Rafle d'Amiens

arrestation de Juifs en France durant la Seconde Guerre mondiale

La rafle des 4 et 5 janvier 1944 s'est déroulée à Amiens et dans d’autres localités du département de la Somme. Elle avait pour but l’arrestation de tous les Juifs vivant encore dans le département.

Rafle d’Amiens
Image illustrative de l’article Rafle d'Amiens
Stèle à la mémoire des Juifs amiénois raflés le 4 janvier 1944

Type Rafle (Shoah en France)
Pays Drapeau de la France France
Localisation Amiens Amiens
Organisateur Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Date
Répression
Arrestations 25 dont 3 enfants
auxquels il faut ajouter 6 sur le littoral picard

Contexte historique

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L’Association cultuelle israélite de la Somme

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C’est en 1933 que l’Association cultuelle israélite de la Somme est créée et la synagogue d'Amiens inaugurée le , en présence de Jean Moulin, alors secrétaire général de la préfecture. A partir de 1938, des réfugiés autrichiens et allemands, juifs pour la plupart, arrivèrent à Amiens.

L'arrestation de Juifs étrangers ou apatrides (1940-1943)

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La rafle d’Amiens est à replacer dans le contexte de la Seconde Guerre mondiale et la mise en œuvre de la Solution finale de la question juive en Europe par les Allemands.

Le une ordonnance allemande établissait, en zone occupée, le premier statut des Juifs et l'obligation pour eux de se faire recenser au commissariat de police. Le une deuxième ordonnance plaçait sous séquestre les entreprises et biens appartenant aux Juifs absents ou arrêtés (aryanisation).

Dans le département de la Somme, 93 Juifs furent recensés en 1940. Un certain nombre de Juifs étrangers furent dirigés en dans les camps du département de l'Yonne, dans les Pyrénées-Orientales etc.

Le , le commissaire de police d'Amiens ouvrait un registre pour la distribution des étoiles jaunes dont le port était imposé désormais aux Juifs. 49 d'entre eux présents encore dans le département de la Somme se virent attribuer ce signe infammant[1].

Le , dans le sillage de la Rafle du Vel' d'hiv', sur ordre du Sicherheitspolizei Kommando (S.P.K.) de Saint-Quentin, la gendarmerie française procédait à l'arrestation de Juifs étrangers ou apatrides à Amiens, Pierrepont-sur-Avre et Ault. Ils furent dirigés vers le Camp de Drancy et de là vers les camps de la mort[2]. Les Juifs français, dans la Somme, échappaient au pire, provisoirement...

A l’été 1943, Alois Brunner arriva à Paris avec pour mission d’intensifier la déportation des Juifs résidant en France, français comme étrangers ou apatrides.

A partir de , il fit procéder à des rafles en région parisienne comme en province, à commencer notamment par les départements de l’Aisne, l’Oise et la Somme[3].

Déroulement de la rafle

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« A l’aube du , la Gestapo procède à l’arrestation de tous les Juifs français ou non, encore vivants à Amiens et dans la région », écrivait Ginette Schulhof[4]. En réalité, ce fut la Feldgendarmerie qui mena la rafle[5].

Les Juifs arrêtés furent détenus à la gendarmerie d’Amiens, rue des jacobins où ils attendirent toute la journée debout dans la cour avant d’être conduit à la gare d’Amiens pour être acheminés en train au camp de Drancy. 4 personnes réussirent à s'enfuir et échappèrent à l'arrestation : les enfants Schulhof, Ginette, Gisèle et Pierre[6], et Marguerite Louria, née Aranias[7].

20 personnes furent arrêtées à Amiens parmi elles, une fillette de 14 ans qui tenta de s'échapper mais fut finalement arrêtée[8]. Deux personnes furent hospitalisées à Amiens. A ces Juifs amiénois, il faut ajouter trois Juifs habitant Rosières-en-Santerre dont un garçon de 9 ans et deux Juives habitantes de Bouquemaison près de Doullens qui furent conduits à Amiens après leur arrestation.

L’ensemble des Juifs fut acheminé au camp de Drancy par le train de 20 h 30. A la gare d’Amiens, une Juive arrêtée réussit à s’échapper grâce à l’aide d’un cheminot. Jusqu’à aujourd’hui, on ne sait pas ce qu’elle est devenue. 4 Amiénois arrêtés restèrent détenus à Drancy, parce que reconnus aryens ou conjoint d'aryen, les autres furent déportés à Auschwitz-Birkenau, le par le convoi n° 66, une Juive le fut par le convoi n° 67 du .

