Renaat Van Elslande
Renaat Van Elslande, né Renaat Antoon Joseph Cornelis Van Elslande le à Boekhoute et mort le à Uccle, est un homme politique belge flamand, membre du Christelijke Volkspartij (CVP).
| Ministre de la Justice | |
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Herman Vanderpoorten (en) Herman Vanderpoorten (en) | |
| Ministre de la Coopération au Développement Gouvernement Tindemans I Gouvernement Tindemans II Gouvernement Tindemans III | |
| - | |
| Ministre des Affaires étrangères | |
| - | |
| Ministre de l'Intérieur | |
| - | |
| Ministre des Affaires européennes (d) Gouvernement Vanden Boeynants I | |
| - | |
| Député de la Chambre des représentants de Belgique | |
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| Bourgmestre Lot | |
| - | |
| Député flamand |
| Naissance | |
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| Décès | |
| Nationalité | |
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| Famille |
| Parti politique | |
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| Distinctions |
Député de l'arrondissement de Bruxelles de 1949 à 1981, il est successivement ministre chargé des affaires culturelles, de la Culture, des Affaires européennes, de l'Intérieur, des Affaires étrangères, de la Coopération au développement et de la Justice. Il est nommé ministre d'État le .
Biographie
modifierFormation et journalisme
modifierRenaat Antoon Joseph Cornelis Van Elslande naît le à Boekhoute, dans l'actuelle commune d'Assenede. Il grandit à Vlamertinge, en Flandre-Occidentale, dans une famille dont le père est instituteur. Il suit des humanités gréco-latines au petit séminaire de Roulers, où il est membre de l'Algemeen Katholiek Vlaamsch Studentenverbond de 1928 à 1931, puis de la Katholieke Studentenactie[1].
Il étudie ensuite le droit de 1936 à 1941, puis les sciences politiques et sociales de 1939 à 1942 à l'Université catholique de Louvain. Pendant ses études, il participe à plusieurs associations étudiantes flamandes, dont Met Tijd en Vlijt, le Jong Volksche Front et le Jeugdfront[1].
Durant la Seconde Guerre mondiale, il est avocat stagiaire à Courtrai et à Louvain, puis à Bruxelles. Après la Libération, il devient lecteur à l'Université catholique de Louvain et commence une carrière journalistique. Il est rédacteur parlementaire au quotidien néerlandophone De Nieuwe Standaard, puis rédacteur en chef de l'hebdomadaire politique ’t Westen de 1945 à 1947[2].
Débuts politiques et mandat communal
modifierAprès son mariage, Van Elslande s'établit à Lot, dans le Brabant flamand. À la suite des élections communales de l'après-guerre, il devient bourgmestre de cette commune et exerce ce mandat jusqu'en 1976[1].
Engagé dans le nouveau CVP, il rejoint le centre d'études et de documentation du parti. En 1949, il est élu membre de la Chambre des représentants de Belgique pour l'arrondissement de Bruxelles. Il conserve ce mandat parlementaire jusqu'en 1981[3].
Autonomie culturelle flamande
modifierAu Parlement, Van Elslande s'intéresse particulièrement aux rapports entre Flamands et Wallons. Membre du Centre Harmel, il s'impose comme l'une des figures du groupe de parlementaires flamands d'après-guerre favorables à l'autonomie culturelle. Le , il dépose une proposition de loi visant à créer des conseils culturels, sans obtenir alors le soutien politique nécessaire[2].
Son entrée au gouvernement en septembre 1960 marque le début d'une longue carrière ministérielle. Comme ministre-sous-secrétaire d'État aux Affaires culturelles, il est notamment chargé de l'application de la loi de mai 1960 relative à l'Institut national de radiodiffusion. Par la suite, comme ministre chargé de la Culture et adjoint à l'Éducation nationale, il participe à la séparation progressive des services culturels et éducatifs selon les rôles linguistiques. Ce processus aboutit en 1968 à la scission complète du ministère de l'Éducation nationale en deux titulaires[1].
