Raymond Coxon
Raymond James Coxon, né le à Hanley dans le Staffordshire et mort le à Rowfant dans le Sussex de l'Ouest ou à Londres, est un artiste anglais.
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(à 100 ans) |
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Edna Ginesi (en) |
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| Genre artistique |
Il étudie à l'École d'art de Leeds, Royal College of Art, puis enseigne à l'École d'art de Richmond. Au cours de sa longue et fructueuse carrière, il travaille seul et au sein de divers groupes artistiques, réalisant des peintures de paysages et des portraits, des œuvres abstraites, des fresques murales pour des églises et servant comme artiste de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est particulièrement connu pour le style audacieux de ses figures et de ses portraits[1]. Après la Seconde Guerre mondiale, ses peintures deviennent plus abstraite.
Biographie et œuvre
modifierRaymond James Coxon naît le à Hanley dans le Staffordshire[2]. Il est le deuxième d'une fratrie de sept enfants, de James et Georgina Coxon. Après avoir terminé ses études au lycée de Leek, il s'engage dans l'armée britannique. Il postule pour rejoindre l'unité des Artists Rifles, mais sa candidature est rejetée. Il intègre alors la section de cavalerie du Machine Gun Corps, au sein de laquelle il sert et combat en Égypte et en Palestine durant la Première Guerre mondiale[3]. Pendant son séjour à l'étranger, il réalise des miniatures à l'aquarelle qu'il envoie à sa famille[4].

Après avoir quitté l'armée, il s'inscrit à l'École des Beaux-Arts de Leeds, aujourd'hui le Collège des Beaux-Arts de Leeds. Après avoir quitté l'armée, Coxon s'inscrit à la Leeds School of Art, aujourd'hui Leeds College of Art. Pendant ses études, entre 1919 et 1921, il rencontre non seulement sa future épouse, mais se lie également d'amitié avec un autre étudiant, Henry Moore. En 1922, Moore et Coxon se rendent en France et y rencontrent plusieurs artistes, dont Pierre Bonnard et Aristide Maillol[4]. De 1921 à 1925, Coxon poursuit ses études au Royal College of Art de Londres, sous la direction de Sir William Rothenstein[5]. Pour son diplôme à la RCA, il réalise une fresque inspirée de L'Expulsion du jardin d'Éden de Masaccio. En 1925, il accepte un poste d'enseignant à l' École des Beaux-Arts de Richmond et, en 1926, il épouse Edna Ginesi, avec Moore comme témoin. Coxon accomplira plus tard la même prestation pour Moore lors de son mariage avec Irina Radetsky en [4]. En 1927, les Coxon, Moore, Leon Underwood et d'autres forment un groupe d'artistes éphémère appelé la British Independent Society. L'année suivante, Coxon présenté sa première exposition solo à la Cooling Galleries[5]. Il devint membre du London Group en 1931 et du Chiswick Group en 1938[6].
Au début de la Seconde Guerre mondiale, Raymond Coxon propose ses services au Comité consultatif des artistes de guerre (WAAC) et se porte notamment volontaire pour retourner en Palestine en tant qu'artiste de guerre[7]. Cette offre est refusée, mais le WAAC charge Coxon de réaliser quelques peintures sur le thème de l'armée en Grande-Bretagne, après quoi elle lui achète plusieurs autres œuvres[8]. Indépendamment du WAAC, Coxon reçoit des commandes de la Royal Navy et de l'armée britannique qui l'amène à passer du temps sur une corvette en mission d'escorte, à participer à une patrouille fluviale sur la Tamise et à assister à des sauts d'entraînement de parachutistes. Il réalise également de beaux portraits pendant la guerre, notamment celui de Philip John Gardner (en), décoré de la Croix de Victoria, ainsi qu'un portrait de sa propre femme dans son uniforme d'ambulancière[3].
Après la guerre, Raymond Coxon et Ginesi continuent à peindre et à voyager. Ses peintures deviennent plus abstraites et moins figuratives, mais le thème principal de son œuvre reste, comme dans les années 1930, la représentation de la nature et des paysages[9]. Raymond Coxon et Ginesi organisent une exposition commune à la Parkin Gallery en 1985[10].
Raymond James Coxon meurt le à Rowfant dans le Sussex de l'Ouest[2] ou à Londres[11].
Il fait l'objet d'une exposition rétrospective au Potteries Museum & Art Gallery en 1987 et d'une exposition commémorative à la Walton Gallery en 2001[10].
Notes et références
modifier- ↑ (en) Martin Postle & William Vaughan, The Artist's Model From Etty to Spencer, Merrell Holberton Publishers, (ISBN 1858940842)
- 1 2 (en) « Coxon, Raymond James », sur Bénézit, (consulté le ).
- 1 2 (en) Imperial War Museum, « Coxon, Raymond James interview », Imperial War Museum (consulté le )
- 1 2 3 (en) Michael Perkin, « Obituary: Raymond Coxon », The Independent, (lire en ligne, consulté le ).
- 1 2 (en) Grant M. Waters, Dictionary of British Artists Working 1900-1950, Eastbourne Fine Art,
- ↑ (en) « Artist biography: Raymond Coxon », Tate (consulté le )
- ↑ (en) Frances Spalding (en), 20th Century Painters and Sculptors, Antique Collectors' Club, (ISBN 1-85149-106-6)
- ↑ (en) Imperial War Museum, « War artists archive, Raymond Coxon », sur Imperial War Museum (consulté le )
- ↑ (en) « Display caption: Blue Bird (1968) », sur Tate, (consulté le )
- 1 2 (en) David Buckman, Artists in Britain Since 1945 Vol 1, A to L, Art Dictionaries Ltd, (ISBN 0-95326-095-X)
- ↑ « Coxon, Raymond », sur ledelarge.fr (consulté le ).
Liens externes
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