Le , le préfet de la Somme, Charles Daupeyroux, après lui avoir téléphoné, écrivit au délégué général du gouvernement français dans les territoires occupés, à Paris, pour lui signaler l’arrestation des israélites du département de la Somme parmi eux se trouvant trois enfants, le délégué de l’UGIF qui devait être tenu en dehors de toutes mesures d’internement lui et sa famille et deux non Juifs. Il demandait au délégué général d’intervenir auprès des autorités supérieures allemandes pour faire libérer 8 personnes, les démarches effectuées auprès de la police allemande localement n’ayant pas abouti.

Liste des israélites arrêtés par les autorités allemandes le 4 janvier 1944

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Liste des israélites arrêtés par les autorités allemandes le 4 janvier 1944[Note 1]
Nom date et lieu de naissance adresse nationalité internement / déportation
AARON Lucien22 avril 1878 à Constantine (Algérie française)44, rue des Trois Cailloux, AmiensfrançaiseInterné à Drancy. Dirigé sur l’hospice Rothschild (hospice de la rue Lamblardie) à Paris (12e), le 5 février 1944, puis du 15 juin au 5 septembre 1944, 11 rue des Abondances à Boulogne-sur-Seine[9]. Libéré, rentré à Amiens début septembre 1944.
DOUBCHAK née FREYER Rosa19 janvier 1903 à Paris30 rue de la Contrescarpe, AmiensfrançaiseS’est échappée à la gare d’Amiens
HIRSCH Georges[10],[11],[Note 2]14 juin 1934 à Vienne (Autriche)14 rue Albéric de Calonne, Amiensautrichienneconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparu à Auschwitz-Birkenau
HUBAULT née ZIMMANNE Rachel20 mai 1899 à Paris39 boulevard Thiers, Amiensfrançaiseconvoi 67 du 3 février 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
KASMINE née SOBOL Dvoira5 avril 1901 à Brest-Litovsk (Russie)131 rue Delpech, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
KASMINE Vladimir24 décembre 1900 à Voronège (URSS)131 rue Delpech, AmiensfrançaiseInterné à Drancy. Libéré le 2 février 1944 parce qu' arrêté sans motif valable (« aryen arrêté en même temps que son épouse »).
LAZARD Ferdinand15 septembre 1879 à Santiago du Chili8 place Saint-Rémi, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Tué pendant le transport
LAZARD née DREYFUS Berthe13 septembre 1879 à Anvers8 place Saint-Rémi, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
LEHMANN André[Note 3]1er novembre 1873 à Besançon118 rue Lemerchier, Amiensfrançaiseinterné à Drancy, libéré
LOURIA Léon[Note 4]4 juillet 1879 à24 rue Robert de Luzarches, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparu à Auschwitz-Birkenau
LEVY née WIMPHEN Louise26 février 1873 à Thionville14 rue Albéric de Calonne, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
PONTHIEU née LOURIA Renée20 octobre 1921 à Amiens24 rue Robert de Luzarches, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Seule rescapée amiénoise du convoi 66[12]
RAKHOWITZ née ZACHAYUS Fernande26 juin 1887 à ParisBouquemaison (Somme)françaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
RAKHOWITZ Ginette22 mai 1923 à ParisBouquemaison (Somme)françaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
REDLICH Cécile[13]29 avril 1929 à Paris9 rue Cottrel-Maisant, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
ROOS Louis1er janvier 187044 rue des Trois Cailloux, Amiensfrançaiseconduit à la clinique Saint-Joseph d'Amiens
SCHULHOF née LEVY Fleurette2 avril 1901 à Verdun14 rue Albéric de Calonne, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
SCHULHOF Raymond [Note 5]25 mars 1898 à Paris14 rue Albéric de Calonne, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparu à Auschwitz-Birkenau
SZENTGYOGYI Robert23 juin 190070 boulevard de Pont-Noyelles, AmienshongroiseInterné à Drancy. Libéré le 18 août 1944
WAJNBERG née AJENBERG Assia[14]14 septembre 1904 à Rowno (Russie)rue de Méharicourt, Rosières-en-Santerre (Somme)françaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
WANJBERG Benjamin[14],[Note 6]3 mai 1900 à Rowno (Russie)rue de Méharicourt, Rosières-en-Santerre (Somme)françaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Interné à Auschwitz-Monowitz puis à Birkenau - matricule 172 830 à Auschwitz-Birkenau. Présence signalée à l'infirmerie du camp le 3 mai 1944. Décès enregistré sans date.
WANJBERG Jean-Louis[14]24 avril 1935 à Amiensrue de Méharicourt, Rosières-en-Santerre (Somme)françaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparu à Auschwitz-Birkenau
WEILLER Benjamin24 août 1866 à Krautergersheim (Alsace)150 rue Laurendeau, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparu à Auschwitz-Birkenau
WEILLER née HANEAU Estelle2 septembre 1867150 rue Laurendeau, Amiensfrançaiseconduite à l'hôpital d'Amiens
WEILLER Marcel11 février 1894 à Saint-Quentin150 rue Laurendeau, Amiensfrançaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparu à Auschwitz-Birkenau