Carrière ministérielle
modifierLa chronologie de ses mandats fédéraux et ministériels est documentée par le Parlement flamand[3].
| Fonction | Dates |
|---|---|
| Député de l'arrondissement de Bruxelles | – |
| Ministre-sous-secrétaire d'État aux Affaires culturelles | – |
| Ministre adjoint à l'Éducation nationale et à la Culture | – |
| Ministre de la Culture, adjoint à l'Éducation nationale | – |
| Ministre des Affaires européennes et de la Culture néerlandaise | – |
| Ministre de l'Intérieur | – |
| Ministre des Affaires étrangères | – |
| Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération au développement | – |
| Ministre de la Justice | – |
| Vice-Premier ministre et ministre de la Justice | – |
| Ministre de la Justice | – |
| Ministre d'État | à partir du |
Après une interruption comme président du groupe flamand CVP à la Chambre entre 1965 et 1966, il revient au gouvernement comme ministre des Affaires européennes et de la Culture néerlandaise. De 1969 à 1972, il dirige de nouveau le groupe CVP à la Chambre[1].
Comme ministre de l'Intérieur de janvier 1972 à janvier 1973, il suit l'application des lois linguistiques et prépare les fusions de communes qui seront ensuite mises en œuvre par son successeur Joseph Michel[1].
En janvier 1973, il devient le premier ministre belge des Affaires étrangères néerlandophone. Les sources parlementaires et biographiques soulignent notamment son action dans les relations avec le Zaïre et dans la rationalisation de la politique belge de coopération au développement[1]. Lors de l'éloge funèbre prononcé au Sénat le , cette fonction est rappelée comme l'une des premières importantes de sa carrière politique[4].
Il termine sa carrière ministérielle comme ministre de la Justice de 1977 à 1980. Entre octobre 1978 et avril 1979, il est également vice-Premier ministre, chargé de la préparation et de la défense de la déclaration de révision de la Constitution[1]. Il quitte la vie parlementaire en 1981[3].
Dernières années et mort
modifierPublications
modifier- Het buitenlands beleid van België 1973-1974-1975, Bruxelles, Ministère des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et de la Coopération au développement, 1976[5].
- Het buitenlands beleid van België in 1976, Bruxelles, Ministère des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et de la Coopération au développement, 1977[6].
- Europa’s Toekomst, Anvers, De Nederlandsche Boekhandel, 1975 (ISBN 90-289-0051-9)[2].
- België en de Derde Wereld, Anvers, De Nederlandsche Boekhandel, 1977 (ISBN 90-289-0252-X)[7].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 (nl) Emmanuel Gerard et Manu Ruys, « Van Elslande, Renaat », sur De digitale Encyclopedie van de Vlaamse beweging, (consulté le ).
- 1 2 3 (nl) Manu Ruys, « Elslande, Renaat van » [PDF], sur Nieuwe Encyclopedie van de Vlaamse Beweging (consulté le ).
- 1 2 3 4 (nl) « Renaat Van Elslande », sur Vlaams Parlement (consulté le ).
- 1 2 (fr + nl) « Éloge funèbre de M. Renaat Van Elslande, ministre d'État » [PDF], sur Sénat de Belgique, (consulté le ).
- ↑ (en + fr) « Belgium's foreign policy, 1973-1974-1975 », sur HathiTrust (consulté le ).
- ↑ (nl) « Het buitenlandse beleid van België in 1976 », sur LIBISnet (consulté le ).
- ↑ (nl) « België en de Derde Wereld », sur Archief en museum voor het vlaams leven te Brussel (consulté le ).
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- (nl) Guido Fonteyn, Renaat Van Elslande, Anvers, .
- (nl) H. Gans, Politiek Biografisch Lexicon, .
- (nl) D. Peeters, Renaat Van Elslande, .
- (nl) Vriendenboek Renaat Van Elslande, .
Articles connexes
modifierLiens externes
modifier- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à plusieurs domaines :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :