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Nizar Ben Brahim Amri, un Tunisien habitant Sfax, trouve la mort au début du mois de , poignardé lors d'affrontements avec des migrants subsahariens venant du Cameroun[51],[52]. Trois migrants présumés coupables sont mis en garde à vue et une enquête est ouverte par les autorités de Sfax[42]. Cette mort est précédée d'une dizaine de jours d'affrontements[42].

Des migrants sont expulsés de leurs logements, chassés collectivement durant la nuit de la ville, pris à partie par des habitants criant « dégage » et exigeant leur départ immédiat, conduits vers la frontière libyenne ou déposés par la police dans des zones désertiques[53]. Certains migrants fuient la ville vers la capitale Tunis, empruntant toutes sortes de moyens de transport, pour trouver un abri dans les ambassades de leur pays d'origine[42]. Selon Al Jazeera, des groupes s'introduisent alors de force dans les domiciles de Noirs, qu'ils soient migrants ou Tunisiens, les attaquant à coups de poings, de matraques et d'autres objets[3].

Expulsions et refoulements vers la Libye (2023-2025)

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À la suite de la déclaration présidentielle de , le racisme et les discriminations envers les populations d'origine subsaharienne se généralisent[54]. De multiples arrestations arbitraires, y compris de femmes et d'enfants, sont documentées, ainsi que des transferts forcés vers la frontière tuniso-libyenne, en plein désert et sans eau ni nourriture[54]. Selon la Mission d'appui des Nations unies en Libye, au moins 12 010 personnes sont expulsées de Tunisie entre et [54].

Des témoignages recueillis par des organisations de la société civile font état de la vente de migrants à des groupes armés libyens : plusieurs personnes rapportent avoir été arrêtées, frappées à Sfax, puis transportées de force jusqu'à la frontière et remises à des ravisseurs libyens exigeant une rançon[54]. Le , SOS Méditerranée et 61 organisations de la société civile publient une déclaration conjointe dénonçant un racisme institutionnalisé et de graves violations des droits humains à l'encontre des personnes subsahariennes en Tunisie[54]. En , un charnier contenant au moins 65 corps présumés de migrants est découvert dans le Sud-Ouest de la Libye, puis un autre à la frontière tuniso-libyenne[54].

Notes et références

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  2. « Du racisme anti-Noirs en Tunisie », sur calenda.org (consulté le ).
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  5. 1 2 3 4 « « La question très taboue du racisme en Tunisie n'a jamais fait l'objet d'un débat national » », Le Monde, (ISSN 0395-2037, lire en ligne, consulté le ).
  6. 1 2 Madiambal Diagne, « Les Africains subissent en Tunisie ce qu'un Noir ne subit pas en Europe », sur xalimasn.com, (consulté le ).
  7. « Face au racisme profondément ancré, les Tunisiens noirs espèrent plus d'égalité », sur Euronews, (consulté le ).
  8. 1 2 « Racisme en Tunisie : "j'ai perdu la volonté de quitter ma maison" », sur BBC Online, (consulté le ).
  9. « En Tunisie, une famille a pu faire retirer une partie de son nom héritée de l'esclavage », sur France Info, (consulté le ).
  10. « Tunisie : un tribunal supprime enfin la mention "esclave affranchi" sur la CIN des noirs », sur afrique.le360.ma, (consulté le ).
  11. « Tunisie : en finir avec ces patronymes, héritage de l'esclavage », Le Point, (ISSN 0242-6005, lire en ligne, consulté le ).
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  29. 1 2 3 4 5 6 7 8 Linda Kaboudi et Nesrine Zribi, « Racisme en Tunisie : le pouvoir de la désinformation », sur Inkyfada, (consulté le ).
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Annexes

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Bibliographie

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  • Samia Ben Amor, « Les noirs dans les dialectes tunisiens : la terminologie de la discrimination de couleur », Kervan. International Journal of African and Asian Studies, vol. 25, no 1, , p. 115-130 (ISSN 1825-263X, DOI 10.13135/1825-263X/5890, lire en ligne, consulté le ).
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  • Inès Mrad Dali, « Les mobilisations des « Noirs tunisiens » au lendemain de la révolte de 2011 : entre affirmation d'une identité historique et défense d'une « cause noire » », Politique africaine, no 140, , p. 61-81 (ISSN 0244-7827, lire en ligne).
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Filmographie

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  • Tête levée, film de Hosni Maati, Je t'ai à l'œil Production, Dakar, 2023.
  • Promis le ciel, film d'Erige Sehiri, Henia Production et Maneki Films, Tunis/Paris, 2026.

Articles connexes

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Liens externes

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