La rafle d'Amiens eut un prolongement sur le littoral picard où 6 ou 7 Juifs de nationalité française furent arrêtés, internés à Drancy et exterminés à Auschwitz-Birkenau.

Nom date et lieu de naissance adresse nationalité internement / déportation
BEHAR Léa1er juillet 1927 à Maubeugerue Nationale, Mers-les-Bains (Somme)françaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
BEHAR Mardochée18 mai 1898 à Jérusalemrue Nationale, Mers-les-Bains (Somme)françaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparu à Auschwitz-Birkenau
BEHAR née FUENTES Victoria15 décembre 1887 à Estaubrourrue Nationale, Mers-les-Bains (Somme)françaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
DREYFUS Armand1er octobre 1873 à Mertzviller (Bas-Rhin)rue du maréchal Foch, Cayeux-sur-Mer (Somme)françaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparu à Auschwitz-Birkenau
DREYFUS née FREY Fanny6 novembre 1891 à Parisrue du maréchal Foch, Cayeux-sur-Mer (Somme)françaiseconvoi 66 du 20 janvier 1944. Disparue à Auschwitz-Birkenau
VILLAR née GUINCHARD Clémence[15],[Note 7]Ault (Somme)françaiseInternée à Drancy le 5 janvier 1944. Matricule : 10 997.
Convoi 66 du 20 janvier 1944 ? Disparue à Auschwitz-Birkenau ?
Indiquée comme morte sur la « liste des déportés et internés israélites du département de la Somme », dressée en 1947 par Lucien Aaron,
président de la communauté israélite de la Somme.
VILLAR Gaston[Note 8]12 décembre 1878 à LilleAult (Somme)françaiseA-t-il été raflé ? Aucun document le concernant (banque de données Yad Vashem et Mémorial de la Shoah).
Indiqué comme mort sur la « liste des déportés et internés israélites du département de la Somme », dressée en 1947 par Lucien Aaron,
président de la communauté israélite de la Somme.
Décédé à Eu (Seine-Maritime), le 14 octobre 1946[15]

Lieux de mémoire

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  • A Amiens, à l'arrière de l'UFR des Arts de l'Université de Picardie Jules-Verne (UPJV), le , fut inauguré par Gilles Demailly, maire d'Amiens, en présence de Ginette Hirtz-Schulhof et de Gisèle Blum-Schulhof, le « square du Souvenir de la rafle du  » qui rappelle ce tragique événement. Une stèle, sur laquelle sont inscrits les noms des Juifs amiénois raflés ce jour-là, a été dévoilée[16],[Note 9].
  • A Bouquemaison, sur le monument aux morts sont gravés le nom de Jeanne Zachayus , épouse Rakhowitz et de sa fille Ginette Rakhowitz, victimes du nazisme, gazées à Auschwitz le 23. 01. 1944.
  • A Rosières-en-Santerre, sur le monument aux morts sont gravés les noms de la famille Wanjberg.

Notes et références

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  1. ↑ Liste établie par le cabinet du préfet de la Somme.
  2. ↑ Recueilli par la famille Schulhof, sa mère étant détenue à la prison d'Amiens, puis déportée
  3. ↑ Par le jugement du tribunal civil d'Amiens du 4 juin 1943, il ne pouvait être reconnu comme appartenant à la « race juive », son père étant enfant naturel de père inconnu, il n'avait pas trois grands-parents juifs et son épouse étant aryenne.
  4. ↑ Président-fondateur de la communauté israélite de la Somme.
  5. ↑ Délégué de l’Union générale des israélites de France (UGIF).
  6. ↑ Mobilisé le 1er septembre 1939 en tant que médecin. Cité à l'ordre du régiment, le 10 juillet 1940.
  7. ↑ Déclarée aryenne (A.d. Somme AJ 38/5075/4501).
  8. ↑ Recensé en tant que Juif en 1940 (A.d. Somme 26 W 210) et après le 6 novembre 1942 (A.d. Somme 25 W 92).
  9. ↑ Cette stèle n'existe plus au 8 janvier 2024, elle a été remplacée par une plaque de rue sur laquelle est inscrit : « square du Souvenir de la rafle du 4 janvier 1944. »

