Le Renault ADH est un véhicule utilitaire produit par Renault à la fin des années 1930. Il est utilisé comme camion civil mais aussi comme véhicule militaire pendant la Seconde Guerre mondiale.

Renault ADH1 fourgon radio tous chemins
Renault ADH
Plan d'un fourgon radio ADH1 (modèle d'avant-guerre).

Marque Renault
Années de production 1935 - 1940
Usine(s) d’assemblage Usine Renault de Billancourt
Moteur et transmission
Énergie Essence
Moteur(s) Renault quatre cylindres 100 × 129 mm
Position du moteur à l'avant
Cylindrée 4 053 cm3
Puissance maximale 62 ch DIN
Boîte de vitesses 5 AV + 1 AR
Poids et performances
Poids à vide 4 400 kg
PTAC 5 400 kg
Vitesse maximale 70 km/h
Châssis - Carrosserie
Carrosserie(s) Fourgon radio tôlé
Dimensions
Longueur 5 520 mm
Empattement 3 435 mm
Voies  AV/AR 1 860 mm  / 1 700 mm
Chronologie des modèles

Conception

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Le Renault ADH a une charge utile de 2,5 tonnes[1].

L'ADH, comme le camion ADR et l'autocar ADJ, est équipé d'un moteur à essence type 383[2] quatre cylindres en ligne 100 × 129 mm développant 65 ch à 2 200 tr/min ou d'un moteur diesel quatre cylindres en ligne 96 × 150 mm développant 45 ch à 1 800 tr/min[3]. L'ADH est équipé d'une boîte de vitesses manuelle à 4 rapports[1].

Le camion était proposé en version courte (empattement de 3 435 mm) et en version longue (empattement de 4 180 mm)[4].

La version tous chemins (militaire) de l'ADH1 a une puissance réduite (62 ch à 2 350 tr/min) mais une suspension renforcée et une boîte de vitesses à 5 rapports[5] (dont une surmultipliée[4]). En 1940, l'ADH militaire voit sa calandre « aérodynamique » remplacée par une calandre rectangulaire plus simple[5],[6],[7].

Production

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L'ADH1, à moteur essence, est produit de 1935 à 1940. D'autres variantes sont produites : l'ADH DA1 diesel en 1936, l'ADH D1 diesel en 1936 et 1937, l'ADH G1 au gaz de ville en 1936-1937, l'ADH G2 au gaz de ville en 1938, l'ADH H1 au gazogène en 1936 et enfin l'ADH H2 au gazogène en 1941[8].

Utilisation militaire

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Fourgon radio tous chemins - Armée de terre

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Dans le cadre du programme de véhicules tous terrains de 1930-1931, l'Armée de terre française demande une voiture de transmission tout terrain afin d'équiper les unités de sapeurs-télégraphistes des grandes unités motorisées. Ce programme ne débouche pas sur une commande[9] mais l'Armée lance en septembre 1936 un appel d'offre pour 100 camionnettes radio « tous chemins », beaucoup moins chères à produire[5].

Une version tous chemins de l'ADH1 sur châssis long est proposée par Renault et une première commande de 100 exemplaires est passée dès décembre 1936. D'autres commandes suivent (129 en 1937, 67 en 1938, 102 en 1939 avant la guerre et 312 après la déclaration de guerre). Le montage des appareillages électriques amène à de grands retards et en septembre 1938 seulement 20 fourgons radio ADH1 sont sortis d'usine et aucun n'a reçu les cadres-supports nécessaires à l'installation des équipements radio[5]. Néanmoins, 532 exemplaires seront livrés avant la fin de la bataille de France[6],[7].

Les fourgons radio ADH1 sont utilisés pour deux types de postes émetteurs : la majorité reçoit un poste émetteur ER 26 ter d'une portée maximale de 80 km et 63 fourgons reçoivent un ER 27 d'une portée maximale de 120 km. Les deux postes émetteurs sont associés à un récepteur R61[6],[7].

Les ADH1 radio adoptent une caisse tôlée semblable à celle des fourgons radio Renault ACZ. La caisse est vert olive mat sur les exemplaires des marchés d'avant-guerre[5] puis camouflée en usine sur les exemplaires du programme de guerre[7].

Les fourgons radio AH1 restent en service jusque dans l'Armée d'armistice[7].

Fourgon radio - Armée de l'air

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L'Armée de l'air décide en 1935 de s'équiper de fourgons radio ADH1 (type civil), associés à une remorque radio. Au total, 44 attelages sont livrés[4].

32 exemplaires reçoivent un poste radio-téléphonique SIF 10 OC/OM et 12 un poste OTC 301[4].

Camion tous chemins - Armée de terre

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En 1936, l'Armée de terre commande 60 exemplaires d'ADH1 tous chemins pour équiper les unités mécanisées de la Cavalerie. Ces camions bâchés, sur châssis long, sont livrés entre juin et novembre 1938[4].

Autres modèles militaires

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Les seuls ADH1 avec châssis long commandés par l'Armée de terre le sont fin 1936 en quatre exemplaires, avec trois camions bâchés et un camion benne[4],[10].

Enfin, d'autres ADH1 civils entrent en service militaire par réquisition après la mobilisation de 1939[11].

Références

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  1. 1 2 Camion moyen tonnage Type ADH, Boulogne-sur-Seine, Renault,
  2. ↑ Catalogue de pièces de rechanges pour camions types AHD.ADR - cars type ADJ, Renault, (lire en ligne), p. 0
  3. ↑ La gamme des véhicules industriels Renault, Renault, , 4 p. (lire en ligne)
  4. 1 2 3 4 5 6 Vauvillier 2018, p. 43.
  5. 1 2 3 4 5 Vauvillier, Touraine et Jeudy 1992, p. 120.
  6. 1 2 3 Aimé Salles et François Vauvillier, « Fer de lance des transmissions de la cavalerie : l'ER 26 ter ou un précurseur français du SCR 193 », Histoire de guerre, blindés et matériel, no 75,‎ , p. 50-57
  7. 1 2 3 4 5 Aimé Salles et François Vauvillier, « L'ER 27, le poste dit « 100 km » de la cavalerie », Histoire de guerre, blindés et matériel, no 84,‎ , p. 36-47
  8. ↑ « Renault », dans Répertoire des dates de sortie d'usine pour tous les véhicules de tourisme et véhicules industriels français depuis 1925 (lire en ligne), p. 67
  9. ↑ Vauvillier, Touraine et Jeudy 1992, p. 177.
  10. ↑ Vauvillier, Touraine et Jeudy 1992, p. 69.
  11. ↑ Vauvillier 2018, p. 62.

Bibliographie

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  • François Vauvillier, Jean-Michel Touraine et Jean-Gabriel Jeudy, L'Automobile Sous l'Uniforme 1939–1940, Éditions Ch. Massin, (ISBN 2-7072-0197-9).
  • François Vauvillier, Tous les Renault militaires 1914-1940, t. 1 : Les camions, Histoire & Collections, coll. « La collection Vauvillier » (no 1), , 66 p. (ISBN 9782352504986).

Articles connexes

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