Raymond Sabot
Raymond Sabot, né le à Bagneux et mort le à Jouarre, est un militaire et résistant français, Compagnon de la Libération.
| Raymond Sabot | |
| Naissance | Bagneux (Meurthe-et-Moselle) |
|---|---|
| Décès | (à 88 ans) Jouarre (Seine-et-Marne) |
| Origine | |
| Allégeance | |
| Arme | Infanterie |
| Grade | |
| Années de service | 1937 – 1973 |
| Conflits | Seconde Guerre mondiale |
| Distinctions | Commandeur de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Médaille militaire Croix de guerre 1939-1945 |
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Biographie
modifierJeunesse et engagement
modifierRaymond Sabot naît le à Bagneux, en Meurthe-et-Moselle, d'un père pâtissier[1]. Après ses études et l'obtention de son brevet élémentaire, il décide de s'engager dans l'armée et entre dans l'infanterie coloniale en [2]. Il est promu caporal en [1].
Seconde Guerre mondiale
modifierAffecté au 24e régiment d'infanterie coloniale (24e RIC), il est promu sergent en [2]. Stationné au Liban, le régiment ne prend pas part à la bataille de France. Le , après avoir appris l'armistice, Raymond Sabot décide de s'enfuir vers la Palestine pour rejoindre l'armée britannique[2]. Parti avec d'autres camarades du 24e RIC sous le commandement de Raphaël Folliot, il s'engage avec eux dans les forces françaises libres[2]. Rejoint par d'autres hommes du régiment passés par Chypre, l'ensemble forme le 1er bataillon d'infanterie de marine (1er BIM)[2]. Au sein de cette unité, Raymond Sabot prend part à la guerre du désert en Libye puis à la campagne de Syrie à l'été 1941[2]. De retour en Libye en 1942, il participe à la bataille de Bir Hakeim[2]. Après celle-ci, le 1er BIM fusionne avec le Bataillon du Pacifique pour former le Bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique (BIMP) avec lequel Raymond Sabot participe à la campagne de Tunisie de février à avant d'être promu sergent-chef[2].
Avec la 1re division française libre à laquelle est subordonné le BIMP, il prend part à la campagne d'Italie à partir d'[2],[3]. Le , lors des combats de Girofano, Raymond Sabot est blessé par des éclats d'obus[2]. Hospitalisé en Tunisie, il rejoint ses camarades en pour le débarquement de Provence et est à nouveau blessé le lors des combats autour de Hyères[3]. Il termine la guerre avec le grade d'adjudant[2].
Après-Guerre
modifierContinuant sa carrière militaire après le conflit, Raymond Sabot devient aide de camp adjoint du général de Gaulle[2]. Sous-lieutenant en 1948, il passe ensuite lieutenant en 1950, capitaine en 1957 et commandant en 1966[2]. Après avoir été aide de camp du secrétaire d'État au ministre de la défense nationale, il devient, en , aide de camp d'André Bord, ministre des anciens combattants[2]. Promu lieutenant-colonel, il prend sa retraite militaire en [2].
Raymond Sabot meurt le à Jouarre, en Seine-et-Marne, et est inhumé à Gerbécourt-et-Haplemont dans son département natal[1].
Décorations
modifierRéférences
modifier- 1 2 3 « Biographie - Ordre National de la Libération »
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)
- 1 2 Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
- ↑ « Bulletin officiel des décorations, médailles et récompenses n°1 du 16 janvier 1963 page 2 » [PDF], sur Légifrance (consulté le )
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
- Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).
- François Marcot, Dictionnaire historique de la résistance, Robert Laffont, (ISBN 2-221-09997-4).
- Olivier Wieviorka, Histoire de la Résistance : 1940-1945, Paris, Éditions Perrin, , 575 p. (ISBN 978-2-262-02799-5 et 2-262-02799-4, OCLC 827450568).