Références

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  1. ↑ David Lee Rosenberg, « L'Étoile jaune dans la Somme : mise en place et résistance » in Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie, Amiens, juillet 2016
  2. ↑ David Rosenberg, « L’Ombre de la Rafle du Vel’ d’hiv’ dans la Somme, : la rafle des Juifs étrangers et apatrides en juillet 1942 », in Bulletin de la Société des Antiquaires de Picardie du 1er semestre 2014, Amiens février 2015 – (ISSN 0037-9204)
  3. ↑ Serge Klarsfeld, Vichy-Auschwitz, la « Solution finale » de la question juive en France, Paris, Fayard, 2001 p. 330
  4. ↑ Ginette Hirtz, Les Hortillonnages sous la grêle, Histoire d'une famille juive en France sous l'Occupation, Paris, Mercure de France, 1982, p.92
  5. ↑ Archives départementales de la Somme
  6. ↑ Ginette Hirtz, Les Hortillonnages sous la grêle, Histoire d'une famille juive en France sous l'Occupation, Paris, Mercure de France, 1982 p. 93 à 98
  7. ↑ Lettre du commissaire de police, chef de la sûreté d'Amiens au préfet de la Somme, le 8 janvier 1944
  8. ↑ Claude Watteel, A la Recherche de Cécile, p. 77, Paris, Rue de Seine, septembre 2022
  9. ↑ Etre Juif dans la Somme, 1940-1945, livret de l'exposition à la bibliothèque de la citadelle d'Amiens, Université de Picardie Jules-Verne, 8 janvier-18 février 2019
  10. ↑ Françoise Bouygard, Les Bûcherons de Cazaux-Debat, des Autrichiens dans la Résistance 1934-1945, Paris, Editions Tirésias, 2013 p. 100 à 110
  11. ↑ Ginette Hirtz, Les Hortillonnages sous la grêle, Histoire d'une famille juive en France sous l'Occupation, Paris, Mercure de France, 1982 p.81 à 85
  12. ↑ Le Courrier picard des 3, 4, 5, 7, 9 et 11 mai 1945, « Rescapée d'Auschwitz »
  13. ↑ Claude Watteel, A la Recherche de Cécile, Paris, Rue de Seine, septembre 2022
  14. 1 2 3 Les Wajnberg, une famille assassinée
  15. 1 2 - Archives départementales du Nord
  16. ↑ Amiens mémoire n° 4, juin 2011

Bibliographie

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  • Le Courrier picard des 3, 4, 5, 7, 9 et , « Rescapée d'Auschwitz », témoignage de Renée Louria.
  • Françoise Bouygard, Les Bûcherons de Cazaux-Debat, des Autrichiens dans la Résistance 1934-1945, Paris, Editions Tirésias, 2013 p. 100 à 110 (ISBN 2-915 293-82-1)
  • Ginette Hirtz, Les Hortillonnages sous la grêle, Histoire d'une famille juive en France sous l'Occupation, Paris, Mercure de France, 1982 (ISBN 2 - 7 152 - 0 014 - 5).
  • Serge et Beate Klarsfeld, Mémorial de la déportation des Juifs de France, 1978, réédition complétée par Serge Klarsfeld, 2012
  • Serge Klarsfeld, Vichy-Auschwitz, la « Solution finale » de la question juive en France, Paris, Fayard, 2001 p. 330 (ISBN 2 213 60 183 6).
  • Renée Louria, Les Russes sont à Lemberg, Paris, Gallimard, 1979, numéro d'édition : 25 524.
  • David Lee Rosenberg, « L'Ombre du Vel' d'Hiv' dans la Somme : la rafle des "Juifs étrangers et apatrides" en  » in Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie, Amiens, .
  • David Lee Rosenberg, « L'Etoile jaune dans la Somme : mise en place et résistance » in Bulletin de la Société des antiquaires de Picardie, Amiens, .
  • Nino Winograd, Un convoi de déportés juifs : le transport Drancy-Auschwitz du 20 janvier 1944, mémoire de master 1 sous la direction de Jean Quellien, professeur d'histoire à l'université de Caen-Basse-Normandie, 2008-2009

Articles connexes

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