Regnault de Veloux
Regnault de Veloux, né à une date inconnue, est un gentilhomme originaire du Poitou, proche de la maison de monseigneur du Maine. Accusé de haute trahison pour avoir conseillé à différents seigneurs du royaume « de conclure plusieurs traités et d’avoir transmis plusieurs messages ou démarches contre le roi, le royaume et la chose publique, et portant préjudice à ceux-ci », il est condamné à mort par écartèlement[1],[2].
| Décès | |
|---|---|
| Époque | |
| Nationalité |
Française |
| Activité |
gentilhomme originaire du Poitou |
Exécution
modifierLe , Regnault de Veloux est conduit aux Halles de Paris où il est écartelé sur ordre du Parlement[3],[4]. Il est assisté dans ses derniers moments par le « curé de la Madeleine, du pénitencier de Paris et très éminent clerc, docteur en théologie, ainsi que deux grands clercs de l’ordre des Cordeliers[a],[b] »[5]. Sa tête est ensuite fichée sur une lance aux halles, ses membres attachés à des potences exposées aux quatre portes de Paris et le reste du corps suspendu au gibet de Montfaucon[6],[7].
Funérailles
modifierLe , avec l’autorisation du roi, les restes de Regnault de Veloux sont rassemblés : le corps retiré du gibet de Montfaucon, sa tête des halles et ses membres des portes de la ville[8]. Ils sont ensuite transportés au couvent des Cordeliers de Paris pour y être inhumés, au terme d'un service funèbre célébré aux frais des parents et amis[1].
Notes et références
modifierNotes
modifier- ↑ Traduction de : « Car il luy fut baillé le curé de la Magdalene Penitancier de Paris & moult notable clerc Docteur en Theologie, & deux grans clercs de l’ordre des Cordeliers »
- ↑ Cordeliers: religieux, religieuse de l’ordre de Saint-François d’Assise (appelés aussi Frères Mineurs ou Franciscains) ainsi nommés à cause de la cordelière à trois nœuds qu’ils portent serrée autour de leur taille, symbole de la pauvreté. (Source : CNRTL, https://www.cnrtl.fr/definition/cordeliers)
Références
modifier- 1 2 Monstrelet 1571, p. MCCCCLXXV.
- ↑ Roye 1611, p. 299.
- ↑ Maillard 1863, p. 85.
- ↑ Gourdon de Genouillac 1890, p. 315.
- ↑ Maillard 1863, p. 85-86.
- ↑ Maillard 1863, p. 86.
- ↑ Du Haillan 1615, p. 1174.
- ↑ Roye 1611, p. 319.
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- Bernard de Girard Du Haillan, Histoire générale des roys de France : contenant les choses mémorables, advenues tant au Royaume de France qu’és Provinces estrangeres sous la domination des François, durant douze cens ans, vol. II, Paris, Cramoisy, (lire en ligne), p. 446-447
- Henri Gourdon de Genouillac, Paris à travers les siècles : Histoire nationale de Paris et des Parisiens depuis la fondation de Lutèce jusqu’à nos jours, vol. 1, Paris, F. Roy, , 1221 p. (lire en ligne)
- Firmin Maillard, Le gibet de Montfaucon (étude sur le vieux Paris) : Gibets — Échelles — Piloris — Marques de haute justice. Droit d’asile — Les fourches patibulaires de Montfaucon — Documents historiques. Description — La légende des suppliciés. Scènes de la dernière heure, Paris, Auguste Aubry, , 106 p. (lire en ligne)
- Enguerrand de Monstrelet, Chroniques d’Enguerrand de Monstrelet, gentilhomme jadis demeurant à Cambray en Cambresis : histoire de bel exemple et de grand fruict aux François, contenant les cruels guerres et dissentions civiles et mutations de royaumes et seigneuries, qui advindrent durant le règne des rois de France Charles VI et Charles VII, avec plusieurs autres choses mémorables advenues en iceluy royaume de France, et ès pays circonvoisins, vol. III, Paris, Guillaume Chaudière, (lire en ligne), p. 384-385
- Jean de Roye, Histoire de Louis Onziesme Roy de France et des choses mémorables advenues de son Regne, depuis l’an 1460 iusques à 1483, Autrement Dicte la Chronique Scandaleuse, escrite par un greffier de l’hostel de ville de Paris, Paris, imprimé sur le vray Original, , 470 p. (lire en ligne)